Ma(r)re à thons dans le grand lac

Un jeu de mots assez nul qui résume bien mon état d’esprit ce soir. Je vais faire court parce que je suis quand même un peu cassé et j’ai plus envie de faire un billet d’humeur qu’une tétrachiée de tableaux excel.

Billet d’humeur ? Bin oui, j’ai les boules. Un positive split de 17 minutes sur un marathon, c’est pas très glorieux. Nouvelles pompes 155 grammes, nouvelle foulée, nouvel entraineur, nouvelle alimentation, plan respecté à la lettre pour faire 8 minutes de plus qu’à Paris en Mars 2013 à l’arrivée ?

je suppose que partir à 4:30 au kilo c’était un peu trop couillu. Mais j’avais l’impression de l’avoir dans les jambes, alors il fallait essayer. C’était validé par JPM, le coach, mais je commence à soupçonner les coachs d’être comme les prêtres ou les psychic readers et de vous dire ce que vous avez envie d’entendre : après tout, il y a des milliards de raisons de se chier dessus sur un marathon (même au sens propre, ou sale, enfin bref) et puis il faut bien trouver un bouc émissaire. 

Ceci dit le 4:30 a tenu jusqu’au premier semi, (passé en 1:36:21). Avec une FC moyenne de 153, à comparer à 154 à La Rochelle (pour 1:36:55) et et 155 à Paris (pour 1:37:02). Pas sur que 1 ou 2 puls d’écart soit significatif. Ce qui semblerait dire que je n’ai fait aucun progrès au niveau cardio vasculaire depuis 18 mois, malgré mon impression du contraire.

Chicago results

Je suis bien resté concentré sur la posture, etc. et puis j’ai commencé à avoir mal aux hanches, à me souvenir de ma déchirure à La Rochelle , et là toute la construction mentale, la bulle a volé en éclats et je me suis mis à ralentir. Bon accessoirement j’avais mal et je n’osais pas accélérer pour retrouver les 4:30. Enfin, c’est un peu un truc de poule et d’oeuf, mais à ne pas vouloir faire d’omelette j’ai commencé à me trainer de plus en en plus, comme le montre le tableau. Et puis j’ai compris que je pouvais faire une croix sur le 3:15 … et après sur le 3:20 et l’idée que j’allais faire moins bien qu’à Paris m’a mis une grosse enclume sur la tête. Alors là c’est « j’envoie tout au risque de me retrouver à faire les 5 dernières bornes à marcher et je me refais un La Rochelle  » ou « j’écoute ce que mon corps me dis et je finis en footing ? » … et dans le feu de la course je pense que c’est idiot de vouloir accélérer quand on a mal au 25ème.

Je veux dire … il y a mal et mal. Mais en discutant ensuite avec Greg qui a lui fait une super course,  le négative split s’est fait sans forcer et il était juste bien. et je pense que c’est ce qu’il faut rechercher et que c’est assez incompatible avec la douleur. Surtout quand elle sort de nulle part.

Après … il y a des tas de facteurs qui rentrent en jeu dans un marathon. Peut-être que mon gavage glucidique n’était pas efficace. Visiblement les 100 grammes gagnés sur les chaussures ne servent à rien … et sont peut-être contre productifs par rapport à l’impact et l’effet sur les muscles. J’ai peut-être encore dans les jambes les 16 kilomètres de Paris Versailles sans m’en rendre compte.

Bref, remise en cause. Je savais que si je foirais ça me poserait plein de questions. J’aurais préféré valider tout ce auquel je croyais, hé bien ce sera pour une prochaine course; là je rumine dans un appart en bordel en écoutant la même muzak que le taxi qui m’a ramené hier soir.

Bon. Un grand moment de solitude et d’humilité, ce qui étymologiquement ressemble beaucoup à humiliation mais qui ne veut pas dire tout à fait la même chose.

Même si, pour terminer sur une note positive, j’ai validé une stratégie d’alimentation qui ne m’a causé aucun problème gastrique, je n’ai aucun souci de « frottement » et autres bobos classiques du marathonien débutant, et j’ai fait un temps qui me permet d’aller à Boston en 2016. Et je l’ai fini en courant, même si j’ai eu un accès de faiblesse au 35ème.

Et sur ce, je vais aller me coucher ! On verra dans quel état je suis demain.

Là tout fait mal …

 

Cet article, publié dans Compétition, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

23 commentaires pour Ma(r)re à thons dans le grand lac

  1. Agnes Copin dit :

    Je te sens extrêmement déçu, c’est normal sur le moment. Mais tu vas analyser tout ça à tête reposée et ça te servira pour mieux faire lors d’un prochain marathon. Et moi je te dis : Bravo !

  2. Sergio dit :

    It’s amazing accomplishment to do what do every single day. Your commitment to this sport, be it in your writting or in your shoes, is unmatched in my eyes.
    Chin up!

  3. Mathieu dit :

    Salut,
    Tout d’abord bravo pour ton Marathon, RP ou pas.

    Désolé pour la défaillance. Si je peux me permettre quelques mots à ce sujet, selon ce que tu as écrit.
    Tout d’abord c’est clairement illusoire de penser que 100g de gagner sur les chaussures allait faire une quelconque différence sur le chrono. Je pense qu’il faut plutôt analyser ton entrainement (assez de volume ? combien de km/semaine en moyenne? beaucoup de travail d’allure spécifique entre AS10 et AS42?) et surtout l’alimentation des derniers jours.
    Sauf erreur tu ne fais qu’un repas par jour et suis de façon assez strict le « régime » paléo ? Quels ont été tes sources de glucide les 3 derniers jours et en quelle quantité ? Tu es sûr d’avoir bien pu faire la recharge de façon optimale ? Et point de vue ravitaillement tu as pris quoi ?

    Personnellement j’ai une alimentation plutôt typée paléo et assez faible en glucides pendant l’année et durant les phases d’entrainement, par contre à partir de J-3 avant un Marathon je vais pas avec le dos de la cuillière sur le riz / sarrasin / patate douce et je prends de la maltodextrine.
    Je pense qu’il ne faut pas se tromper d’objectif, et ne pas chercher à suivre sa diète habituelle selon ses préceptes les jours précédent une course. Il faut optimiser pour la course, quitte à faire des écarts.

    Bonne récupération et bonne continuation.
    Mathieu

    • nfkb (@nfkb) dit :

      – les réserves de glycogènes sont normalement faites avant la course, si on fait un tapering correct elles ne sont pas grignotées
      – pour l’entrainement je pense que Phil a fait ce qu’il fallait, il a senti des progrès et ça c’est assez rare… moi j’aurais juste préconiser moins de volume et plus de travail en côtes

      my 2 cents pour les « généralités »… après je ne prétends pas détenir de vérités, juste j’essaye de dire qu’il y a des poncifs que l’on peut discuter 😉

      • Mathieu dit :

        Je suis pas sûr d’avoir compris ta remarque à propos des réserves. Elles sont justement faites depuis J-3 (surtout le jeudi et vendredi), ma question est justement de savoir comment elles ont été faites? Bien sûr ceci est allié à la baisse de charge d’entrainement dès J-14 progressivement jusqu’à rien du tout depuis J-3 (voir 30′ à J-1).

        Pour l’entrainement je ne sais pas quel plan il a suivi et en quoi il consistait. Par contre en phase spécifique je pense que l’important c’est le volume et l’allure spécifique et le travail en côte se fait plutôt en amont.

        Je ne prétends pas la détenir non plus, je pose simplement des questions qui peuvent permettre d’analyser le résultat 🙂

  4. paleophil dit :

    Merci à tous les deux pour vos commentaires qui vont m’aider à mettre du sens et pas rester juste dans la frustration. En essayant de ne pas tomber dans le travers humain classique qui consiste à mettre du sens où il n’y en a pas. Mes réponses :
    – Alimentation : J’ai mis de l’eau dans mon vin côté low carb si j’ose cette métaphore :-). J’ai fait un bon carbo loading, j’ai mangé du pain, des yaourts bourrés de sucre comme on en trouve aux US dans les trucs bio (44 g carbs / 22 fat / 22 protéines), des pommes et des bananes, du muesli avec du yaourt et ma boisson d’attente était du jus d’orange coupé à l’eau avec du miel et du sucre roux. j’ai pas compté la quantité, mais par rapport à ce que je mange habituellement, c’était considérable. Pendant la course j’ai pris du sucre à intervalle réguliers histoire de dire à mon cerveau « tu peux lâcher les chevaux, il y des glucides à profusion :-)). Et je peux comprendre un gros mur à cause du manque de glycogène mais mon problème a surtout été d’avoir mal.
    – Chaussures : j’avais lu dans un article (http://runsmartproject.com/coaching/2012/02/06/how-much-does-shoe-weight-affect-performance/) que ça jouait. Autant pour moi ! Mais peut être que c’est justement le faible amorti et faible drop qui fait que j’ai eu très mal à la plante des pieds (douleur musculaire, sur le mouvement, je n’ai pas mal si je ne bouge pas : j’aurais donc tendance à incriminer mon changement de foulée). Mais là encore truc bizarre, lors de ma sortie longue de 31 bornes à 5:00 en moyenne je n’ai eu mal nulle part. Est-ce que le fait de courir à 4:30 au lieu de 5:20 change fondamentalement l’effort musculaire ? J’ai aussi eu des sensations bizarres d' »anesthésie » ou de manque de sensibilité pendant que je courais alors qu’avec une semelle superfine ça devrait être le contraire.
    – Entrainement : j’ai suivi scrupuleusement un plan de JP Monciaux, avec coaching donc il a vu mes courbes de FC etc. Il y avait un peu de travail en côté, pas des masses, et sans doute que les côtes que j’ai trouvées n’était pas très pentues en fait. Je n’ai pas essayé d’escalader un terril :-). J’ai en l’impression de progresser au niveau cardio, mais quand je regarde les courbes et la FC moyenne sur les premiers semis de mes 3 derniers marathons, la différence est réellement marginale, donc c’est peut être juste une impression. En terme de volume, c’est le plan le plus « lourd » que j’ai fait. J’ai couru beaucoup plus que mes deux plans sur les marathons précédents, avec deux mois à 330 K alors que précédemment le max était 250 : l’augmentation de charge devrait favoriser l’adaptation non ? ou alors … elle a eu l’effet inverse, mais j’ai toujours passé les séances « tranquillement » sans jamais me sentir dans le rouge.
    – mon analyse perso serait la suivante. Douleurs arrivant à mi parcours = mauvaise adaptation musculaire. Je n’ai fait aucun « drill » ou PPG à part des montées de genoux et talon fesse avant de faire des fractionnés courts. j’ai complètement arrêté de faire de la muscu alors que je faisais avant des KB 2 à 3 fois par semaine. Donc peut être faire moins de volume et plus d’exercices spécifiques. Peut être que les plans de JPM sont bien adaptés à des plus jeunes et qu’il faut que je combatte la sarcopénie qui me guette avec plus d’engagement !

    • Mathieu dit :

      Bien entendu c’est probablement la combinaison de ces différents points qui a mené à la défaillance, on pourra jamais savoir si l’un ou l’autre des paramètres a eu plus d’importance.

      Par contre pour l’alimentation, si il faut faire la recharge depuis J-3, il faut absolument privilégier les « bons » glucides et ne pas simplement manger n’importe quoi qui a du sucre! ça c’est une erreur. Comme le dit Stéphane ci-dessous, il faut consommer des glucides à IG bas (riz basmati / sarrasin / patate douce) ainsi que des fruits. Méfiance avec les muesli tout fait, souvent bourrés de sucre. Je prends personnellement des flocons de sarrasin avec de l’eau de coco ou du lait d’amande.
      Et pendant ces 3 jours, la majorité des calories ingérées seront ces glucides, ainsi que des protéines. Et bien sûr toujours des légumes, mais de moins en moins jusqu’au samedi. Il faut diminuer les lipides afin de ne pas être en surplus calorique. Et idéalement peser justement les portions, afin d’éviter les erreurs de dosage.

      Bien sûr que ta foulée est différente entre 5:20 min/km et 4:30 min/km. Le geste est différent et donc les contraintes physiques également.

      Pour le plan, je pense que la charge d’entrainement est cohérente (j’étais à ~360km de moyenne en juillet/août/septembre en préparation pour Berlin fin septembre avec le même objectif que toi). Durant la phase spécifique (~8 dernières semaines) il vaut mieux faire 20′ de plus d’endurance fondamentale sur ta séance plutôt que 20′ de PPG. Par contre 1-2 séance de muscu / gainage par semaine ça j’aurais gardé jusqu’à S-2. C’est une bonne chose si tu ne finissais pas les séances dans le rouge à mon avis. C’est un des aspects que j’aime bien dans les préparations marathons, la difficulté est plutôt musculaire à cause de l’enchaînement des kilomètres, plutôt que les séances au taquet 🙂

      La FC a changé sur tes 3 derniers marathons, mais qu’en est-il de l’allure ? Tu les as pas couru à la même vitesse non?

      Enfin tu as tout le temps d’analyser et de prendre du recul sur ce qui a pu clocher ces prochaines semaines, avant de repartir de l’avant sur le prochain 🙂

      • paleophil dit :

        Merci Mathieu … je n’ai jamais mesuré ce que je mange, c’est pas trop mon truc; j’ai essayé d’éviter les pics d’insuline en mettant un peu de gras et de protéines avec les glucides … et j’ai mangé beaucoup de pain complet.
        En ce qui concerne l’allure, la surprise est que globalement sur les 3 derniers j’étais autour de 4:30. 4:35 et 4:36 sur les deux derniers sur le premier semi, et là 4:31, pour une FC plus basse de 1 ou 2 pulsations : pas sur que ce soit significatif. 5 secondes au kilo ça fait 3, 5 minutes à l’arrivée …
        le plan était très polarisé avec beaucoup d’endurance et le reste avec des séances « dans le rouge », avec de la VMA courte et moyenne, ce que personnellement j’aime beaucoup, dont j’aurais cru qu’elles auraient un impact sur ma performance cardio vasculaire, mais si on estime que le premier semi est un bon indicateur, ce n’est pas le cas.
        Ceci dit je suis peut être proche de mon « taquet » de performance : quand j’ai fait NY en fin 2012, j’ai fait le premier semi à 5:25 au kilo et à 154 puls de moyenne. J’ai donc énormément progressé dans les 6 mois qui ont suivi, gagné 50 secondes au kilo à iso FC, ce qui est beaucoup, et maintenant je suis en asymptote. Merci pour tes commentaires et effectivement, je vais continuer à réfléchir 🙂

      • StéphaneCH dit :

        Faire baisser l’IG en integrant des prot et du gras avec les glucide à IG haut n’est pas efficace, c’est plus un truc de nutritionniste pour rassurer. Ca baisse un peu l’ig mais jamais asser. Pire, on risque de stocker les bon lipide qu’on y associe. Bref, avec les glucides, en dehors de la course, il faut absolument qu’ils soient de qualité et à ig bas, il n’y a pas d’alternative si l’ont veut rester dans une dynamique sérieuse.

      • Mathieu dit :

        @StéphaneCH: +10000
        PS: t’es de Suisse?

      • StéphaneCH dit :

        Oui, de la broye 😉

    • Renaud dit :

      Tu parles de sensations d’anesthésie… est-ce qu’il se pourrait que tu ai forcé le serrage/laçage des chaussures ?Quelle que soit la cause, on peut imaginer que la perte ou le changement de sensibilité, avant même qu’ils soient perçus consciemment, aient impacté le feedback proprioceptif et conduit à une foulée différente et à cette « usure » prématurée.

      Pour les glucides, je suis aussi pour un choix d’IG bas. Pour un non diabétique, je doute de l’importance réelle de limiter les excursions glycémiques, par contre ça reste une très bonne heuristique qui amène à choisir des aliments qui sont plus nutritifs (vitamines, minéraux, fibres…)

      L’ajout de gras tend vaguement à diminuer le pic de glycémique… mais est-ce réellement important ? En contrepartie (de mémoire) ça donne en général une AUC glucose plus importante et une AUC insuline « monstrueuse ».

      • paleophil dit :

        Chaussures avec large toe-box utilisées depuis plus d’un an (mais nouvelle paire identique rodée sur sortie longue 31 bornes et paris versailles). 155 grammes et drop de 3 mm. Je pense que tu as raison : la perte de sensibilité peut être liée à la perception des chocs (il manque un spécialiste de biomécanique dans les lecteurs du blog :-)) forcément plus importants à cette vitesse qu’à mon allure d’endurance.
        C’est quoi AUC ?

      • Renaud dit :

        AUC = area under curve… l’intégrale… la quantité totale de glucose ou d’insuline.
        Un peu de lecture sur le sujet : http://suppversity.blogspot.fr/2013/03/true-or-false-adding-fat-to-carby-meal.html

  5. StéphaneCH dit :

    Salut Phil et félicitation pour ton Marathon, le finir est déjà très positif!
    Personnellement, j’évite de recharger le glycogène avec n’importe quoi, les IG haut sont réserver uniquement pendant l’effort avec un mélange de malto et de péptopro et éventuellement un ou deux gel, ceci afin d’éviter au max le catabolisme musculaire. Pour la recharge post course les glucide de type patate douce, riz basmati et fruits sont à privilégier. Il faut bien penser que les céréales de toutes sortes et les produits industriels sucrés sont source d’inflammations et sont de plus potentiellement indigestes. La source de tes douleurs est peut être à chercher de ce côté. Il suffit parfois d’un rien pour que ça ce passe ou bien, ou mal, tu ne doit rien négliger et surtout pas ce que tu mange avant la course. Ne pas négliger non plus l’importance de l’équilibre acide-base.
    En espérant que ça te serra utile et que le prochain soit le bon! Courage…

  6. Bonjour,
    Tu visais mieux mais finisher sur un marathon avec un chrono tout à fait honorable çà reste un point positif.
    Comme toi, j’affectionne les chaussures poids plume. Après avoir usé deux paires de Brooks Green Silence (180 gr dans ma pointure) je suis passé aux Brooks Racer ST5 (220 gr).
    Je suis convaincu que des chaussures légères sont un atout sur marathon. Cependant, çà peut être contre-productif à un certain niveau, notamment sur marathon où on a besoin d’un minimum d’amorti pour compenser la fatigue musculaire en fin de course.
    Au niveau de la préparation, je fuis les plans alambiqués et préfère des méthodes plus simples basées sur les fondamentaux bien connus : un volume kilométrique conséquent (70 km-80km hebdo sont une bonne moyenne pour moi), des footings, du seuil, un peu de côtes, de la VMA longue et, s’il ne devait en rester qu’une, la séance hebdomadaire incontournable 2/3 distance marathon soit environ 28 km courus à l’allure cible (en pic de préparation).
    Côté alimentation, pas de régime particulier hormis une augmentation de la ration glucidique 2 jours avant l’échéance. Je complète par du maltodextrine environ 100 gr pris la veille et le matin de la course : http://www.eurekasante.fr/parapharmacie/vidal/produits-vidb4951-CALOREEN.html
    Sur un marathon je prends mes ravitaillement à la volée, je ne consomme que du liquide, de l’eau essentiellement et du Coca ou de la boisson énergétique sur la fin de la course et je n’ai jamais connu de défaillance pour l’instant…
    Je suis persuadé que tu seras rebondir et te remobiliser rapidement.

    • paleophil dit :

      Merci camarade périgourdin 🙂 … Intéressant commentaire sur les chaussures puisque les avis sont différents. Moi j’y crois et j’ai vu des mecs en 5 fingers me doubler hier, il y a même un qui était carrément pieds nus !!! par contre, il faut que l’organisme s’y habitue et avec le recul je ne pense pas que la sortie longue de 31 bornes à 5:25, même avec une accélération de 30 minutes, réplique la contrainte mécanique de 21 à 4:30. Je ne connais pas l’équation qui donne la variation de la force propulsive en fonction de la vitesse, et je ne pense pas qu’elle soit linéaire mais vu comme j’ai encore mal à la plante des pieds ce soir (alors que pour le reste tout va bien) visiblement mes pieds n »étaient pas prêts pour cette contrainte. Intéressant de noter que tu fais une sortie tempo de 28 bornes : moi je n’ai quasiment jamais couru à l’allure cible lors du plan.

      • Mathieu dit :

        « moi je n’ai quasiment jamais couru à l’allure cible lors du plan. » Difficile d’y être à l’aise dans ce cas…

        Pendant la phase spécifique je ne fais que de l’endurance et de l’allure spécifique (balayage d’allure AS21 et AS42, et un petit peu d’AS10). La VMA ça se travaille en amont. Tout au plus je fais 5-6 lignes droites en fin de footing pour « dérouiller les jambes » une fois par semaine. Dans de la VMA avec les récupérations pincées qui vont avec, c’est contre-productif pendant la phase spécifique.

  7. nfkb (@nfkb) dit :

    Je remets deux sous dans la musique. On est nombreux à avoir le même défaut de croire que ce qui a marché pour nous marchera pour les autres… mais je tombe quand même dans le panneau de donner MON avis 😉 en vrac :
    – y’a des bons et des mauvais jours, la réussite tient aussi à de la chance quelque part, cf les grands champions, Taleb et tutti quanti. Un marathon c’est toujours difficile. Tu as probablement fait des progrès en matière de CAP, de physiologie et d’apprentissage pendant ce plan. Ca aussi c’est important non ? Ca serait vraiment marrant de faire une épreuve d’effort métabolique avant plan et après.
    – essayez svp d’analyser les propos des diététiciens bien penseurs qui balancent leur soupe dans tous les magazines et les blogs (et qui ont toujours toujours toujours un livre ou des compléments à vendre)
    – pas de preuve solide que la qualité de la charge glucidique impacte la qualité de la recharge en glycogène et surtout la performance !! ce qui compte c’est de faire de l’insuline pour stocker dans les muscles. Insuline=anabolisme. (et j’ai bien cherché) Les Kenyans bouffent du riz à gogo :-p
    – arrêter de croire qu’il n’y a qu’une fenêtre avant l’épreuve pour se charger en sucres, quelque soit leur nature. Si on ne fait pas de sport le vendredi/samedi d’avant course, il n’y aura pas de consommation du glycogène musculaire. Les réserves se construisent en amont, c’est à ça aussi que sert l’entrainement… le stress qu’on se fait sur la bouffe avant la compèt est néfaste à mes yeux
    – par contre je serais vraiment plus prudent sur la nature du dernier repas pré-course, faites léger et ce qui marche pour vous et éviter de prendre 600 kcal de sucre ! en effet un gros largage d’insuline va gêner la lipolyse bénéfique en début d’effort. Moi je mange un petit dej simple « habituel ».
    – après il probablement meilleurs pour la santé au long cours de consommer des glucides à IG bas, vu qu’ils sont souvent associés à des fibres, plus de nutriments, etc mais je n’en fais pas un dogme.
    – vous jurez tous par du haut volume et de l’allure spécifique, ben moi j’ai fait mon PR (amélioration de 22 minutes !!) à Berlin sans jamais courir à allure marathon en prépa, toujours au dessus ou en dessous. En suivant le plan deVO2OT/JPM ça s’est très bien passé. Je pense même que la VRAIE CLEF était d’arriver frais et de ne faire que 3 sorties/40 km par semaine a été LE facteur majeur de mon succès pour cette course. http://www.nfkb0.com/2013/10/01/limportance-du-travail-en-endurance-a-lentrainement/ C’est mon vécu, mon ressenti, pas un commandement 🙂 Mais il y a plusieurs chemins pour arriver au plaisir d’un bon chrono.
    – la polarisation (on y croit ou pas mais bcp de pro s’entraine comme ça…) évite la zone entre les deux seuils, donc l’allure AS42 dont vous parlez
    – le mur de la fin c’est de la fatigue, la fatigue c’est un peu de tout mais surtout le mental, on a de la force dans les jambes, faut juste s’en persuader, ou rentrer dans un état méditatif où l’on oublie tout, LA Zone.
    – pour la PPG, je pense que ça aide à prévenir les blessures mais ça se fait en amont, je ne pense pas que la PPG soit indispensable à notre niveau pour un chrono… après ça participe au bien être, à d’autres mouvements sportifs, ça OK.

    Moi ce que j’en dis pour avoir suivi de loin Phil dans sa prépa c’est :
    – pas assez de repos (travail nocturne…)
    – faire moins de sorties hebdo (plutôt 3 à 4)
    – retrouver un corps sans bobo, et donc passer par une phase d’allègement drastique dans les semaines à venir… faire une vraie coupure ?
    – la bouffe, les godasses, le vin, la cadence, l’âge du capitaine OSEF, faut arriver frais.

    #bises

    • paleophil dit :

      Merci pour ton commentaire (et les autres aussi) : il y a de quoi réfléchir, et notamment par rapport aux avis contradictoires des uns et des autres 🙂 La nourriture j’y crois moyen je pense qu’effectivement mangeant plutôt gras et peu de glucides, j’ai une lipolyse (ou beta oxydation) qui fonctionne bien et donc tant que je ne fais pas d’effort intense, le glycogène reste intact (un test de VMA fait en 2011 dans le labo de V Billat avait confirmé ça). est-ce que du coup mes mitochondries ne savent plus bien bouffer du glucose ? je ne pense pas non plus vu les séances faites au seuil, passées à l’aise, et assez nombreuses dans le plan.
      La vraie question c’est le volume !!! Moi tout ce que je lis (à part Scott Mc Kenzie) c’est volume, volume, volume. Que ce soit JMP, Matt Fitzgerald, Hanson, ou Mohamed El Yamani que j’ai souvent vu s’entrainer et qui vient de battre le record de France VH2 du marathon en moins de 2:30 et qui faisait des semaines à 170-200 km. Le recordman du monde de marathon dans la tranche 75-80 court … 3 heures par jour.
      Rémi tu as 20 ans de moins que moi : la nécessité de stimuler le système CV par beaucoup d’endurance n’est sans doute pas la même à 30 ans qu’à 50 … mais la récup non plus. Joe Friel en parle sur son blog, le problème de l’âge c’est pas tant la baisse de performance que la nécessité de mieux récupérer et les écarts se payent cash.
      Après, c’est sur que je ne dors pas assez, que j’ai un « vrai » métier avec du mauvais stress et tout (toi aussi :-))… mais que j’ai suivi un putain de plan à la lettre et que toutes les séances sont bien passées. Mais dans le plan il n’y a pas l’option « comment se mettre dans la bulle quand on a mal » et c’est sans doute ça qu’il faut que je bosse, mais c’est pas évident !

      • Renaud dit :

        Je pense que ta lipolyse fonctionne certainement très bien, mais ce n’est probablement pas du au fait que tu manges gras-peu-sucré… ça a beaucoup plus à voir avec ton niveau d’activité physique et à une diète qui n’est pas (chroniquement) hypercalorique.

        D’ailleurs, regarde les « fat burning beasts » que sont les Tarahumaras de la « légende », les Kényans ou les Éthiopiens : ce sont tous de gros mangeurs de glucides (very high carb, very low fat). Pour le reste, ils sont aussi pas mal dans le « volume » 😉

      • nfkb0 dit :

        Le problème du volume à gogo (effectivement classiquement corrélé a la performance) c’est que je pense que c’est très risqué car on flirte alors avec l’overreaching et là pas de surcompensation… Tout est cassé… Et a t’entendre parler de tes tendons je ne suis pas certains qu’il aurait fallut faire plus de volume !!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s