Stress matinal

Réveil toutes les heures à partir de deux heures du matin. C’est New-York. Je pense à mes tendons douloureux (malgré les exercices – que je n’ai pas faits sérieusement, il faut l’admettre) lors du massage la veille avec ma nouvelle méthode miracle, le bâton à roulettes (!). Est-ce que ça va tenir 42 kilomètres ? Reviennent en mémoire les douleurs épouvantables dans les fléchisseurs des hanches lors du marathon de Cheverny l’an dernier à partir du 25ème kilo, l’épuisement à partir du 30ème lors du marathon de Paris en Avril, cette voix insidieuse qui s’instille et qui dit « allez, arrête toi, tu es fatigué, tout ça est vain, bois un coup … »   dans compter les douleurs aux mollets lors des premiers entrainements en VMA, faits la fleur au fusil et sans échauffement dans la brume matinale du parc de Saint Cloud. Bref, je flippe, et je me demande comment mon corps va réagir à l’épreuve que je m’apprête à lui infliger.  Mon compagnon de chambre a des rituels carrément cognés, genre jambes en l’air pendant ½ heure, étirements acrobatiques et crèmes diverses, et ça ne me rassure pas vraiment.

Décisions …

Hier j’ai acheté des gels et une ceinture gourde, jamais testés, après avoir agonisé sur l’utilisation du Camelbak en course. Au moment fatidique, on se rend compte qu’on ne sait pas grand-chose : le monde de la course à pied étant une belle métaphore de la réalité, les avis contradictoires abondent sur tous les sujets importants : étirements, hydratation, alimentation, amorti … Moi j’ai opté pour pas d’étirements, hydratation mini, des gels et les Adizero, très légères mais avec peu d’amorti, mais jamais testées sur plus de 25 bornes. Bah, en 1997 j’avais des Diadora, conservées précieusement, et elles n’amortissaient pas des masses non plus !

Préparatifs

Réveillé bien avant l’heure, j’ai le temps de prendre une douche, complètement inutile, de fulminer contre la ceinture porte dossard (impossible de clipser le dossard dessus et en plus ça me serre trop et quand on le met ça déchire le dossard, saloperie !) ; de me rendre compte que j’ai merdé avec les épingles à nourrices quand je n’arrive pas à enfiler le t-shirt et que j’ai l’impression de mettre une camisole de force ; de me demander dans quelle poche je vais mettre mes 6 gels que j’ai achetés hier, n’en ayant aucune…et avec tout ça je suis à la bourre pour le petit déj avant le bus. Du coup je n’ai pas le temps de me prendre la tête, j’opte pour deux croissants et un grand café avec plein de miel dedans –le départ de la course n’est pas avant 9h40 j’aurai le temps de digérer et de continuer à me gaver de maltodextrine d’ici là, en espérant que le mélange ne me fasse pas gerber !

Autobus

Nous nous entassons dans les bus pour une bonne heure de route au soleil levant. Le peuple des marathoniens est toujours intéressant : un breton drapé dans ses emblèmes régionaux qui fait son 10ème NY, un tous les deux ans nous  explique les vertus du Breizh Cola. Je réalise juste que le bus va loin ! Je n’avais pas compris que le départ et l’arrivée étaient à deux endroits aussi éloignés. Je calcule que pour emmener 45.000 personnes il faut bien 400 bus ! A l’arrivée voitures de pompiers rutilantes et clignotantes et Harley avec flics obèses mais pour une fois plutôt joviaux, et plein de volontaires enthousiastes « yeah ! you’re great ! you can do it », phrases que nous entendrons tout au long du parcours ! Magie du volontarisme américain.

Woodstock

Arrivé au départ spectacle étonnant de coureurs / campeurs ensevelis dans leurs duvets et couvertures de survie par 5 degrés dans l’herbe et la paille (ont-ils dormi sur place ?) et le grand cirque habituel pré marathon boisson / pipi / pommade / étirements. Comme on est aux US le pipi n’est autorisé que dans des lieux spécifiques, il doit y avoir plusieurs centaines de chiottes portables et tout fonctionne comme sur des roulettes.

Corral

Nous nous retrouvons dans le corral de départ ; Franck et moi avons « triché » pour être tous ensemble, normalement nos dossards ne nous le permettaient pas. Thierry n’a pas arrêté de me chambrer sur mon dossard « Elite »   (1-135) et je ne sais vraiment pas pourquoi j’ai un tel numéro et ça me met la pression ! Il reste encore plus d’une heure à attendre… Autour de moi, une foule diverse et bigarrée de toutes nationalités et apparences physiques, un Indien d’Amérique du Sud avec un casque à plumes, un mexicain, des japonais, des italiennes qui font une expérience scientifique et qui courent avec des capteurs, dont une fait un marathon par mois … Nous portons tous de vêtements d’attente : vieux sweat, pyjama en rayonne dorée (!!!), sac poubelle customisé, tout y passe, un vrai défilé de mode recyclable. C’est beaucoup moins oppressant que Paris, où on à l’impression d’être dans la fosse à un concert d’AC/DC et où on patauge dans la pisse. Tout le monde s’étire dans tous les sens, je repense à l’article de Blaise Dubois qui explique que ça ne sert absolument à rien, au contraire. Encore une fois je médite sur le caractère toujours changeant des vérités absolues…

Patriotes

Le pont nous domine dans le soleil… dans ½ heure on va partir de là haut… America the Beautiful à capella (« ladies and gentlemen please remove your hats »), c’est assez solennel : un p’tit coup de patriotisme ça fait toujours du bien par où ca passe. Beaucoup de participants sont eux-mêmes en mode exhibition, pas mal de français avec du maquillage bleu blanc rouge, le t-shirt qui dit bien qu’on est français …marrant de voir où le patriotisme va se loger. Tout le monde court, partage les mêmes envies et les mêmes angoisses mais bon, il faut quand même faire partie d’un groupe affiché de manière ostentatoire. Grégarité …

Technologie

Ca y est on va partir dans quelques minutes… Je teste et reteste mon cardio, dont j’ai changé les réglages d’affichage pour être sur d’avoir les bonnes données pour la course : vitesse, allure, FC. Thierry m’a dit qu’il ferait le pacer, nous avons longuement discuté – 5 :10 au kilo ou 5 :20 ? Je lui ai fait une petite fiche avec les temps de passage aux miles et aux kilomètres à partir de mon précieux tableau Excel avec toutes les allures. Il m’a promis de rester avec moi mais je veux lui laisser la possibilité de s’envoler s’il le souhaite. La veille le GPS a buggé : l’écran « looking for satellites » avait disparu … Saloperie de technologie. Un jour je me vengerai en courant pieds nus et sans rien d’autre qu’un petit short mais pour l’instant je suis techno-dépendant et réalise avec horreur que j’ai déjà déchargé la batterie à 20% et me demande si il tiendra jusqu’à la fin de la course.  Le premier gel avant le départ histoire de continuer à me rassurer et à prendre des risques ! Nous voyons démarrer une vague précédente sur la partie supérieure du pont, et juste après le coup de pistolet, et c’est parti.

Verazzano

C’est beaucoup moins compact qu’à Paris, le pont est tellement large, je pars juste 90 secondes après les premiers de la vague. Thierry est devant, il ne faut pas que je le perde, il cavale ce con ! Je réalise que la gourde me gène, le balourd m’emmerde à chaque foulée. Putain, c’est censé être un produit professionnel ! En plus mon GPS me donne des infos complètement fausses, nous sommes sur un pont qui doit faire une belle cage de Faraday. Et Thierry qui part devant, merde, merde, est-ce qu’il va réussir à tenir sur une allure d’escargot pendant 4 plombes avec moi ? Ca commence bien ! Je me calme en me concentrant sur la bonne nouvelle du jour : ma FC est basse, je suis à 130. Je vide ma gourde sur le côté, hop, au moins ça ne m’emmerdera plus, et je laisse Thierry filer devant, on verra bien ce qui se passe.

Le pont dure une éternité, 2 kilomètres pour être précis, je commence à monter en température, me débarrasse du blouson jetable, constate que tout va bien et rejoins Thierry au premier mile, qu’on torche plus vite que prévu – une fois le GPS recalibré nous sommes à 5 :10 au kilo, un peu rapide. Le pont passé, nous commençons a être sur la route et c’est assez dingue, il y a des gens partout en train de « cheerer » à l’américaine. On a plus l’habitude de les parcourir en voitures, ces rues, et là nous sommes au milieu de larges avenues, c’est cool.

Après deux miles nous rejoignons l’autre partie des coureurs partis sur le tablier haut du pont. Ca redevient super dense pendant quelques centaines de mètres et ensuite le flot de coureurs s’espace et on n’a pas besoin de slalomer pour rester à son allure, c’est agréable.

Thierry fait le timekeeper à chaque mile « on est bien, on est bien » … Un peu trop rapides mais bien quand même. Franck caracole devant nous et nous nous faisons la réflexion qu’il va le payer sur la fin, ce qui sera le cas. Moi je continue à m’étonner de ma FC, 145 après 30 minutes de course.

Bobos

Quelques tensions et mini douleurs apparaissent puis disparaissent, par ci, par là, j’y suis très attentif. Je sais que ça peut partir en 5 minutes ou s’amplifier jusqu’à devenir intolérable et on ne sait jamais ce qui va se passer. Je me focalise sur le souvenir des derniers entrainements avec les douleurs sous contrôle.  Entre l’écoute du corps et la volonté de dépassement de soi la marge est assez étroite ! Cette crainte ne va pas me lâcher de toute la course, mais au moins ça m’oblige à être prudent.

Méditation

Très concentré sur mes sensations, je ne dis pas grand-chose, Thierry non plus. Nous échangeons quelques mots de temps en temps, utilitaires (tu veux boire au ravito ? attention tu accélères ! on est bien, là, on est bien), de temps en temps un petit commentaire sur un coureur ou plutôt une coureuse, un joli derrière que nous dépassons ou qui nous dépasse, un gars en chaussures minimalistes …. Thierry boit quelques gorgées de temps en temps, moi j’y vais mollo aussi sur les ravitos, et j’ai décidé de ne pas m’arrêter donc je m’en fous partout à chaque fois, mais j’ai l’impression de grappiller quelques secondes précieuses.  Je surveille le GPS, toujours entre 5 et 5 :10 au kilo, et la FC qui reste tranquillement aux alentours de 145 – 150, même après une heure. Est-ce l’entrainement, le gel, les chaussures ? En tous cas ça roule. Thierry lui est à 120 …

Il y a de la musique partout, des groupes de rock, de jazz, des chorales. Guitares électriques, batteries, sonos de fortune à fond les gamelles avec distorsion à tous les étages … Je dis à Thierry que je ferais bien une animation musicale au Semi de Boulogne ; l’an dernier j’avais repéré un groupe dans ma tranche d’âge qui jouait des vieux trucs de blues, c’était cool et je m’y serais bien vu. Ca doit être marrant d’être à un point fixe et de voir passer tous les coureurs … on pourrait jouer « Run Baby Run » de Sheryl Crow ! Le seul endroit qui est moins bruyant est le quartier juif orthodoxe, Bay Ridge, où on est un peu dans un autre monde avec les costumes noirs et les tresses. Le temps s’étire doucement avec les miles, je suis à la fois complètement dedans, attentif à ma foulée et ma posture et un peu flottant par rapport à tous les stimuli extérieurs.

Semi

20K en 1 :43, arrive le semi – 1 :50, ca fait le marathon en 3 :40 si je continue comme ça ; toujours à 150 pulsations, je commence à me sentir en confiance et à me dire que je peux vraiment le faire ! Arrive un autre petit pont, le Pulaski bridge, facile à avaler, qui nous fait passer de Brooklyn au Queens. Pas mal de bifurcations à angle droit et 3 miles plus loin on arrive en face du QueensBorough bridge, un gros morceau, Thierry m’a prévenu. Je m’en rends compte après quelques centaines de mètres, il va finir quand ce truc ? Ca n’arrête pas de monter, c’est oppressant, je sens une tension  dans ma poitrine et l’espace d’un instant je me demande ce qui m’arrive. Le spectre de l’ami de mes parents décédé au Marathon de NY il y a 30 ans (c’était un grand sportif, si, si) et tous les articles d’ Art de Vany sur les méfaits des sports comme le marathon ou l’Ironman me traversent l’esprit, rapidement. C’est vrai, il y a régulièrement des morts dans les marathons, y compris chez des athlètes, mais bon, c’est encore plus dangereux de ne rien faire, et je me sens en vitesse de croisière, pas du tout dans le rouge, et la tension se dissipe, pendant que je double allègrement les premiers coureurs qui crampent dans la montée et qui s’arrêtent en grimaçant. Au bout de quelques longues minutes on atteint le point d’inflexion mais j’ai perdu des précieuses secondes (6 :37 au kilo dans la montée !) et ça redescend, ouf, j’ai envie d’accélérer et Thierry me retient.. En bas du pont virage à 90, foule super compacte, hurlements, applaudissements, j’ai les larmes qui me montent aux yeux, c’est idiot mais super émouvant sans que je sache très bien pourquoi.

1st Avenue

Bam, la première avenue de Manhattan. 16ème mile, il en reste 10, dans la tête c’est moins que 16 kilos mais  c’est le faux plat de la mort : 4 miles en ligne droite. A partir de maintenant je peux me mettre en comte à rebours ! Je commence à entrer dans des territoires d’efforts assez raréfiés, mais toujours tranquillement à 150 pulsations, pas de crampes, les tendons d’Achille raides mais si ça avait du empirer ça serait déjà arrivé, je pousse un peu et fais quand même le 27ème kilo en 5 :08. C’est à ce moment que Thierry, peu disert depuis un moment, me souffle qu’il souffre le martyre avec son tendon depuis un bout de temps et qu’il va lever le pied, et qu’on se retrouvera à l’arrivée. Merde. Pour en avoir eu je sais que cette douleur est assez intolérable et qu’elle empire à chaque foulée. J’’hésite une fraction de secondes à rester avec lui, mais il ne me laissera pas, on n’est pas dans le Ténéré et j’ai salement envie de faire moins de 3 :45 ! Je continue donc en me disant que je peux me lâcher un peu au niveau vitesse, mais j’ai beau vouloir accélérer mes jambes font de la résistance et j’ai du mal à rester sur les 5 :20. Un autre pont approche,  le Willis Avenue bridge, qui nous emmène dans le Bronx – mot magique qui me rappelle les vieux Rock and Folk avec tous les musiciens de mon adolescence qui en viennent.  En descendant du pont, dans le virage qui renvoie vers la 5ème avenue, un groupe de pom pom girls avec YMCA à fond la caisse. Les coureurs essayent tant bien que mal de faire la chorégraphie qui a fait le tour du monde, dans le contexte c’est plutôt marrant. Ils ne savent pas que la chanson, comme le groupe, a été composée par deux français !

Mur

Là ca se corse. Je suis au-delà des 20 miles, soit 32 kilos, donc en train de foncer vers le fameux mur. Ah le mur ! Toutes les histoires et théories: panne sèche de glycogène, accumulation fatidique d’acide lactique, difficulté à passer sur la « réserve » de gras, problèmes de neurotransmetteurs … j’ai cru à chacune de ces théories à un moment ou à un autre et elles doivent toutes être un peu vraies. J’essaye de faire un peu de calcul mental : « sachant que la réserve initiale de glycogène mobilisable est d’environ 300 grammes dans les cuisses et autant dans le foie, et que je prends un gel toutes les 45 minutes contenant 37 grammes de sucres, au bout de combien de temps je suis complètement à sec ? ». Je n’arrive pas vraiment à faire les calculs, mais je sens que mes jambes sont de plus en plus raides et que je ralentis, 5 :40 au 34ème ; 5 :30 au 35ème. Dilemme : ma FC reste raisonnable, aux alentours de 160, je peux monter au moins à 175 vu ce qui me reste à parcourir mais je vais avoir les boules si j’ai un gros bobo qui m’oblige à m’arrêter. J’opte pour la prudence en me disant que 3 :50 est jouable, je m’arrête carrément au ravitaillement du 38ème (bam ! 45 secondes de perdues), et je repars – plus que 4 bornes !

Central Park

Ca y est : la 5ème avenue rejoint Central Park. Ca sent l’écurie ! de plus en plus de monde, je ne sais plus vraiment ce qui se passe, juste qu’au bout on rentre dans Central Park et qu’après c’est presque fini !On arrive dans le 24ème mile, ca tourne et ça monte et ça descend. J’essaye de doubler autant que je peux, il y a maintenant plein de coureurs arrêtés ou marchant sur le bord, je compte les minutes en me disant que c’est moins qu’un 3.000 en fractionné, sauf que d’habitude je n’ai pas 40 bornes dans les pattes ! Une femme brandit un écriteau « Pain is temporary, pride is forever » c’est bien vu, je vais m’en souvenir !

Arrivée

Nous sortons du parc pour entrer dans la 59ème rue, une foule super compacte, et maintenant il y a les panneaux : plus que 800 yards … Merde, c’est combien de mètres un yard ??? Plus que 400, l’arrivée est visible allez je pousse un peu, je vais faire les derniers 200 mètres en 4 :50 au kilo, ma vitesse la plus rapide de toute la course. Je termine en 3 :48 :39 sur mon cardio et le classement sera de 3 :49 :51. Même pas mal !

Survival

Hop la couverture de survie « finisher » le sac aussi avec une bouteille de Gatorade aux protéines (tiens donc) que j’enfile sans respirer. J’ai assez peu bu pendant la course, surtout pour diluer les gels, et mon estomac est modérément content. Je veux m’arrêter pour m’étirer un peu mais on me conseille de continuer à marcher, à juste titre Il y a des gens arrêtés partout, des qui sortent des tentes médicales avec des sacs de glace scotchés aux mollet, aux genoux, quelques flaques de vomi … l’atterrissage est dur, et il faut marche un sacré bout de temps pour retrouver les sacs, je ne sais pas exactement combien de temps mais sans doute au moins un kilomètre et il commence à faire froid, à l’ombre. Je cherche Thierry dans la foule, mais on est tous comme des pingouins avec notre couverture en aluminium … mais on finira par se retrouver devant le camion UPS avec les sacs.

Epilogue

Super course, bonheur de ne pas se sentir blessé, d’avoir contenu les problèmes éventuels et tenu mon objectif. Faire un marathon sans être explosé à la fin, même si ça prouve qu’on aurait pu faire mieux, c’est super agréable et je réalise que c’est la première fois que ça m’arrive. Question évidente, combien de minutes aurais-je pu gratter si j’avais allumé un peu plus, mais ça, je le saurai la prochaine fois !!!

Publié le par Phil D | Laisser un commentaire

Paleo lunch du Dimanche

Quelques innovations pour déjeuner ..

Suite aux nombreux articles lus sur les AGEs (je ferai un post un de ces jours), je tente la viande crue : Rumsteak mariné avec du jus de citron, du gingembre,  de l’huile d’olive et de la coriandre. Une salade de pousses germées (un nouveau truc que j’adore), des cèpes et des aubergines au cumin. Et du rosé !

le boeuf cru mariné : un délice. et pas besoin de faire un barbecue.

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Le WE le plus chargé du plan marathon

C’était ma semaine la plus chargée, maintenant il va falloir se calmer un peu. 1h20 Mardi, 20 * 200 Jeudi (ouch), hier 2*3000 et 2000, plus les 40 minutes avant et après,  et la sortie d’aujourd’hui ça fait 15+12+16+30  … 73 kilomètres. Bon, pour certains c’est pas grand chose, mais pour moi, c’est une grosse semaine.

Aujourd’hui je devais faire une sortie longue « classique » LMVLM et je me suis fait embarquer par Thierry pour aller faire un 10K dans le 15ème : on y va en courant (10 bornes), on le fait (10 bornes), et on revient. Bon pourquoi pas.

La course en ville est toujours agréable. Nous sommes partis de Sèvres à 8h15, Il faisait bon, pas de pluie. C’est un peu space d’arriver en courant, on laisse les vêtements déjà mouillés au vestiaire, on chope le dossard et hop on part faire la course. Le parcours de la Corrida du 15eme est sympa, on passe dans le parc André Citroen, et un 10 bornes, c’est vite fait – en l’occurrence 43 minutes, un bon 14 à l’heure, sans forcer. Croisé quelques X runners, en faisant des courses régulièrement on retrouve des gens. Thierry a eu un problème, déchirure musculaire sans doute – finalement c’est facile de se blesser et ça ne prévient pas. C’est vraiment pas évident de bien doser la quantité d’entrainement et je me demande toujours si je vais tenir ces 42 bornes. Du coup, double séance de glaçage aujourd’hui.

Sur le retour : le soleil se lève, les nuages se déchirent, c’est fabuleux. Les odeurs de forêt dans le parc de l’ile saint germain, d’eau saumâtre le long de la seine et des péniches, de plantes diverses … au bout d’un certain temps de course tous les sens sont en éveil, il y a cette espèce de connexion avec l’environnement, c’est une sensation fantastique.

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Alimentation pré-course

Une étude médicale très intéressante qui m’a été communiquée par Gregory.

C’est toujours une question de savoir quoi manger avant une épreuve comme le marathon. Une technique classique est le « carbo-loading » 3 jours avant la course, pour maximiser les stocks de glycogène musculaire. En mon temps je me suis levé en pleine nuit pour manger une miche de pain (bonjours l’estomac pendant la course, mais c’est comme ça qu’on apprend …)

Il n’est pas possible de stocker suffisamment de glycogène pour tenir sur toute la course. On peut an maximum stocker 500 grammes de glycogène, à la fois dans le foie et dans les muscles. Celui du foie peut être utilisé partout, mais on ne peut pas utiliser le glycogène des biceps pour les mollets !

500 grammes, ça fait 2000 calories et un marathon c’est plutôt 3000, donc à moment donné il n’y en a plus (le fameux mur) – et l’idée du low-carb est d’augmenter l’adaptation de l’organisme à la consommation de lipides (acides gras libres) comme carburant afin de limiter la dépendance au glycogène. C’est assez complexe  mais en gros plus l’effort est intense et plus le corps préfère le glycogène comme carburant (ceci dit je ne sais toujours pas pourquoi, parce que je n’ai pas l’impression qu’il y aie une différence d’efficacité énergétique entre les deux combustions).

Notre corps consomme couramment le glucose et des acides gras pour avoir de l’énergie. En fait plus on est entrainé, plus on consomme du gras lorsqu’on fait des efforts peu importants, et plus on peut aller vite sans consommer trop de glycogène. C’est pour ça qu’on peut s’affuter après un effort intense : dans les 24 heures suivant un effort qui crée une « dette d’oxygène », le corps va consommer massivement des acides gras comme énergie. j’avais étalonné la vitesse à laquelle je consomme le plus de lipides en proportion lors d’un test dans le laboratoire de Véronique Billat en 2010 et c’était  aux alentours de 8 – 9 k/h. Pour les curieux, on arrive à avoir cette information en analysant la quantité de CO2 rejetée en respirant, car l’oxydation des glucides rejette plus de CO2 que celle des acides gras.

Le stockage du glycogène nécessite aussi de stocker de l’eau, 2 grammes d’eau pour 1 gramme de glycogène, c’est pour ça qu’on prend du poids lorsqu’on se « surcharge » en glycogène avant une course. Je serais curieux de refaire le test maintenant que je mange très peu de glucides mais le test avec masque à gaz n’est pas très agréable !

Bref ! Normalement on prend toujours une « ration d’attente » très glucidique juste avant la course pour préserver au maximum les réserves de glycogène hépatique, qui sont consommées pendant la nuit. Et là un labo de recherche japonais a essayé plusieurs protocoles et les a comparés :

– repas 4 heure avant course glucidique

– repas 4 heures avant course lipidique + gel à la maltodextrine juste avant la course

– repas 4 heures avant la course lipidique + placebo

Ce qui donne le meilleur résultat est le deuxième cas. Pour résumer ce qui apparait dans l’étude (et qu’on sait déjà) – la ration d’attente a tendance à faire monter le niveau d’insuline dans le sang. Qu’est-ce qui se passe quand l’insuline augmente  ? L’utilisation des acides gras libres comme énergie est inhibée. ça parait logique, si il y a de l’insuline,ça veut dire qu’il y a du sucre, et il vaut mieux le bruler tout de suite. Donc là la ration d’attente, au contraire, stimule l’utilisation des acides gras, et on reprend une charge de glucides juste avant la course, parce que dès que l’effort a commencé, il n’y a pas de pic d’insuline, les glucides sont directement utilisés comme énergie.

Ce qui n’est pas indiqué dans l’étude et qui serait intéressant, c’est comment les athlètes étaient alimentés le reste du temps. Il serait intéressant de comparer aussi des athlètes qui suivent un régime low-carb et d’autres qui suivent un régime normal. Normalement, l’alimentation low-carb augmente l’efficacité de la filière énergétique  des acides gras.

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Mangez de la vraie nourriture …

J’ai pas tellement de temps ce soir j’ai plein de boulot, mais il y a quand même quelque chose qu’il faut que je dise !

Dans mes lectures actuelles, on parle beaucoup de manger de la « vraie nourriture » (« real food », préparée maison, achetée au marché, etc.) pour tout un tas de raisons, où la santé peur rejoindre un idéal social … par opposition aux plats préparés dont j’ai nourri mes enfants et moi aussi pas mal ces 20 dernières années.

Je ferai des posts sur le sujet, parce qu’il y a de quoi dire sur les OGM, les sucres cachés partout, les AGE (ha ha un nouveau truc dont on parle et qui est carrément terrifiant) mais pas ce soir, j’ai un appel d’offres à finir 🙂

Bref ! ce soir je rentre plus tôt que prévu et ô miracle il n’y a personne à la maison, ni famille ni amis ni femme ni enfants et donc c’est très triste mais je peux me faire à bouffer ce que je veux, ce qui est rare, les arbitrages familiaux depuis des années ayant amené au plus petit dénominateur commun, des pâtes avec de la viande blanche et pas trop de condiments et d’aromates… et donc je décide de me faire un plat de courgettes avec quelques excursions : gingembre, ricotta, basilic citron et … je décide de mettre un mélange d’épices « Tandoori » Ducros pour épicer le truc et voir si ça se marie bien avec l’huile de noix de coco.

Bon, je  mitonne ça doucement, ça sent bon, je mange en écoutant un podcast, c’est pas mal mais … après ça je sens le glutamate, dans doute inclus dans le  mélange d’épices,  qui m’envahit les papilles et qui ne me lâche pas la grappe. Tue l’amour complet. Même sensation que la semaine dernière où j’ai voulu finir des crêpes Picard jambon champignons. Ca ne m’arrive jamais quand je mange des trucs simples et non préparés.

Moralité : une fois qu’on prend l’habitude de manger de la « vraie nourriture », la fausse vous agresse violemment. Et sans sombrer dans des analogies à deux balles, si on se dit que l’agression des papilles est corrélée à ce qui se passe à l’intérieur, ça ne donne pas envie d’acheter des plats préparés, même si on a l’impression que ça nous facilite la vie. Une tranche de jambon avec une poignée de noix et un yaourt c’est facile aussi et pas cher …

Merde, je suis en train de devenir un écolo paléo minimaliste !

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Pour comparer : 20 K 2011

Pour comparer : 20 K 2011

chaussettes, camelback (avec des BCAA péniblement réduits en poudre), foulard, t-shirt, casquette, bandeau  … tout cet équipement inutile 🙂 et lourd 🙂 sans parler du  gras 🙂 🙂 🙂

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20 K de paris 2012 – impressions et résultats

1:29:40 – 125ème sur 2286 🙂

Une bonne course : à mon cardio, ça dit 1:29:50, le classement officiel c’est 1:29:40. l’an dernier j’avais fait 1:38; petite progression en vitesse,je suis à peine plus rapide que  sur le semi de paris en Février. Ceci dit j’ai gagné plus de 100 places (l’an dernier j’étais 250ème), et ça me laisse à penser que je pourrais bien faire dans les 100 premiers l’année prochaine. C’est encore loin du podium, mais faut se contenter de ce qu’on peut faire !

Les nouvelles Adizero sont parfaites, pas d’ampoule, ni de brulure, rien. Et quand à courir torse nu, après 1 km de course, ça le fait bien, même sous la pluie : au contraire, plus de sensation de t shirt collant. Quelques commentaires amusés qui flattent mon côté cabotin 🙂

Sur quelques parties de course je sens bien la « foulée qui roule », même si en voyant les photos des Greg je continue à talonner méchamment !!! et finalement je passe la moitié du temps à me forcer à ralentir pour en garder sous le pied. Encore beaucoup de travail à faire sur l’économie de course, qui ne peut se faire … qu’en faisant des courses, et je n’en fais pas assez.

Finalement un 20 bornes, quand on fait des sorties longues de 25, ça passe assez vite. Il faut rester concentré sur les essentiels : la foulée, la posture, la cadence et ne pas trop se laisser distraire. Le problème c’est de savoir jusqu’à quel point on tire sur la machine et c’est là que ça se corse. J’ai voulu suivre les conseils de Jean, démarrer lentement puis accélérer après 5 kilomètres mais en fait  le premier kilo, c’est la merde parce qu’il y a trop de monde (j’ai fait 5:11) et juste après il y a une grande descente donc il faut en profiter ( 4:12 au deuxième). Et ensuite on navigue comme on peut, en essayant d’accélérer dans les descentes et d’y aller mollo dans les côtes … et en se calant comme on peut avec la vitesse. Mais la vitesse instantanée n’est vraiment pas une mesure fiable, et la vitesse moyenne ne permet pas de savoir si à un instant donné on va un peu trop vite ou un peu trop lentement. Rajoutez là dessus quelques tunnels dans lesquels le GPS perd le signal et du coup sort des moyennes délirantes … et finalement je me dis que la seule mesure fiable, c’est le cardio. Sauf que la j’ai décidé d’y aller « au feeling » pour ne pas m’autocensurer … et donc j’ai passé la course à naviguer à vue, entre 4:30 et 4:15 au kilo – et au final j’ai fait 4:26.

Alimentation : j’ai fait la course à jeun (ayant mangé des pâtes et du pain hier soir) , avec juste deux cafés additionnés de miel et ma boisson bicarbonatée comme boisson d’attente, et comme je flippais un peu j’ai mangé deux gels à une heure d’intervalle. J’ai juste bu quelques gorgées d’eau aux ravitaillements mais le gel me reste sur l’estomac, limite point de côté et c’est un peu pénible.  Ma glycémie de retour à la maison (soit 2 heures après la fin de l’effort, et en ayant bu 1/2 litre de boisson) était de 1.1 g/l, donc même plutôt haute. Là mon estomac est assez mécontent, mais je ne sais pas si c’est la course, les pâtes hier soir, ou le rôti de porc – mon beau-père n’a pas fait la course et n’est pas très bien non plus cet après midi.

Curieux de savoir si je pouvais faire mieux et si j’avais été un peu « en dedans », rentré à la maison je branche la clé USB pour downloader les données et notamment voir ma FC pour pouvoir la comparer à l’an dernier et … j’ai du faire une connerie, parce que les données n’y sont pas. Je ne saurai donc pas si j’aurai pu aller plus vite, ce qui est carrément con parce que c’est justement pour ça que j’ai fait cette course. On dit toujours qu’il faut tester et re-tester la configuration des appareils avant la course, et bin j’aurai du et je ne l’ai pas fait. Et une leçon, une !

Mais je crois que pour NY j’utiliserai aussi ma FC comme guide, histoire de ne pas devenir hystérique à chaque fois que je passe sous un pont 🙂

Lien vers la course dans Garmin Connect : http://connect.garmin.com/activity/233212320

Lien vers les photos de Greg : https://plus.google.com/photos/107997470486920066523/albums/5799208471603371153

Là je vais me gaver de bicarbonate et aller faire une petite sieste !

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Juste avant la course …

C’est toujours le flip, même pour une petite course. Je me sens tout mou et j’ai mal partout. Et j’ai des nouvelles pompes, avec lesquelles je n’ai fait que deux sorties; elles font exactement la même taille que celles que j’avais avant, mais j’ai l’impression qu’elles sont plus petites. Angoisse placebo je suppose.

Chaussettes ou pas chaussettes ?

Stricty low carb ou si je prends un peu de glucides pour diner ?

Bon au moins j’ai trouvé un moyen de mettre mon dossard sur mon short. Reste à programmer le GPS – sans doute en allure kilométrique.

Bon au moins, pas de camelback cette année, ni de foulard – on va essayer de rester minimal et de tourner en moins d’1:30.

Et Greg va me prendre en photo … au moins sans T shirt je serai facile à repérer …

 

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paleo breakfast #1

Pour Gilles, inspiré par Gregory : maquereaux avec du curcuma, basilic du jardin, ricotta, quelques noix diverses et 1/2 avocat. Et une grande tasse de café noir.

Yummy !

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l’avis du cardiologue …

Podcast passionnant sur « livin la vida low-carb » (épisode 538) – écoutez le si vous êtes anglophones.

Un cardiologue, qui a été très sportif, prend du poids petit à petit.

Ses patients, américains lambda, tous pré-diabétiques et en syndrome métabolique, viennent le voir avec des problèmes cardiaques. Il leur conseille, invariablement, la cure type : moins de gras, plus de glucides, un p’tit shoot de statines, 4 à 5 heures de cardio training par semaine; Ils reviennent le voir tous les trois mois et ça ne s’arrange pas vraiment : un peu plus de poids, un peu plus de triglycérides, un peu plus de cholestérol.

Il les admoneste : arrêtez de tricher par rapport à ce que je vous dis, nom d’une pipe ! Soyez plus rigoureux. Et hop, plus de statines, tant qu’on y est, pour assurer le coup. Allez voir mon nutritionniste et mon coach. Trois mois plus tard, même histoire. etc. etc.

Jusqu’au jour où il décide, inquiet par rapport à sa prise de poids, de s’appliquer le même régime. Lui, il sait qu’il ne triche pas … et rien ne s’arrange, comme pour ses patients. Merde alors.

Et là il tombe par hasard sur des promoteurs du lowcarb, des médecins aussi … se dit qu’il n’a rien à perdre à essayer, même si c’est contraire à ce qu’il conseille à ses patients depuis 30 ans, et …

Ca marche. « Aha moment » : ce que je conseille à mes patients, ça ne fonctionne pas !!! Il y a une autre méthode qui marche, mais on n’en parle pas.

Je passe sur les explication scientifiques. La candeur avec laquelle il explique le truc. La pression sociale « peer pressure » fait qu’il vaut mieux prescrire la même chose que les collègues plutôt qu’un truc différent fait sens, mais froid dans le dos aussi. Ce n’est pas la vérité qui compte, mais le consensus. Un bon sujet de psychologie évolutionniste (et comportementale, aussi). Pas de théorie du complot (même si on sait que les statines sont des blockbusters et qui si on commence à les conseiller pour les  … enfants, au cas où … il doit y avoir un sacré lobbying derrière).

Bon en racontant ça j’ai un peu l’impression d’être dans la posture de l’inventeur du moteur à eau, ou de la fusion froide avec deux boites de conserves. C’est vrai qu’on se sent plus au chaud quand on pense la même chose que notre groupe de référence, que quand on revendique une posture différente : il fait froid dehors !

A mon avis, un immense moteur de la croyance religieuse (mais c’est un autre sujet)

Mais si on cherche un peu … il y a beaucoup de littérature scientifique sur le sujet, il suffit de chercher. Et surtout : on peut expérimenter soi-même. Changer d’alimentation, voir si on sent mieux ou moins bien, notre niveau d’énergie et de fatigue. C’est facile si on s’y intéresse (dit il après 24 heures de diète et une heure de course aujourd’hui, avec 10 fois 200 mètres en 42 secondes). Qu’est-ce qu’on a à perdre ?

Quand j’en parle, on me dit : impossible de ne pas manger à midi, je vais tomber dans les pommes, impossible de se passer de sucre, de pâtes, etc … et quand on essaye … c’est pas difficile. (Bon OK j’ai mes propres soucis avec la cigarette et le vin mais j’y travaille :-))

Instantanés en relation : la fille de mon beau-frère, obèse, qui va se faire faire une réduction de la taille de l’estomac pour maigrir. Pas mal de brésiliens à la maison en ce moment, croissants, pain, riz, jus de fruits divers … une montagne de glucides et des médocs de partout pour contrebalancer ça.

Et mon ami Gilles M qui m’appelle ce soir pour me dire qu’il est passé au petit déj avec oeufs, avocats, huile d’olive, qu’il m’a vu pratiquer avec beaucoup d’incrédulité lors des séjours à la maison … et qu’il vient de se faire un bilan lipidique et que, bien, c’est pas pire qu’avant. C’est pour lui que j’ai écrit le post. Il aura peut-être un commentaire à faire …

 

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