Non, ce n’est pas une version moderne de Prométhée. Quoique …
Beaucoup d’études scientifiques montrent que la graisse abdominale, celle qui s’accumule autour des viscères, est mauvaise pour la santé, à tel point qu’on peut faire des corrélations entre le tour de taille et l’espérance de vie. Faites juste une rechercher « deadly abdominal fat » sur Google si vous ne me croyez pas.

Serrons nous la ceinture
Une nouvelle étude fait apparaître un lien intéressant entre le tour de taille … et la démence sénile et autres pertes de mémoire.
Diantre ! Je savais déjà qu’il y avait autant de neurones dans mon abdomen que dans le crane du chat de ma fille, mais de là à perdre la mémoire parce que j’ai du bide? Les neurones sont ils solubles dans la graisse comme le communisme est soluble dans l’alcool ?
Comme souvent, l’explication (possible) ressort de la biochimie la plus élémentaire, ce qui ne manque pas de ma fasciner, et des bricolages de l’évolution.
La réponse est dans les protéines. Non, je ne vais pas encore faire l’apologie d’une alimentation HFLC, même si c’est un excellent moyen de perdre cette graisse abdominale. Dans une protéine, en fait, qui répond au doux nom de PPARalpha (dont le vrai nom est Peroxisome proliferator-activated receptor alpha).

Des tortellini multicolores ? Non, une PPARalpha
PPARalpha est connu depuis 1990 et identifié comme un régulateur important du métabolisme des lipides : transport des triglycérides, consommation des acides gras dans les mitochondries, et notamment pour la production de cétones.

Oui, c’est un peu compliqué
Mais PPAalpha est aussi utilisé par l’hippocampe, qui est un centre de traitement de la mémoire.
Quand on a trop de graisse viscérale, le foie (qui lui pour le coup nage dans la graisse) consomme de grandes quantités de PPARalpha pour la métaboliser (en l’occurrence, la stocker je suppose, puisqu’elle est en excès). Jusqu’à en limiter la disponibilité pour l’hippocampe, et donc perturber les fonctions mémorielles. CQFD.
Comme souvent, c’est basé sur une recherche avec des souris. On élève des souris qui sont déficientes en PPARalpha. Elles ont des problèmes de mémoire. Dès qu’on leur injecte du PPARalpha, leur mémoire s’améliore, pour résumer les choses de manières très succincte.
Mais alors … si l’expression de PPARalpha est favorisée par le jeûne, est-ce que l’IF et autres diètes cétogènes que je pratique plus ou moins vont avoir une influence négative sur ma mémoire ? Un point à creuser … peut-être un de mes lecteurs assidus et critique peut m’aider à trouver la réponse (il se reconnaitra :-).
Au fait je parle de quoi dans cet article ?
Où j’ai mis mes clés, d’ailleurs ?
Source ici.
Le vrai article (pubmed) ici.