L’odeur de la rentrée …

Rentrée au travail mais aussi sur l’entrainement : mine de rien le marathon de La Rochelle, c’est dans 8 semaines. Mon mois d’Aout a été quelque peu erratique, avec notamment deux infections (a défaut de qualification plus précise) qui m’ont mis à plat ; la première, j’ai cru que j’avais un infarctus tellement j’avais mal au thorax, impossible de respirer pendant 48 heures. Je me suis rassuré en me disant que si c’était vraiment un infarctus, je serai déjà mort :-). Et que la fièvre ne faisait pas partie des symptômes classiques.

Est-ce l’excès d’exercice (et de vin …) pendant la semaine ou le stress du retour à Paris ?

Je n’ai pas tranché, mais la même chose s’est produite au retour de mon autre semaine de vacances. Même si, comme tous mes camarades de course étaient malades, et la moitié de mes collègues aussi, on peut au moins dire que c’était un sacré virus.  Et que peut être que qu’il n’y a aucune corrélation entre les évènements.  Ah, la tendance à tout interpréter… Et la frustration de ne pas être tout-puissant, aussi. Je cours à moitié nu tout l’hiver, tout va bien et je me fais terrasser par un virus au mois d’Aout ; et qu’on ne me parle pas de changement de température, les bactéries ne naissent pas spontanément quand la température baisse, aux dernières nouvelles !

Deux séances significatives cette semaine.

Hier : VMA, 16 fois 200 à 42s, 30 secondes de récup, ça c’est de la reprise ! Une vraie séance de VMA, puisque les 200 en 42s c’est 3 :30 au kilo, et donc à peu près ma VMA.  Donc : ça me fait toujours peur. J’ai dormi 5 heures la veille et j’étais gomblèdement balade la semaine dernière. Il a plu toute la nuit, il y a un vent à décorner les cocus. Deux cafés, une hésitation à prendre un peu de glucides, mais ketosis power !, et si je n’y arrive pas, au moins j’aurai une bonne raison.

Sur le stade il y a une classe, comme souvent en semaine. Les ados se trainent, postures épouvantables,  prof avec un sifflet.  Je me fais discret et j’aligne les 200 en slalomant en peu mais ça fait plus des conditions de course.  200 mètres c’est assez facile en fait : les premiers 100 mètres, c’est juste 20 secondes, et après il reste 20 secondes 🙂

Tension dans le mollet gauche, pointe d’angoisse, souvenir d’une séance de 100 mètres à fond qui m’avait valu quelques semaines douloureuses. J’essaye de me relâcher, d’être bien dans la posture, et j’arrive au bout des 16 fractions sans difficultés autres que la trouille d’une grosse contracture.

Joli cadeau : une trouée dans les nuages et un rayon de soleil de Septembre sur les flaques d’eau. Superbe, à ce moment là que je me dis que ça valait la peine de me faire violence.

Les ados ont fini leurs tours de piste aussi et font vigoureusement des étirements statiques. Grrr.  Je me permets juste de dire à une jeune fille qui se plaint que ça fait mal que … ça ne devrait pas faire mal, jamais. Je repars en ronchonnant intérieurement que, décidément, les habitudes ont la vie dure, surtout quand elles sont mauvaises.  Une séance de course sans aucune remarque sur la posture, suivie d’étirements statiques, ça sert à quoi exactement ?

Sur le retour le mollet tire beaucoup – ais-je été trop vite ? Un bon massage, une douche froide et je vais affronter mon autre réalité.

Encore une nuit de 5 heures et ce matin c’est 1h15 d’endurance. C’est là qu’on voit si la séance d’hier a été assimilée …mollet, mollet, comment vas tu ? deux cafés, c’est reparti.

C’est vraiment l’automne. Un peu de buée qui sort de la bouche, sensation de fraicheur  et surtout l’humidité et l’odeur des bois. Parfum particulier, l’odeur un peu acide des feuilles qui commencent à se décomposer. Les bogues, les marrons.….l’odeur des bois de mon enfance, en Dordogne.

Les odeurs défilent dans ma tête : à Majorque, c’était tapissé d’épines de pin et je sentais presque le gout de l’huile d’olive. Montpellier, Perpignan : le maquis du sud, acide et frais, lavande et romarin, ciste et chêne-liège.

Les eucalyptus à San Francisco …  ouverture totale des poumons.

La forêt brésilienne : l’âcreté de la latérite.

Et bien sur, les courses sur la plage avec simplement l’odeur de la mer.

Je ne sais pas celle que je préfère  … je les aime toutes !

Et vous ? Vous avez les narines bien ouvertes quand vous courez ?

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Un commentaire pour L’odeur de la rentrée …

  1. Le problème quand tu cours quasi uniquement en ville sur bitume c’est qu’avec les narines grandes ouvertes, tes conduises nasales ressemblent plus à celles d’un mineur que celles d’un bucheron 🙂

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