Aventures glycémiques

Comme mentionné dans un post précédent, je me suis acheté un glucomètre que j’utilise sans parcimonie. Ca fait un peu plus d’un mois que je me pique régulièrement … qu’est ce que j’ai appris ?  Beaucoup de choses qui ne sont pas forcément ce que j’aurais cru.

Lire la suite

Publié dans Alimentation, Intermittent fasting, Low-carb | Tagué , , , | 6 commentaires

Un nouveau livre de Jared Diamond qui sort le 31/12 !!!

href= »http://www.amazon.com/gp/product/B008EKOO46/ref=pe_174190_27404120_nrn_lm »>New Jared Diamond book

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Test Mizuno BE

J’ai la chance d’avoir un ami, Thierry,  qui a un magasin de running et qui donc voit passer des dizaines de modèles différents dans l’année. Nous débattons souvent des mérites respectifs des chaussures « full amorti » contre « minimalistes ».

Actuellement, après avoir couru pendant des décennies avec des Asics et New Balance très amorties, et avoir lu « Born to Run »,  j’oscille entre minimalisme (et bobos qui arrivent vite)  et chaussures classiques : je cours actuellement avec des Adidas Adizero,

adizero

Pas vraiment minimaliste mais avec peu d’amorti et de drop,ma deuxième paire (avant elles étaient vertes …)  et j’ai craqué récemment pour des Brooks PureConnect, dont j’apprécie le mélange de zero drop et d’amorti, mais que j’utilise uniquement pour l’entrainement.

brooks

J’ai aussi quelques paires de Fivefingers que j’utilise avec modération étant donné qu’à chaque fois que je me lâche avec, je fais trop de bornes et j’ai mes tendons qui hurlent pendant quelques semaines (ce qui est le cas actuellement après un excès d’enthousiasme sur les plages brésiliennes).

Le problème du passage au minimalisme, dont on  ne parle pas assez, c’est le changement de foulée, qui déglingue les tendons et les mollets en moins de temps qu’il ne faut pour faire une séance de fractionné.  Les spécialistes conseillent d’augmenter de 1 minute à chaque séance, mais si il faut se trimballer avec deux paires de pompes tout le temps, c’est carrément chiant et donc … on se fait mal.

Bref : pour mon anniversaire, Thierry m’offre une paire de Mizuno « BE ».

Mizuno ? La marque avec les pompes à 200 euros et triple amorti à ressort ? Damned, c’est une blague ? Il me dit juste : c’est pas pour courir.

Moi qui adore mettre mes FiveFIngers Bormio pour aller bosser (un excellent ice-breaker où que vous soyez – surprise et regards étonnés garantis !) … c’est une provocation !

 bormio

De manière générale j’aime bien porter les chaussures de running au quotidien, le concept m’interpelle. Des chaussures pour récupérer entre les entrainements … pourquoi pas ? Diantre. J’ouvre la boite.  Elles sont assez discrètes :

be

Ca fleure bon le minimalisme : moins de 200 grammes, une large place pour les orteils devant, visiblement très peu de drop.  La semelle fait un clin d’oeil à Vibram, avec une délinéation des orteils sur la semelle, marketing, marketing, me dis-je …

be_sole

Bon je les enfile et là …..grosse surprise : la semelle est creusée sous les orteils et donc … on a les orteils un peu dans le vide. Quand on y pense, ça n’arrive jamais : même avec des chaussures minimalistes, par définition, les orteils sont au même niveau que le reste du pied. Et il y a un léger drop, agréable, avec un bon amorti sous la semelle.

Donc  ça ne ressemble à rien que je connais : c’est très différent d ‘être pieds nus, et on sent bien comme les orteils ont une mobilité de haut en bas.  On sent un peu la « marche » sous les orteils mais c’est super agréable en fait.

En regardant ensuite sur le site de Mizuno, la construction de la semelle est très élaborée :

be_structure

On voit bien sur l’image le découpage pour les orteils, et l’amorti sous le talon, qui reste minime mais contribue à l’agrément de la chaussure. J’ai beau apprécier le minimalisme, avec des fivefingers, il y a zéro amorti, comme avec des chaussures de ville, et le petit coussin sous le talon quand on marche est toujours agréable à défaut d’être paléo-utile.

Mizuno explique que la conception est  basée sur les sandales des soldats de l’infanterie Nippone au moyen-âge (sandales « waraji ») sans semelle sous les orteils, permettant un  meilleur « grip » et de fortifier la musculature de leurs pieds.

Ca ressemble à ça :

waraji

Voici le responsable produit Mizuno en train de faire une démo de la sandale « Waraji » en corde :

 waraji_2

On peut faire un parallèle avec l’idée des Luna Sandals inspirées des Tarahumaras : on reprend des techniques ancestrales et on les recycle. C’est toujours intéressant, et et, à mon sens, pertinent. Après tout, tout ce que je lis sur la nutrition et l’entrainement renvoie systématiquement à l’âge des cavernes !

En écrivant ça, je bouge mes orteils dans mes chaussures, que j’ai porté deux jours dans la semaine pour aller travailler avec beaucoup de plaisir et de confort. Est-ce que ça va vraiment muscler plus mes pieds et réduire mes risques de tendinite d’Achille ? Je n’en sais rien mais en tous cas ce sont des super pompes … pour ne pas courir.

J’aime aussi la version plus flashy 🙂

be_orange

Tagué | Laisser un commentaire

Le sport d’endurance, ça tue, vraiment ?

Il y a pas mal d’articles en ce moment anti-course, indiquant les dangers de l’endurance, et notamment comment les gens meurent en faisant des triathlons, et l’excès d’entrainement est néfaste, y compris pour le coeur (calcification des artères). Par exemple cette étude reprise par le Wall Street Journal. mais comme sur beaucoup de sujets, tout le monde a un agenda, et visiblement cherche à utilisait les faits qui légitiment une opinion, ou une autre. Ou alors personne ne comprend rien, parce que c’est rudement compliqué … c’est peut être ça la raison  … En tous cas voici une réponse argumentée par un docteur triathlète qui marche pieds nus (il a tout pour me plaire celui là :-)).

J’ai lu récemment « Body by Science », super intéressant et qui mérite un post à lui tout seul, et qui recommande une séance de muscu de 4 ou 5 exercices, une fois par semaine « one set until failure » … et qui affirme que cela développe le système aérobie autant que la course à pied. Mais un autre bouquin recommande 4 séries de 10 reps … until failure aussi, pour le même objectif.  Encore une fois, se renseigner, faire son marché, et se demander à qui profite le crime, puisque tout le monde a un intérêt, et c’est normal, pourquoi donneraient ils des conseils gratuitement ?

Mais ce n’est pas un scoop de penser que l’entrainement compétitif n’est pas bon pour la santé. Si on reste dans une perspective évolutionniste, il est évident que le corps n’est pas fait pour être sollicité intensément  6 heures par jour ! La bonne santé (fitness) n’est pas liée à la performance intense, et Mark Sisson le dit très bien dans ses livres. De la à penser qu’il faut que j’arrête de m’entrainer à la course à pied et de me faire plaisir en battant mes propres modestes records … mais moi c’est 6 heures par semaine, pas par jour !

Publié dans Running | Laisser un commentaire

Sémantique alimentaire

Actuellement au Brésil pendant quelques jours, je baigne dans  les paradoxes alimentaires d’une société où l’apparence physique est fondamentale (difficile de se cacher sur la plage avec un maillot de bain qui consiste en deux bouts de ficelles et quelques centimètres carrés de tissu) et la nourriture si calorique (plat national : feijoada, un genre de cassoulet avec des haricots rouges accompagné de riz , saupoudré de farine de manioc et avalé avec force litres de bière) ; on peut comprendre aisément que ce soit le pays recordman du monde de chirurgie esthétique et de tatouages. 

Pour autant la nourriture est « light » : au petit déjeuner, fromage fondu light, vache qui rit light, et pain de mie light. Du pain light ? Le concept vaut son pesant de calories, non ? Je regarde l’emballage, qui clame les vertus du produit. Pas de graisses « trans » ni de cholestérol – voilà une sacrée surprise,  pour du pain. Des tonnes de fibres. Super. Et en regardant la répartition des nutriments, je trouve cette perle : Energie : 17 grammes (105 calories). Graisses (Gorduras) : 1 gramme.

Le tour de passe passe sémantique est génial. Les glucides ne sont plus des glucides, mais de l’énergie. Ah, l’énergie, c’est bon pour nous. Les graisses … restent des graisses,  avec toute la connotation négative qui va avec.

Quand on sait que c’est l’excès de glucides dans notre alimentation qui justement peut nous rendre obèses et diabétiques, et que notre organisme utilise la graisse stockée comme énergie pour toute notre activité non athlétique,  le retournement sémantique est très fort.

En fait c’est juste une caricature du discours alimentaire global, basé sur la prémisse que les glucides fournissent l’énergie dont nous avons besoin. Au mieux une demi-vérité (quand on doit fuir un tigre à dents de sabre, certes – pour pousser le caddie à Carrefour Market, pas vraiment), et au pire totalement faux : quand les muscles sont pleins à ras bord de glycogène, ce qui est le cas de la plupart d’entre nous la plupart du temps, les glucides consommés se transforment directement en gras.

Restons optimistes : dans le « Selection du Reader’s Digest » de ce mois il y a un article de Marie Claire qui explique que le sucre, d’un point de vue addictif,  est comparable à la cocaïne.  A quand une taxe sur le sucre en poudre est les aliments bourrés de sirop de glucose fructose ? 

Publié dans Alimentation | Tagué , , , , , | 3 commentaires

Flanagan’s run

Je viens de refermer avec une larme au coin de l’oeil Flanagan’s run, écrit dans les années 80 par Tom Mc Nab, coureur olympique et coach sportif.  C’est l’histoire d’une course, la Trans-America, Los Angeles- New York,  en courant l’équivalent d’un à deux marathons par jour pendant 3 mois, organisée par un promoteur un peu véreux, Flanagan, et à laquelle 2.000 coureurs venus des quatre coins du monde participent.

Une course de ce type a réellement  eu lieu dans les en 1928,  le Bunion Derby. Epoque de crise et de paris fous pour attirer les foules et enrichir les book-makers,  et, pour les vainqueurs, l’opportunité de sortir de la misère, quitte à y laisser leur peau … qui de toute façon ne vaut pas grand chose.

Le livre est remarquable par sa peinture d’une Amérique entre dépression et prohibition, qu’on traverse d’Ouest en Est, de déserts arides en cols enneigés. On y croise J. Edgar Hoover, Al Capone entre autres personnages romanesques, dans une Amérique blessée,  misérable mais fière, pleine d’ouvriers en grève,  de municipalités corrompues, mais aussi de fêtes et de rassemblements avec cirques et jeux divers.

Pour le coureur … on trouve toute l’essence de la course à pied, et en germe toute la mythologie de l’ultra-running. Deux marathons par jour pendant 3 mois !!! A travers une galerie de personnages très divers, tous fauchés, talentueux coureurs  initialement uniquement intéressés par le prix à l’arrivée de 250.000 dollars !

Le mexicain entrainé avec les Tarahumaras qui court pour sauver son village de la misère : je croyais que c’était Chris Mc Dougall qui les avait dénichés, mais non, ils sont bien là avec leurs courses « pour le fun » de 100 miles en tapant dans un ballon et les femmes qu’on envoie pour courir des marathons parce que 26 miles, c’est la distance qu’il faut pour s’échauffer.

L’écossais taciturne, ex-mineur au chômage qui n’a rien à perdre à tenter sa chance, l’américain qui a raté les grandes courses olympiques des années 1910, vend des élixirs bidons pour gagner sa vie, et à 50 balais passés veut réussir « the next big thing », le lord anglais avec sa Rolls en quête de reconnaissance dans son milieu, l’ex strip-teaseuse qui se lance là dedans en se disant que ce n’est pas pire que de danser 6 heures par jour devant un public lubrique et alcoolisé … et j’en passe, mais ils sont tous hauts en couleurs et super bien croqués.

Ils incarnent tous des valeurs typiques de la course à pied: ce balancement perpétuel entre compétition et camaraderie, qui amènera à un dénouement assez inattendu. La liberté absolue qu’on trouve dans la course et la fierté qui va avec, particulièrement bien vue dans ces personnages, zéros au début de l’histoire et qui vont gagner leur dignité au fil des (centaines de) miles de la course. Le dépassement de soi à travers la gestion de l’inconnu et de la douleur, physique et psychique, omniprésente mais toujours gérée et contenue.

L’auteur, coureur lui aussi, sait de quoi il parle, et je suis est très loin de cette volonté d’acier, qui amène les héros à terminer une étape les yeux vitreux, l’écume aux lèvres et semi-comateux tellement ils ont tiré sur leurs capacités, et repartir le lendemain. Mais aussi toute la gestion intelligente qui va avec, massages, récupération, vaseline, hydratation … sachant que ni le talent (qu’ils ont tous, vu la vitesse à laquelle ils courent), ni la volonté brute ne suffisent.

Bref on lit le livre plus vite qu’ils n’ont fait la course, on apprend plein de choses sur le sujet en se rendant compte que tout cela existait bien avant Nike et le cardio-fréquencemètre et c’est complètement passionnant. Et la valeur fondamentale qu’on trouve dans le livre, c’est la rédemption et la connaissance et le respect de soi – et des autres – dans l’effort et la difficulté.

Il y a une traduction française mais je n’ai pas trouvé son titre.  Merci à Thierry pour m’avoir mis le livre entre les mains !

Publié dans Non classé | Tagué , , , , , , | 3 commentaires

La face cachée d’Alan Turing

Alan Turing est un des génies qui ont inventé l’informatique moderne, notamment la notion de machine programmable, par opposition aux calculateurs des siècles précédents, construits pour effectuer une seule tâche : la « Machine de Turing ».

Ses travaux ont permis aux Anglais de décoder les codes secrets des nazis pendant la deuxième guerre mondiale, et donc contribué de manière décisive à la victoire des Alliés.

Ca c’est ce que je savais.

Mais j’ignorais deux choses : il était homosexuel, et excellent coureur de fond. Il lui arrivait de parcourir 60 kilomètres en courant dans une journée … pour se rendre à une réunion !

On imagine rarement grand savant (ou développeur) athlète, étant souvent dans l’opposition du corps et de l’esprit, et l’image d’Epinal du gars souffreteux devant son tableau ou son ordi en train de manger une pizza froide. Turing nous montre qu’il n’y a pas que des Sheldon dans les labos de recherche. Et la recherche médicale que l’activité sportive est une excellente stimulation des capacités cérébrales, par l’oxygénation apportée au cerveau, et les circuits neuronaux qu’elle active.

La société a été peu reconnaissante de ce que Turing lui a apporté. Peu après la guerre, il a été jugé pour son homosexualité, et condamné à la castration  chimique ; il a donc été obligé de se goinfrer d’estrogènes pour ne pas aller en prison.  Quand on pense  qu’il y a 60 ans on pouvait aller en prison pour ça, c’est intéressant à mettre en perspective avec le débat actuel sur le mariage gay.

Turing gavé d’hormones s’est transformé en créature sexuellement hybride, a évidemment pris du poids, a du renoncer à la course, et s’est rapidement suicidé, avec une pomme empoisonnée au cyanure, comme Blanche-Neige.

C’est une bien triste histoire, que je trouve très touchante. Tous les coureurs connaissent ce sentiment de liberté éprouvé en courant dans la nature, impression d’absence de limites, un espèce de truc qui vient du fond des âges … je peux comprendre que la privation de cette sensation et la dégradation physique soient insupportables, sans parler de l’injustice de la société.

Info trouvée dans Volodalen, excellent magazine Belge de course à pied. 

Publié dans Non classé | Tagué , , , , , | Un commentaire

Paleo, mitochondries, sclérose en plaques …

On vient de me pointer sur un TedTalk assez remarquable, qui résume en 17 minutes ce que je pense sur la santé et la nutrition, présenté par une femme médecin, Terry Wahl,  atteinte de la sclérose en plaque, qui a eu les meilleurs traitements possibles, est devenue totalement impotente s’est demandé quels étaient les aliments qui pouvaient empêcher la dégénérescence des mitochondries, et devinez quoi … bon, je vous laisse deviner.

Ca vaut son pesant de paquets de chips, d’Oreos et de Pizza Hut.

C’est quand même dingue de penser que l’avancée de la civilisation occidentale nous amène à fabriquer de la nourriture qui nous tue, et des médicaments pour essayer de contrarier les conséquences de cette malbouffe. Le cout de tout ce bordel est abyssal et pourtant  nous y sommes globalement collectivement sourds. J’imagine les sourires contrits de mes ***nombreux*** lecteurs – comme dans les diners « non, mais sans déc, Philippe, tu exagères, c’est pas si grave ». Nous restons globalement dans le déni de la fonction absolument indispensable de la nutrition dans la bonne santé physique et psychique et sur un paradigme « j’aime / j’aime pas », et moi aussi d’ailleurs.

P’tet qu’on devrait interdire la pub pour les céréales et le coca (budget pub de Coca Cola : plus de 3 milliards USD en 2011).

Le problème c’est que ça rapporte du fric à tous les étages, industrie alimentaire et industrie pharmaceutique, les politiciens s’en tapent, et ils ont besoin du soutien des lobbies – vous imaginez un président de la république française expliquer que la baguette, c’est peut être pas bon pour la santé, si ça se trouve ça serait encore plus choquant que le mariage gay, et au final c’est le contribuable qui paye, allez hop, quelques points de CSG en plus. En ayant l’impression d’avoir fait une bonne affaire, parce que les médocs qu’il prend pour rien et qui coûtent une blinde sont remboursés.

Mais comme elle dit à la fin « nous avons tous le choix ». C’est un peu plus compliqué que ça, mais c’est vrai qu’on a le choix.

Voici le lien

Merci à Pierre Vincent de me l’avoir indiqué.

Publié dans Alimentation, Low-carb, Maladies | Tagué , , , , , , , , , , , | 11 commentaires

Blessures et reprise en course à pied

Un article exhaustif de Philippe Herisson, kiné du sport et spécialiste des sports d’endurance, sur les bonnes modalités de reprise en cas de blessure. Je sais, c’est frustrant et ça va pas vite, mais notre corps est ainsi fait … à lire et relire, même quand on n’est pas blessé – pour prendre conscience des erreurs qu’on fait tous en s’entrainant trop et mal …

Plans-de-reprise

Publié dans Running | Tagué , , , , , , , | Laisser un commentaire

paléo : résultat des courses in vivo !

C’est bien beau d’avoir des grandes idées inspirées de Jared Diamond, de se prendre pour un homme des cavernes, et de faire chier tout le monde parce qu’on mange plus de pâtes … mais au final, ça donne quoi comme résultat concrêt ?

Préalable

Une dédicace pour ma maman qui s’inquiète parce que je suis un peu maigre (mais quelle maman ne serait pas inquiète parce que son fils est un peu maigre, hein ?). Et OK, comme je n’ai plus de double menton, j’ai la peau du cou qui pend un peu. Faut savoir choisir son camp 🙂

Historique

J’ai commencé à me soucier de mon poids au début de la trentaine en dépassant les 70 kilos. Jeune adulte, je devais peser dans les 65 kilos, et surtout des os étant donné que ma musculature était réduite à sa plus simple expression. A part des quadriceps développés en allant au lycée à vélo pendant 3 ou 4 ans, la stimulation de ma croissance musculaire a été réduite à sa plus simple expression : rien. Faut dire, mon idole c’était Keith Richards.

Mon premier régime (Montignac, dissocié) me ramène vers les 68 kilos. J’ai vite abandonné …et quand je retrouve les quelques bilans médicaux faits au cours des 20 dernières années, mon poids a en général oscillé entre 72 et 75, avec une pointe à 80 il y a 5 ans et quelques incursions sous les 70 les quelques années où j’ai beaucoup couru. En 88 je pèse 72 kilos, en 95, 74, en 97, 65-66 avec un taux de masse grasse de 12%. j’avais réussi à beaucoup maigrir en me mettant en mode hypocalorique : des tomates et des haricots verts. Et en courant. Difficile à soutenir. Pendant les années 2000 j’arrête pratiquement de courir et je vis avec des enfants qui n’aiment que les pâtes et le riz et comme moi j’aime la crème fraiche et le vin, en 2008 j’approche des 80 kilos. Alerte rouge !

Tu l’as dit bouffi !

Et je bouffe absolument n’importe comment même si j’essaye de me restreindre. Dans la perception (fausse) que l’ennemi c’est le gras je me fais des déjeuners de pommes ou juste de pain en me disant que ça ne fait pas grossir. Et j’explique doctement à qui veut l’entendre le pourquoi du comment, mais je continue à grossir …

Come-back

La reprise de la course en 2010 (marathon de Cheverny, pas loin de 5 heures, souvenir assez embarrassant dont je parlerai dans un autre post …) et la lecture de Jared Diamond, Art de Vany et Mark Sisson me font complètement changer de perspective. Le problème, ce n’est pas de faire un régime : c’est de changer son mode alimentaire et d’en trouver un qu’on puisse (sous)tenir.

Secret sauce

Je me mets donc dans un mode paléo / low carb « modéré » : sans supprimer les laitages, en continuant à boire du vin, et en ne m’interdisant pas une pizza ou du pain, ou n’importe quoi d’autre dans les moments « conviviaux » où tout le monde va me regarder comme un alien avec des antennes fluorescentes si je refuse le plat amoureusement mitonné par la maitresse de maison.

Evidemment, je cours – 3 à 4 fois par semaine, 40 à 50 bornes, et je fais un peu de muscu, mais je viens de très très loin !  Après avoir acheté 5 ou 6 bouquins, deux elliptiques, des haltères, des élastiques, une demi douzaine d’apps sur l’iPad, et essuyé les quolibets réguliers de ma chère épouse … je trouve mon compte avec des kettlebells, en attendant le prochain truc qui va me faire kiffer (je suis tricard pour la powerplate à 5000 euros mais ça me tente toujours :-)). Tous les bouquins disent que le poids est fonction à 80% de l’alimentation et à 20% de l’exercice physique, sauf à être ultra-runner ou champion olympique de natation, donc ce n’est pas tellement ça qui compte.

Assez de baratin ! Des chiffres !

A l’age respectable, voire canonique de 52 ans, je pèse actuellement 67 kilos, avec moins de 10% de masse grasse. J’ai plus de définition musculaire que quand j’avais 20 ans (OK, c’est pas difficile, vu d’ou je viens), et je suis en train de finir la bouteille de rosé après m’être bâfré de chocolat (noir, quand même). Je pense que je vais continuer à perdre un peu de gras sans perdre de poids et me stabiliser autour de 8%.

Quel changement drastique ai-je fait ? Pas grand chose en fait.

  • Plus de pain, riz, pâtes, et autres féculents.
  • Plus de jus de fruits, et peu de fruits.
  • Beaucoup de légumes, de noix diverses, de graisses animales et végétales (huile d’olive et de noix de coco).
  • Yaourts, fromage.
  • Chocolat.
  • Aucun complément alimentaire et autres tisanes drainantes.

Une fois qu’on a passé le cap de ne pas se faire deux tranches de pain beurre avec un grand verre de jus d’orange au petit dej, archétype de petit déjeuner sain qui envoie la glycémie à 150 en 30 minutes, et qu’on peut le remplacer par un yaourt/noix/jus de citron/myrtilles ou avocat/oeuf au plat, le reste est assez simple finalement. Avoir une glycémie stable supprime les fringales et permet de sauter le repas de midi, voire un jeune de 24 heures très facilement (en ce qui me concerne, une fois par semaine).

Mes capacités physiques sont en train de revenir au niveau d’il y a 15 ans, donc la réduction des glucides n’entraine pas de régression de ce point de vue.

La suite ? 

Je suis tenté par une expérience « no-carb » pour voir comment mon organisme réagirait à la privation complète de glucides (qui était utilisé pour soigner les épileptiques dans les années 30, et qui est l’alimentation des bébés au sein, vous avez déja bu du lait humain sucré, vous ?). C’est peut-être la clé d’une performance sur un marathon ou un ultra.

Si vous avez trouvé ce post intéressant, voici un document qui résume les grandes lignes du régime paléo, en fait LCHF (low carb hi fat) décrit par un médecin suédois, et traduit en français.

Publié dans Alimentation, Intermittent fasting, Low-carb | Tagué , , , , , , , | 6 commentaires