Le jeûne

Mon dernier post, publié sous la bannière LSee mais du pur jus de paléophil !

http://www.blog.lsee.com/le-jeune/

Enjoy and comment !

Publié dans jeune | Laisser un commentaire

Abondance

Cette galerie contient 24 photos.

En contrepoint de mon post précédent, une petite galerie de photos. Je me suis amusé à dénombrer l’offre alimentaire sur une plage d’environ 100 mètres de long. Il manque encore : les marchants de fromage, de cacahouètes, de noix de … Lire la suite

Galerie | Laisser un commentaire

Nourriture(s) culturelle(s)

Pour changer un peu de mes posts habituels … je vous propose une petite ballade, tirée par des rennes dans le traineau d’un barbu jovial,  moins biochimique que d’habitude. Le cerveau est un organe qui consomme 20% de l’énergie quotidienne, alors réfléchir c’est aussi une bonne manière de bruler des calories 🙂 .

Pour commencer : une petite image de Noël.

img_0696-1

Tout est dit, non ? Le Père Noël boit du Coca, il a un IMC de 40 et il fait face à une jeune femme qui veut avoir un joli cul ferme et rebondi. Au dessus d’une chaine de pizza qui sert des portions à 2000 calories. That’s NY, baby !

Mais foin de symboles faciles. Soyons sérieux. Voilà l’idée qui me tarabuste depuis un moment: L’alimentation est au carrefour de l’instinct et de la culture, et c’est cela qui la rend si difficile à maitriser, parce que la culture, c’est des histoires qu’on se raconte, et les histoires sur nos instincts sont en général … fausses. Et tout cela fait un joli mille-feuilles difficile à décoder. 

Couche 1 : Biologie, Instinct, Nécessité

La réalité biologique est très compliquée, on sera tous d’accord là-dessus. Chacun de nous est un paquet de cellules (80 milliards) avec 10 fois plus de bactéries dans le tube digestif, des comportements innés et d’autres acquis, et un cerveau qui se recâble en permanence et des gènes qui sont activés ou pas en fonction de la manière dont nous les stimulons. Alors on est bien obligé d’avoir recours à des modèles simplifiés pour expliquer comment ça marche : le cœur est une pompe, les veines sont de la tuyauterie, etc.

Pour autant, le fondement de la vie est incroyablement simple : un système est vivant parce qu’il a la capacité d’extraire de l’énergie de son environnement pour survivre et se reproduire. Une petite poche d’entropie négative, tant qu’il est vivant, après le premier principe de la thermodynamique reprend ses droits et le désordre se remet à augmenter.

le proto-système nerveux chez les êtres multicellulaires primitifs, c’est le tube digestif. D’un point de vue phylogénétique, les premiers neurones servent à piloter la digestion, pas à réfléchir. Il parait évident que l’efficacité énergétique d’un individu par rapport  à un autre, vis à vis d’une même source d’énergie, est un avantage compétitif majeur.

Le désir de s’alimenter, à l’origine, est totalement instinctif. Tout être vivant a besoin de s’approvisionner en énergie pour se développer. Pas besoin de culture pour ça, d’ailleurs, les bactéries y arrivent très bien.

Couche  2 : Culture, Conscience, Plaisir

Le développement du système nerveux, puis de la conscience de soi et de l’intelligence entraine la création d’une sur-couche culturelle : la culture s’empare de l’alimentation.

Au départ, on peut penser que c’est simplement une manière de partager et de transmettre du savoir. Le premier élément de culture, le langage, a surement eu à voir avec la recherche de nourriture, qui était une activité collective. On trouve une plante toxique ou particulièrement nutritive – on en parle à sa tribu. Une fois l’écriture inventée, on consigne plantes, vertus, recettes de cuisine, culture (des plantes) et élevage, etc. etc.

La culture amène en parallèle la notion de plaisir, de bien et de mal aussi, et donc découple l’acte de sa nécessité biologique et l’ancre dans le désir … les histoires collectives et les règles sociales.

L’expérience vécue d’exister, notre capacité de conscience nous permet de nous regarder agir et d’avoir « plusieurs voix » dans notre tête, qui sont en dialogue intérieur permanent. J’ai une envie irrépressible de reprendre une part de tarte de Tante Annie. Non, c’est pas bien, je vais grossir. Oh et puis merde, elle est trop bonne (ou : je ne vaux pas la vexer, ou toute autre raison). J’ai vraiment la flemme d’aller au Crossfit aujourd’hui. J’y vais ou pas ? Pression sociale, estime de soi, vont décider de nos actions. Et … on se raconte des histoires. Tout le temps, en fait !

Je mange parce que j’ai envie, parce que c’est trop bon, pas parce que j’ai faim ou parce que je pense que mon organisme a besoin de tel ou tel nutriment. (Note : la sexualité, c’est exactement pareil, mais en général moins fréquent :-)). Je deviens gourmand. L’animal humain est sans doute le seul animal gourmand.

On mange pour manger, pour être en groupe, plus parce qu’on a faim … mais quand même, des aliments qui, à l’origine était plus ou moins indispensables à notre survie. Ca paraît logique, si on était attirés par des aliments qui nous détruisent, l’espèce ne ferait pas long feu.

Gourmandise … Ais-je vraiment besoin de toute cette énergie ?

Couche 3: Technologie, Abondance

La technologie, fille de la culture, amène globalement  la capacité à échapper à la famine et à amener de la nourriture en tous lieux. Situation totalement inédite pour notre espèce depuis une centaine d’année – après des millions d’années focalisés sur l’impérieuse nécessité de trouver de quoi manger, sous peine de mourir.

L’embarras du choix, tout le temps !

Maintenant, la nourriture est partout, tout le temps accessible. Notre instinct, lui , n’a pas évolué, mais notre capacité à nous raconter des histoires tourne à plein régime (j’ai osé).

Abondance et disponibilité (Supérette à Manhattan)

Exemple : quelques mythes courants

Notre culture occidentale actuelle nous dit : il faut manger trois fois par jour, prendre un petit déjeuner énergétique, manger pas trop gras, les graisses saturées ça tue, au moins 50% de glucides à chaque repas, pas trop boire d’alcool, etc.

Concernant la prise de poids, il y a aussi un grand classique : j’ai pas les bons gènes, la vie est trop injuste, mon voisin bouffe comme un chancre et il prend pas un gramme alors que moi il suffit que je regarde la vitrine d’une patisserie pour prendre 1/2 kilo. Fumisterie totale – mais tellement confortable. Enfin, sauf dans la glace. Et on noie son chagrin dans la crème glacée (irrésistible). 

La majorité, voire la totalité de ces « règles », est de la culture pur jus. Nous comparons notre corps à une machine (modèle, ou plutôt mythe) : il faut mettre de l’énergie régulièrement pour maintenir le niveau d’énergie constant. Il faut prendre des produits pour detoxifier l’organisme. Si on mange trop gras le gras bouche les artères. Nos gènes contrôlent 100% de ce que nous sommes. Etc.

Nous alimentons (ouaf) nous même ces mythes par la représentation que nous avons de notre propre fonctionnement, et notre propre désir de le contrôler. Ah moi j’ai besoin de tel ou tel truc pour bien fonctionner, je me connais, je le sais. Skinner, un psychologue cognitiviste a bien réussi à rendre des pigeons superstitieux dans une célèbre expérience, alors nous les humains, notre propre capacité à nous régaler (ouaf) en mythes totalement dénués de vérité objective est sans limite!

Des fois il y a bien des petits bouts de science derrière, mais souvent, rien du tout, ou des trucs pas très appétissants – du marketing, souvent.

Le jus d’orange, shoot de vitamines pour bien démarrer la journée ? Résultat des surplus d’orange en Floride avec les produteurs à la rechercher d’un moyen de les écouler … Euréka, sous forme de jus !

Le lait, qui permet d’avoir des os bien solides ? Il acidifie le sang, et l’organisme va enlever du calcium dans les os pour rétablir le pH sanguin, résultant des courses – moins de calcium dans l’organisme. Là encore, résultat d’une grosse campagne de promotion des producteurs de lait qui avaient besoin d’écouler leurs stocks.

Les anti-oxydants ?– plus on en mange et moins on en fabrique. Cf le post de LSee sur le sujet.

Expérience personnelle toute récente : rencontre avec une diététicienne « diplômée » l’autre jour, qui m’héberge lors d’un séjour à NY ; elle m’explique qu’elle prend un jus de citron au réveil, puis 30 minutes plus tard une potion de la société « Isagenix », puis un shake, puis, puis … bref un truc toutes les deux heures, ritualisé à mort. Je la regarde avec un oeil un peu bovin et lui dit que je suis en train de faire un jeûne de 3 jours, que j’ai une frite, une pêche, une patate pas possible (métaphorique évidemment), et que moi je crois que c’est bien plus efficace que toutes ses saloperies.  Ce à quoi elle me répond que si elle ne suit pas ce protocole … elle n’a pas d’énergie.

L’énergie est un élément central dans toutes ces histoires. A la fois réel (les aliments c’est de l’énergie) et imaginaire (je pense que mon organisme fonctionne de telle ou telle manière, je me sens plein d’énergie ou pas).

De l’énergie pour avoir de l’énergie (ou la stocker !)

Couche 4 : que dit la science ?

Le scientifique va dire qu’en fait … on ne sait pas grand-chose. Il y a quelques grandes vérités : le cycle de Krebs, la régulation de la glycémie et des mécanismes de stockage / destockage d’énergie par l’insuline, notamment. Mais ensuite … les paramètres influant la transformation de nourriture en énergie sont très nombreux et encore mal compris : influence du sommeil et du stress, cycle circadien, microbiote, etc.  Sans oublier le cerveau en « master régulateur » à deux niveaux : la partie inconsciente (la température interne augmente, je vais réduire la puissance de l’influx nerveux ) et la partie consciente (je veux finir ce marathon en moins de 3 heures et je vais y arriver).

Une fois dans l’organisme, l’énergie sert à faire fonctionner le corps (ATP), et tout ce qui est excédentaire est stocké sous forme de glycogène puis de gras. Cf sur le site LSee le post sur le métabolisme.

Lors d’une discussion chez LSee, Guillaume argumentait qu’il a plus la pêche lors de son entrainement de rugby après un bon « pré-workout snack »  qu’à jeun. Croyance ? Effet placebo ? Ce n’est pas une affaire d’énergie – son snack sera transformé en glycogène bien après la fin de son entrainement. Alors c’est quoi ? Le cerveau, gouverneur central qui décide qui s’il a vu passer de la nourriture, on peut lâcher les chevaux ? Et si il se mettait à s’entrainer systématiquement sans son snack, que se passerait il ?

Des expériences ont montré que des coureurs duraient plus longtemps si on leur faisait garder une boisson sucrée dans la bouche quelques secondes – même s’ils la recrachent ensuite. Il n’y a donc pas apport d’énergie et pourtant production de plus d’énergie ! On pense que le cerveau joue un rôle considérable dans les problématiques de fatigue et de perception d’énergie.

La morale de ce post pas très biochimique ?

Il n’y a pas que la biochimie pour comprendre nos comportements alimentaires. Le rapport à la nourriture est culturel et s’appuie sur un câblage inconscient très puissant : éducation, environnement, et aussi réaction aux odeurs, à la vue, craquages quand on est fatigué ou tendu …

Nous sommes donc pris en sandwich (hé oui) entre l’instinct et la culture. L’instinct peut nous inciter à manger plus que dont nous avons besoin. La culture nous donne des idées fausses sur notre fonctionnement interne, nous bombarde de stimulations, et nous permet de nous raconter des histoires par rapport à nos comportements instinctifs. L’organisme, lui, n’a pas de moyens de savoir que ses stocks de glycogène sont pleins, et a une capacité à stocker du gras quasi infinie. Sans doute parce que la situation énergie à gogo est tout à fait nouvelle.

Alors tant qu’on n’est pas passé dans l’obésité morbide, où là tout un tas de mécanismes se mettent à déconner à plein tube, ça peut valoir la peine de se poser quelques questions :

  • Quels sont mes propres mythes alimentaires ? A quoi je crois ? Pourquoi ?
  • Pourquoi je mange ? Parce que j’ai faim ? Pour d’autres raisons ? Lesquelles ?
  • Si j’ai faim, est-ce que c’est grave ? Comment je me sens quand j’ai faim ? Et quand j’ai trop mangé ?
  • Qu’est-ce que qui se passe dans ma tête quand je ne peux pas résister ?

En gros, manger (ou pas) en pleine conscience. Essayez. C’est assez difficile au début, mais ça vaut la peine. Un peu comme de lire ce post. Enfin, j’espère !

Ce post est largement inspiré de mes lectures récentes et les idées proviennent notamment des livres suivants :

  • Sapiens (Huval Harari)
  • The Diet Cults (Matt Fitzgerald)
  • The Word Turned Upside Down (Richard Feynman)
  • le super podcast de Harris avec David Krakauer que j’ai traduit ici.
  • Et tous les autres livres / blogs que j’ai lus qui prétendent détenir une vérité absolue sans aucun esprit critique !
Publié dans Alimentation, Société | Tagué , , , , , , | 3 commentaires

Quelques expérimentations …

J’ai été très occupé ces temps ci à écrire pour LSee (oui je fais des rimes et alors ?)
Qui est bien aligné avec mes préoccupations personnelles, donc je me permets de vous passer le lien   et stay tuned, il y en a plein d’autres dans le tuyau !

(record du monde de post court ! Donald, sors de ce corps 🙂 )

Publié dans Non classé | 63 commentaires

Crossfit : leave your ego at the door

Et si je reparlais de sport un petit peu ?

Mes derniers posts ont été très politiques. Le sujet me passionne, notamment dans ses implications sociales et technologiques, mais tout ce fonctionnement mental n’est pas possible sans un corps fonctionnel.

Mon nouveau mode de vie amène à la fois des réflexions plus sociétales et laisse moins de temps pour les activités annexes que sont le sport et la musique. Y’a pas à dire, quand on n’est plus salarié, le concept « si je ne me bouge pas le cul, l’argent ne va pas tomber du ciel » vous attrape avec insistance et ne vous lâche pas vraiment. Enfin, moi, c’est l’effet que ça me fait.

Du coup, le jogging du midi disparaît facilement, et il n’y a plus de vélotaf puisque le taf est soit à la maison soit sur un autre continent. On ajoute à cela l’absence de compétitions planifiées pour cause d’agenda chaotique et une certaine lassitude liée aux blessures à répétition  de la course à pieds et je me demande comment j’ai fait pour courir 70 bornes par semaine à certaines périodes de ma vie.

Tombé !

Une fois qu’on tombe du wagon, on regarde les autres avec un mélange d’envie et d’incrédulité : « mais qu’est-ce qui leur prend, avec leurs médailles en chocolat et les congratulations héroïques mutuelles. Ils ont tous fumé la moquette ou quoi ? ». Je dis cela avec toute l’amitié et l’admiration que j’ai pour mes amis coureurs, en sachant que j’ai eu des périodes avec et des périodes sans dans ma vie et que je boufferai surement de la piste un de ces jours mais là, en ce moment,  … aucune motivation.

La sortie matinale dans le parc reste très plaisante, les grandes balades à vélo, j’adore,  mais c’est tout.

Alors je papillonne :  testé le 7 minutes workout « il faut que je le fasse tous les jours !!! », les séances à la maison au poids du corps et pris quelques suées sympathiques. Mais il y a un truc qui manque, et je n’arrive pas à trouver la motivation pour avoir une activité régulière comme par le passé – où je me suis fait des semaines entre 6 et 12 heures de sport !

Alors – Paléophil en déshérence sportive ! diantre ! C’est juste pas possible. Il faut réagir ! Lire la suite

Publié dans Non classé, sport | Tagué , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Trump, deuxième

Je reste un peu comme le lapin pris dans les phares de la voiture qui arrive à toute allure avec cette histoire. J’ai envie de passer à autre chose mais aussi de passer à l’action (moi qui suis allergique aux partis politiques) et puis je pense qu’il faut parler et essayer de mettre du sens dans cet océan d’invectives et d’équarissage des faits avec les rumeurs les plus stupides et folles.

J’ai trouvé d’autres articles sur le sujet de l’information, comme celui de Wired.

dark_tech-1

Image (c) Wired

Lire la suite

Publié dans Société, Technologie | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Post-Trump, première.

Après tout ce que j’ai écrit sur Trump et les élections américaines, je ne peux pas me terrer dans un terrier ! et puis j’ai quelques nouveaux abonnés, alors il faut que j’écrive ! Vu la quantité d’analyses produites, difficile de trouver un angle original et pertinent. Je vais essayer quand même ; comme je n’ai pas peur de me tirer une balle dans le pied, je vous renvoie également à l’excellentissime post (encore plus long que les miens ha ha ha) d’Olivier Ezratty qui fait un sacré tour du sujet.

Hors d’œuvre

On va passer rapidement sur deux sujets, qui ont un peu été ma première réaction « cerveau limbique ».

Les Américains sont tous devenus racistes, xénophobes, chopeurs de foufoune, etc.

On rappelle que les mêmes américains ont élu Obama il y a 4 ans, et que le vote populaire a donné 350.000 voix de plus à Hillary Clinton qu’à Donald Trump. C’est peu, mais le « landslide » des chambres est dû à un effet amplificateur du système des grands électeurs. Qui est lui-même un effet pervers d’un système antique et qui est critiqué, y compris aux USA.

C’est la fin du monde, il faut quitter les US, bla bla bla…

La politique de Donald Trump va sans doute faire régresser les US et le monde entier avec, mais un pays ce n’est pas qu’un président. En plus, il a promis des trucs qui de toute façon sont clairement infaisables, et il va donc devoir battre en retraite sans perdre la face, ce qui va être intéressant à regarder. Lire la suite

Publié dans Société, Technologie | Tagué , | 17 commentaires

Une matinée qui m’a un p(n)eu crevé …

Puisque les posts perso semblent inspirer mes ***51*** followers (yeah), une short story à peine romancée, en mode « exercice de style ». 

Hier soir couché fort tard après 3 heures de Skype où j’ai pu voir le ciel de NYC s’obscurcir dans le dos de mon interlocuteur, à peu près à la même vitesse que mon cerveau. On vit une époque formidable, l’autre jour j’ai passé un entretien d’embauche avec une boite de SF qui fait de la trad en mode « semi- caritatif » (amara) et l’entretien était en chat Skype. Pas idiot quand ton job est de faire des sous-titrages, mais un peu bizarre quand même. J’ai quand même réussi à faire marrer (enfin, smiler) mon interlocutrice en lui demandant si elle connaissait le test de Türing ; elle m’a promis que ce n’était pas un bot et m’a demandé si je vivais dans la Matrice. Je précise que tout le monde était à jeun (et que j’ai eu le job) !

Un moment d’égarement

Ciel de Sèvres en vrai après  New-York en virtuel, endormissement difficile (oui je sais que les écrans ça fait de la radiation bleue et que ça empêche de s’endormir …) et sommeil un peu comateux, dont je suis tiré à 7:30 par un numéro inconnu. J’ai le réflexe de décrocher quand même « c’est vot voisin ! vot’ fils il a laissé la voiture garée dans la rue et le camion qui me livre y peut pas passer ». Dans des moments comme ça où on maudit la reproduction sexuée et la vie en société, je descends et vais demander à S. (je ne dis pas son vrai prénom pour préserver sa vie privée) de bouger cette p**** de b**** de caisse de m****, dont je ne comprends pas ce qu’elle fout dans la rue alors qu’on peut se garer devant la maison. Et puis je retourne me coucher parce que je suis vraiment claqué. Lire la suite

Publié dans Petites histoires | Tagué , , , , , , | 9 commentaires

Gratitude et vieillissement

WordPress m’annonce que j’ai 50 followers officiels et me décerne une petite médaille. Wow. 50 personnes qui ont fait l’effort de cliquer pour avoir ma prose qui arrive dans leur boite mail quand je publie un post.

Ca a l’air idiot, mais comme le dit la groupie du pianiste, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Surtout que je ne t’aide pas beaucoup, ami lecteur. Mes marottes ont quand même pas mal évolué. Depuis le moine soldat paléo qui note ses entrainements à la seconde près et se régale de décrire ses sensations kilomètre par kilomètre dans des courses qui sont des challenges personnels mais dont personne n’a rien à branler (bon, OK, si, l’inspiration peut-être. Ou l’expiration. 🙂 °) .

Jusqu’aux préoccupations actuelles, nettement plus vastes sans pour autant être plus pertinentes. Société, politique, technologie, me rattrapent. Faut dire que je ne cours plus aussi vite, ou que je m’en fous de courir plus vite. Ou que je cours après autre chose.  Lire la suite

Publié dans Réflexions diverses | 17 commentaires

Jeff Beck à Pleyel

Le concert a assez mal commencé. Enfin, l’avant concert.

A ma gauche un docte crétin guitariste amateur qui débite pendant 1/2 heure des conneries plus grosses que lui à son pote béat : ouah les transistors, tuwa, c’est froid et les lampes, tuwa, c’est plus chaud. Et puis Jeff Beck il utilise des micros Lace Sensor, tuwa (note : il n’en utilise plus depuis 10 ans) paske les simples bobinages, tuwa, ça fait du souffle, alors que les humbucker, ça souffle pas. Et moi je m’achète un vox paske ya une lampe dedans et ça tuwa, c’est trop top. Ah les mythes et les demi-vérités foireuses en se drapant dans l’expertise, j’ai vraiment du mal.

Mon Fractal, je te le balance dans la gueule avec ou sans élan ?  Lire la suite

Publié dans Musique, Non classé | Laisser un commentaire