Glycémie …

Sortie longue ce matin, 1h45, 20 km .  Comme d’habitude, départ à jeun, un café et un verre d’eau.

Ayant en ce moment un glucomètre  à portée de main, grâce à mon beau-père, diabétique et grand consommateur de glucides, je mesure avant de partir : 0,95 g/l , ce qui est normal, plutôt dans la fourchette haute (la moyenne est 0,85, et en ce moment je ne mange pas beaucoup de glucides, mais dieu sait que j’en ai ingéré des tonnes ces dernières années). Re-mesure à l’arrivée : 0,40 g/l, soit une hypoglycémie carabinée.  Genre, on voit des papillons et on a les guibolles qui flageolent.  Mon beau-père hallucine un peu. Moi, ça va. Je viens de faire 20 bornes en variant les allures et j’aurai sans doute pu en faire 10 de plus. Suis-je en train de devenir une « fat-burning machine » ? Pas d’odeur spécifique d’acétone dans l’haleine ou les urines.  Mais je commence à réaliser qu’il est possible d’être endurant en ayant une alimentation « strictly low-carb ». Enfin presque. On va dire que le vin ne compte pas 🙂

Mais en écoutant l’autre jour le champion de triathlon Suédois  Jonas Colting qui est un adepte de la diététique paléo, et quelques autres dont il faut que je retrouve les références, je me dis qu’il y a un truc à creuser.  En tous cas Joe Friel, entraineur de triathlètes depuis des décennies (68 balais aux fraises) a écrit un bouquin avec Loren Cordain « the paleo diet for athletes », où il défend cette stratégie. J’en ai un autre en réserve que je n’ai pas encore lu dont je ferai part ici  un peu plus tard.

Faire un marathon sans se prendre le mur, ça doit être sympa …

A suivre … un post sur l’addiction au sucre …

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Minimalisme

Comme beaucoup de coureurs, et beaucoup de « geeks », j’adore le dernier truc à la mode, et qui me fait partir en pensée magique. J’ai donc consciencieusement acheté des chaussures avec super amorti, des vêtements techniques avec évacuation de la transpiration automatique, des collants de compression, un camelback pour m’hydrater pendant les sorties longues dans lequel je pile des BCAA pour protéger ma masse musculaire du catabolisme, des chaussettes à triple foyer et fil d’argent pour éviter les ampoules et les odeurs nauséabondes, des écouteurs pour iphone résistant à la transpiration et au fractionné… et j’en passe.  Je résiste au pilules qui permettent d’augmenter la VO2 max de 20% en une semaine, mais j’ai du mal. Et si ça marchait ?

A chaque fois il y a l’espoir, le désir secret qu’il va se passer un truc miraculeux qui va permettre d’aller plus vite, d’avoir moins mal … et globalement il ne se passe pas grand chose.

Depuis un an j’ai un peu changé d’attitude. A la fois pour des raisons pratiques et « philosophiques ». Il faut dire que voir la vidéo d’Erwan Le Corre (cherchez le sur YouTube – movnat), courant juste en short, pieds nus, à fond les ballons,  sur des sentiers rocailleux, plus vite que moi avec mes 1000 euros de matos sur le dos, ça fait un peu réfléchir (note personnelle : Thierry, ne t’inquiètes pas : je pense qu’un bon cardio / GPS c’est un super investissement et ça vaut le prix de quelques paires de pompes :-)).

Alors qu’est-ce que j’ai fait ?

Je cours sans t shirt; Quand on y pense, mettre un t shirt qui est censé évacuer la transpiration alors que si on en a pas elle s’évacue toute seule … et que, tout technique qu’il est, au bout de 20 minutes, de toute façon ça colle et c’est trempé et c’est désagréable… quel intérêt ? En plus, il se trouve que la vitamine D est fondamentale dans tout un tas de processus métaboliques, que la plupart des gens sont déficients (entre 70 et 80% aux US), et que la meilleure manière d’en fabriquer, c’est de s »exposer au soleil. Comme c’est proportionnel à la surface … en étant torse-nu je dois en fabriquer 2 ou 3 fois plus qu’en portant un t-shirt, alors pourquoi se priver ?  Confronter son corps au froid est une excellente manière de stimuler le système immunitaire, et accessoirement de bruler des calories. Indice : Michael Phelps consomme 12.000 calories par jour quand il s’entraine. Plus que n’importe quel athlète. Pourquoi  ? parce qu’il passe sa vie dans la flotte, froide, et que son corps met le métabolisme en mode turbo pour éviter l’hypothermie. On croit, à tort, que l’exposition au froid provoque les rhumes, mais c’est le contraire : la prolifération des bactéries et virus se produit dans les maisons chauffées, pas dehors. J’ai couru torse nu par -7° cet hiver et je n’ai pas attrapé de pneumonie. Après il y a une dimension pratique (plus la peine de se demander quel t shirt mettre), narcissique (ben oui, c’est cool de se sentir bien dans son corps et de le montrer, surtout quand on est affuté), et le petit challenge perso : est-ce que je vais réussir à courir tout l’hiver comme ça ? Et puis c’est cool de sentir le vent sur son corps, et les variations de température. Une de mes expériences sensuelles préférées est la sortie du sauna et le saut dans l’eau glacée, et il y a un peu de ça aussi …

Je cours sans chaussettes. Idéalement, je voudrais courir sans chaussures, mais la route est longue (joke). Là aussi, chercher les chaussettes, mal appariées (quelle femme de ménage sait qu’il y a des chaussettes droite et gauche pour les coureurs d’élite ? ). Avec un peu de talc au début, maintenant sans rien; pour un marathon ça fait un peu peur mais on verra dans quelques semaines. Il faut juste laver les chaussures de temps en temps.

Je n’utilise plus le Camelback. à moins de sortir plus de 2 heures, avec une hydratation correcte au début, je n’ai pas de problèmes. Et nettoyer un Camelback dans lequel on a mis des comprimés de BCAA, c’est vraiment casse pieds.

Je ne prends plus mon iphone.  Pendant longtemps j’écoutais France Inter le matin, en courant dans le Parc de Saint-Cloud, et puis le signal disparait, il faut s’arrêter, c’est chiant, on perd le rythme, et puis franchement écouter les nouvelles économiques le matin, c’est carrément déprimant … j’aime toujours autant écouter de la musique, mais quand on ne fait rien d’autre que courir quand on court, il se passe deux choses : on peut vraiment se concentrer sur ce qu’on fait (posture, foulée, juste être attentif à son corps) et se mettre en phase avec la nature. Un lever de soleil dans le parc de Saint-Cloud avec la brume du matin, ça vaut une messe en terme de spiritualité et de communion avec les éléments. Enfin, pour moi. Plusieurs études récentes montrent que l’exercice physique est d’autant plus efficace qu’on est concentré sur ce qu’on fait : il y a quelques années je faisait des heures sur un elliptique dans mon garage en regardant des films ou des cours de guitare  histoire de me dire que je ne perds pas mon temps – finalement ça envoie juste le message à notre corps que ce qu’on fait est tellement chiant qu’il faut occuper le cerveau avec autre chose. Il vaut sans doute mieux faire 20 minutes de fractionné intense dans la nature en regardant où on met les pieds qu’une heure de cardio dans son garage en pensant à autre chose.

En plus,  il y a un élément de méditation évident quand on court. L’idée de la méditation est de se concentrer sur un élément physique, respiration, perception des organes, pour laisser filer les pensées et les émotions, et c’est exactement ce qu’on fait quand on court, et on laisse les pensées aller et venir … et souvent des idées nouvelles émergent.

Je n’utilise plus de collants de compression. Enfin, si, pour la récup, de temps en temps. Je n’ai pas vu de différence avec ou sans (mais je ne cherche pas le dixième de seconde non plus …) et puis … c’est tellement moche 🙂 à moins de vouloir ressembler à un super-héros (mais j’ai passé l’âge et ne l’ai pas la cape qui va avec).

Bon voilà; quoi d’autre ? je cours toujours à jeun (mais ça pourra faire l’objet d’autre posts), en ayant bu un peu de flotte et un café avant de partir … et par contre j’ai toujours le cardio GPS, mais ça serait sans doute intéressant de faire quelques séances sans.

Bon … je n’ai pas encore testé le fait de courir totalement à poil dans le parc de Saint-Cloud, je ne voudrais pas me retrouver au poste, mais la nuit avec une lampe frontale … pourquoi pas ?

Bref, quand vous courez, courez. Nous sommes dans des vies tellement morcelées, avec une hyperstimulation chronique, où on passe d’un sujet à l’autre toutes les 3 minutes en moyenne, s’octroyer une heure coupé des éléments extérieurs et juste focalisé sur ce qui se passe entre soi et l’environnement est un gage de zenitude qui vaut le coup. In My Own Humble Opinion.

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paléo religion

La religion a ceci d’extraordinaire qu’elle revendique une vérité qu’il n’est pas possible de remettre en question, dont seuls sont convaincus ceux qui y croient, qu’elle n’est pas « prouvable » puisqu’elle relève de l’expérience intérieure (au mieux) ou de l’endoctrinement (au pire, et souvent) et que le fait d’être confrontés à d’autres humains qui n’y croient pas est insupportable au point qu’elle justifie la négation de la vie de l’autre.

Le fait de trouver son identité au sein d’un groupe est une tendance humaine naturelle, qu’on peut facilement expliquer par les mécanismes de l’évolution. On soude le groupe par une croyance collective, ceux qui sont dans le groupe sont « bons » et ceux qui sont hors du groupe sont « mauvais », et en poussant le bouchon un tout petit peu, pas humains, donc on peut en faire ce qu’on veut et par exemple les trucider.

En fait nous ne savons pas ce que nous sommes, et notre identité s’appuie sur le fait que nous pensons comme les autres et que les autres pensent comme nous, et il suffit de trouver un petit groupe à la pensée identique pour se sentir au chaud et rassuré. Cette célèbre expérience de psychologie cognitive, où on montre une orange orange, et dans un groupe de comparses tout le monde dit qu’elle est bleue, et le pauvre cobaye qui, lui, la voit orange, résiste quelques minutes avant d’abdiquer sa propre perception pour la conformité avec le groupe. Les adventistes du 7eme jour dont le fondateur change 7 fois la date de la fin du monde prévue ne se barrent pas en courant en lui disant qu’il raconte n’importe quoi, mais puisqu’ils sont déjà beaucoup à penser pareil, autant rester au chaud dans des certitudes erronées mais partagées plutôt que de se confronter à l’angoisse du « pas savoir ». Une fois que le groupe est solide, et que ses membres se nourrissent de cette croyance collective, tout ce qui peut la remettre en cause est dangereux et il faut donc s’en débarrasser ou le décrédibiliser.

Et l’autre chose incroyable, c’est que dans l’histoire des idées humaines, les concepts valsent assez vite. Par contre les grandes religions monothéistes font preuve d’une résistance assez remarquable, preuve que la promesse qu’elles apportent en vaut la peine pour ceux qui y croient.

Il y a un excellent livre « et l’homme créa les dieux » de Pascal Boyer, que je recommande chaudement même si il est un peu aride, qui décrit des rituels de la religion catholique vus par un papou de Nouvelle Guinée, et ensuite le contraire. Avec ce recul, on voit bien ce qui reste : le rituel qui soude la collectivité, et qui justifie la barbarie vis à vis des autres groupes qui ont des croyances et des rituels différents.

La question qui reste : pourquoi on a besoin de croyances et de rituels ?

Un bon sujet. En attendant, moi demain matin j’irai me remettre en phase avec le monde qui m’entoure en allant galoper dans les bois, mais sans mettre mon t-shirt « athée et fier de l’être » au cas où il y aurait un intégriste en embuscade.

Et pour ceux qui trouveraient que ce post est trop lié à l’actualité présente d’un youtube débile que personne n’a vu et qui déchaine la haine, je rappelle qu’il y a une semaine un des top guns républicains a expliqué en public que ce qui était le ciment de la culture et de l’identité américaine, c’était « one nation under god », et que donc, si on était athée, on n’était pas un bon américain.

Balle au centre …

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Mon généraliste : « je ne veux pas me casser »

Allez un petit post vite fait pendant la pause déjeuner. Hier soir je vais voir mon généraliste pour qu’il me fasse un certificat médical, c’est également un coureur, donc nous papotons course, il mate mes five fingers « de ville » avec envie. Je n’ose pas trop le bassiner avec mes histoires low-carb mais je le questionne sur son entrainement, il fait un marathon début Novembre, comme moi. Et il me dit qu’il n’a pas de plan précis (ce que je peux comprendre) et qu’il ne veut pas suivre de plan parce qu' »il ne veut pas se casser ». Donc pas de fractionné, pas de variation de durée de sorties, juste des joggings 5 ou 6 fois par semaine, ce qui fait tout de même une charge d’entrainement qui n’est pas ridicule.

Pourquoi j’en parle ? Parce que je pense que c’est justement en s’entrainant comme ça qu’on prend le risque de se casser. C’est vrai que le fractionné ça fait peur, surtout le rapide,  surtout quand on a pas l’habitude. Je me souviens de petits matins brumeux l’an dernier, en essayant de faire des 200 sans être vraiment échauffé (toujours mon problème ; accepter de se trainer à 10 à l’heure pendant 20 minutes avant toute chose …) et hop, un claquage, et une semaine sans courir. Maintenant j’arrive à enchainer les séries de 200 sans problème, avec toujours un petit pincement (vais-je y arriver … est-ce qu’il y a quelque chose qui va casser, justement ? ), mais au delà de l’aspect psychologique (la peur de se blesser, et de pousser son organisme à son potentiel maximum) – beaucoup d’études récentes montrent qu’on s’abime plus en joggant pendant des heures à intensité trop élevée (on ne se rend pas compte, mais courir à 75% de sa FC max, c’est vraiment LENT, donc le joggeur peut sans le savoir courir  à 85% de FC max, et là on se blesse) – qu’en faisant un exercice court et très intense sur 8 à 12 répétititons. Court et intense, ça veut dire sprinter pendant quelques secondes (de 10 à 40), récupérer entre autant que le temps d’effort ou la moitié si on est entrainé, et recommencer (après échauffement bien sur). Amener la FC proche de son max plusieurs fois pendant peu de temps déclenche tout un tas de réactions métaboliques, et contribue notamment au renforcement des muscles, des tendons, voire des os, sans parler du système cardio vasculaire  !

Tout est une question d’adaptation du corps à l’effort. Et le corps réagit d’autant mieux qu’il est sollicité de manière variée et imprévue, et se mettre « dans le rouge » une fois par semaine est un excellent exercice. Nos ancêtres avaient une dépense énergétique minime la plupart du temps, mais lorsqu’il fallait a)casser la tête au chef de la tribu d’en face qui veut choper toute les femelles de la tribu b)courser une antilope en étant à jeun pour avoir de la bouffe pour la semaine ou c)décamper fissa face à face avec un ours ou un lion des montagnes (dédicace spéciale Gilles M) … C’était intense et de courte durée.

Et en plus : c’est un vrai plaisir de gosse de courir à fond les ballons. Il faut juste le faire en étant à l’écoute de son corps et ne pas croire qu’il a 20 ans quand il en a 50.

Et après ça, zen pour le reste de la journée (normal : on a testé la capacité à échapper aux prédateurs qui nous entourent :-))

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Paleo in the making … english version

What makes me want to write a blog? A passion for several related themes, with a  cornerstone, the theory of evolution as an explanation of the world, and its applications in very concrete areas that interest me, more specifically sports, nutrition, and human behavior in general.

But perhaps a word of explanation … everything does not happen suddenly. We are all curious, no ? And constantly in search of « system that explains the world  » of the world around us, and how we react to it. The Paleolithic man seeks to explain why the sun rises and sets, what he can do to explain what is happening around him and if possible anticipate … since  anticipation is a way to master his destiny.

I started fairly conventionally with psychoanalysis – Reichian fashion: the world is in trouble because the masses do not have proper sex, and it is because of capitalism, who trades sexual frustration for productive capabiities. At the same time Marcuse was also fashionable, and everyone spoke of the « system » and how it was oppressive and should be put down. Even Mick Jagger ! So I tried this  for a while, a few weekends where I slammed on mattresses and shouted like a beast … was lots of fun. But then the orgone  guns pointed skyward started to make me a little bit suspiscious … After that moved into more intellectual stuff,  Lacan to name it, but to be honest I never understood much … But I saw Lacanians tearing each other over the interpretation of the master’s  texts and spend weekends on a sentence of the seminar wondering in what direction  the Borromean knot was tied … One day I realized that it worked like a religion,  fundamentalist type, with its exclusions, chapels,  endless readings and interpretations of the same text again and again, and it was all based on a old-fashoned model, which for Freud  the steam engine (normal, it was the technology of the time),and no way to challenge it as it was self-fulfilling. And Lacan, borrowing to topology, a mathematical science very complex and abstruse … Goodbye.

So, finally finding a taste of flawed  model to it all  (but understandable : once you belong to a group structured around some belief,  there is not much choice than to defend the belief  at any price – see religion), one day I came across « The Moral Animal » by Robert Wright and « The Selfish Gene » by Dawkins … and I found what I was looking for: a simple and elegant theory that explains a lot about how we function. The change of perspective « we are acted by our genes because genes that cause the behavior best adapted to the environment are those going to the next generation » is crystal clear and has a quite staggering power. The man who has all the talent but no desire to reproduce does not pass his genes to the next generation, and thus the genes disappear. Well, it’s very, very simplistic, and reality is far more complex, specially now with the discovery of the epigenetics … but you get the idea, and the model works quite well (especially when we say we have 50% of genes in common with a fly and 99% with a chimpanzee) – at least for me.

But I’m not a pure spirit – I also love working out – specially  running. Fairly primitive sport, no ? As all the runners I have sore muscles, tendonitis, pain here and there and I am always looking for the perfect shoe that cushions supination pronation while allowing dynamic stride, and the highest possible price please ! And then one day I bought « Born to Run » at an airport in the U.S., which I devoured in a few hours and I discovered the Tarahumara Indians who run barefoot and made 100 miles runs in the mountains for fun. At first I think it was a hoax and I looked on the internet … shit, it’s true! So it mades me rethink my stride, and two years later I am just trying to understand how to run, but I realize that the heel strike I was taught when I was 18 years is bullshit, and my admiration for Nike … stricty  marketing: genius for business, but for the health of riders?

And I love good food and eating and drinking too. At 28 I followed my first Montignac diet (very fashionable for business people at the time), but I quickly found unbearable the absence of carbohydrates: I come from a place where the bread is crisp and a little sour, and people eat rice, potatoes, pasta and drink wine. Live without bread? Impossible. Yo-yo wheight after attempts to build  my own dissociated diet, and intermittent  marathon diets, loading the beast with carbs and stuff yourself with pasta dishes the night before to store glycogen for race day . That’s how I thought at the time « carbohydrates only » meals thinking that if I do not eat fatty, it’s OK  and it’s fuel for the muscles. Obviously it does not work that well, and with time, the increasing pain here and there  (well I’m 45 years, probably  too old to run a marathon…) fat accumulates and finally I weight 80 kilos and look like a bibendum, but thanks to self delusionI don’t  see it . Finally, it isa picture with my kids in swimsuits (at the time between 17 and 20), which makes me realize my state of physical degradation.

And then things started to connect. My friend Thierry, an ultra runner, mades me realize that a marathon can be viewed as a short race, so, no,   I’m not too old for this. Reading Jared Diamond (run get his books  if you have not yet read them) and the simple idea that agriculture is a recent invention if the scale of humanity (10,000 years versus at least 1 million hunting and gathering … with no carbs) and that our ancestors managed it – otherwise we would not be here. Revelation! There are plenty of other exciting things from Jared Diamond, and other scientists, including doctors, who have thought about the possibility of living with very little carbohydrate (including work on epilepsy in years 30-40, forgotten with the invention of the molecules that more or less make the job ). It turns out that my son was epileptic, and I fed him with massive amounts of coke and pasta … no wonder.

And after … I stumbled upon Art de Vany (the new Evolution diet), and then Mark Sisson (the paleo blueprint) and many others, and things fell into place. Running, Eating, understanding the society in which I live … Obviously I do not want to live like a caveman, I love technology, guitars, hi-tech, wine and good food, but if I can live longer and in a better shape, and not in a programmed degeneration just because I am noti following dietary instructions which relevance can be questioned, because they are more driven by economic interests than by a concern for good health, it’s worth a try, right?

This is what I want to share in this blog. First post a bit long, but this is to set the scene. Next time I’ll talk about the exponential consumption of sugar in our society (4 kg per capita per year in the 1750s to more than 80 pounds currently in the U.S.) and the havoc that this creates is our metabolism.

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Comment on devient coureur paléo ?

Qu’est ce que me donne envie d’écrire un blog ? Un intérêt pour plusieurs thèmes qui se recoupent, dont on pourrait dire que leur point commun, leur pierre angulaire, est la théorie de l’évolution comme grille d’explication du monde, et ses applications dans les domaines  concrets qui m’intéressent, plus précisément la course à pieds, la diététique, la santé, et le comportement humain en général. Avec une incise sur la technologie, autre sujet qui me tient à coeur et est aussi mon gagne-pain.

Un mot d’explication en forme de parcours … tout ça n’arrive pas subitement, dans mon cas ça a pris un temps certain, et je vais essayer d’expliquer mon cheminement intellectuel en décrivant cette évolution, justement.

Nous, humains,  sommes tous curieux,  et je ne fais pas exception à la règle.

Nous analysons notre environnement et le rendons intelligible à travers à des « systèmes explicatifs »,  dont nous sommes plus ou moins conscients (plutôt moins que plus, d’ailleurs) . Les systèmes d’explication sont à plusieurs niveaux et emboités les uns dans les autres, les premiers étant innés, les autres construits avec l’expérience de la vie. Le cerveau du nouveau né humain possède des rudiments de physique, de numération, et de grammaire, qui vont être la base sur laquelle tout le reste se construit.

L’homme paléolithique a besoin d’identifier les signes de son environnement et de leur donner du sens : manifestation de prédateurs,  nourriture (manger et ne pas être mangé : toute l’histoire de la vie sur terre) , mais aussi dans la foulée (si j’ose dire) il va utiliser et développer ces systèmes pour expliquer pourquoi le soleil se lève et se couche, pourquoi la rivière déborde, et pourquoi un autre petit humain sort du ventre de sa compagne … Ce ci produit  des concepts de plus en plus complexes, qui vont amener à des formes hautement symboliques dont certaines nous sont uniques : langage élaboré oral puis écrit, humour, ironie, art, empathie… Enfin, presque uniques, puisque plusieurs espèces accèdent à certaines de ces capacités, mais évidemment dans des proportions sans commune mesure avec les humains.

Notre cerveau est une machine à donner du sens, au delà de sa fonction primale de nous permettre de nous mouvoir. C’est une thématique que j’aborde régulièrement dans le blog; Nous nous forgeons des certitudes, parce que c’est assez épuisant et compliqué de remettre en question les prémisses sur lesquels notre interprétation du monde est construite. Certains systèmes sont plus globaux que d’autres. La religion, par exemple est un système très complet : avec dieu, on explique tout. Bon c’est parfois un peu rapide :   « les voies de dieu sont impénétrables » c’est une explication qui n’en est pas une, mais Adam et Eve c’est déjà plus construit. On va retrouver les mêmes systèmes de certitudes dans les autres champs qui m’intéressent … par exemple la nutrition, avec ses chapelles et ses écoles prétendant toutes détenir une vérité absolue à coup de témoignages qu’on pourrait comparer aux miracles des religions, d’ailleurs.

Donc, au sortir de l’adolescence, je cherche du sens,  à défaut de chercher ma voie (toute tracée, puisque je suis bon en maths et fils d’enseignants). Sans que je sache trop pourquoi, bien que faisant des études d’ingénieur, la science à l’époque me parait barbante et je vais aller chercher mes clés du monde dans la psychologie.

A 20 ans je découvre donc la psychanalyse –  tendance Reichienne : le monde va mal parce que les masses n’ont pas une sexualité épanouie, et c’est à cause du capitalisme. Les humains souffrent de la Peste Emotionnelle et moyennant quelques changements de société assez radicaux et des orgasmes réguliers, tout ira bien dans le meilleur des monde. A la même époque Marcuse était aussi à la mode, et on parlait du « système » et il fallait tout foutre par terre. Mick Jagger crie « Street Fighting Man » et cette rébellion me fascine… ce sont les années 70 et 80, pas 60, mais il reste un parfum … Ce programme me convient bien : j’aime la référence au corps,  je ne suis pas très à l’aise avec le mien à l’époque et  je ne fais absolument pas de sport. Pour le coup cela permet de l’envisager en dehors des repères sociaux classiques, beau, pas beau, musclé ou pas.

Mettre l’orgasme au centre d’une théorie, comme ma jeune sexualité est encore peu épanouie, ça me va bien et ça a un délicieux goût provoquant.  J’y crois pendant un moment et participe à quelques stages où je tape sur des matelas en poussant des cris de bête féroce et en maudissant mes géniteurs. J’ai l’impression de découvrir un nouveau monde, plus dense et plus intéressant. C’est sur que dans un stage Reichien il se passe des choses peu ordinaires … Je vais donc me plonger là dedans pendant quelques années et faire pas mal de prosélytisme imbécile (là dessus je ne change pas :-)) vis à vis de mes potes et de ma famille, sans trop de succès, je dois l’avouer.

Mais tel le militant communiste devant se rendre à l’évidence  qu’il se passe des trucs pas clairs lors de l’invasion de la Tchécoslovaquie en 56 … les Canons à Orgone pointés vers le ciel pour résoudre des problèmes allant du cancer à la dépression vont déclencher mon propre « bullshit-o-meter »  qui tire l’alarme … et je passe à autre chose.

A la même époque je commence à faire du sport. Un sport assez primitif.  Ayant passé ma scolarité avec deux ans d’avance, le sport à l’école a toujours été un pensum  humiliant et j’ai cherché ma socialisation dans les groupes de potes  en étant dans un déni total, quand on a des muscles on n’a pas de cerveau, etc.  Pour autant,  initié à la course d’endurance par un copain athlétique quand j’avais 18 ans, j’ai vaguement couru une fois par semaine.

Ma première motivation sportive, comme pour beaucoup, sera la santé et la préoccupation du poids. Commençant un métier commercial et aimant la bonne chère, a 28 ans je  fais mon premier régime Montignac (très à la mode à l’époque), mais je craque assez vite sur l’absence de glucides : normal, je viens de la province où le pain est craquant et a un petit goût acide, et on mange du riz, des pommes de terres, des pâtes, et on boit du vin. Vivre sans pain ? Impossible.

A l’approche de la trentaine un médecin me conseille de courir 3 fois par semaine 40 minutes. Je m’y mets sans trop de conviction, même si j’ai toujours un réel plaisir à courir. Un jour sortant faire mes courses je vois passer le Marathon de Paris et j’ hallucine :  42 bornes ? Je rentre chez moi perplexe et avec une vague envie, que se cristallera plus tard, notamment en discutant avec un collègue qui à l’époque tourne en 2:35 et à part ça a l’air tout à fait normal !

En attendant, je suis orphelin de théorie, et donc …

Partageant ma vie avec une psychanalyste , je tente le coup Lacanien. Il y a des vrais morceaux de math dans Lacan, c’est tentant pour un ingénieur ! Là encore des trucs assez mystérieux : un maitre qui écrit des livres que personne le comprend, des concepts obscurs, un rapport au discours très personnel, et des jeux de mots en pagaille qui sans nul doute ont un sens caché et sont l’expression directe de notre inconscient (le non-dupe erre)  mais qui ont tout pour me séduire, moi qui adore les mauvais jeux de mots.

Et surtout la connivence avec ceux qui se disent qu’ils savent me fait envie. Moi aussi je veux être initié au  secret  du Grand Autre !!! Mais j’ai rapidement deux problèmes. D’abord : je ne comprends rien, et je n’ai pas la patience de passer 2 jours à comprendre une phrase.  Et puis voir les Lacaniens se déchirer entre eux sur l’interprétation des textes du Maitre et passer des week-ends sur une phrase du séminaire à se demander dans quel sens le noeud borroméen est noué, tout en créant des sous-sous-sous écoles … me fait comprendre que tout cela fonctionne comme une religion, qui plus est intégriste, avec ses exclusions, ses relectures et interprétations diverses des mêmes textes encore et encore.

Du coup commence à se préciser pour moi la notion de modèle explicatif. Freud emprunte à la machine à vapeur (la technologie de l’époque) et  pour Lacan, la base expérimentale clinique (qu’on peut d’ailleurs contester vigoureusement pour les deux) va être associée à des emprunts divers, notamment à la topologie, science mathématique fort complexe et absconse, idéale pour brouiller les pistes et donner l’impression du génie. Mais tout ça reste des modèles de la réalité, parce que la réalité, on ne peut jamais l’appréhender directement. Et la psychologie humaine, ça reste un sacré sujet. Comme la nutrition ou l’entrainement d’ailleurs !

Les théories psychanalytiques gardent pour moi un arrière-goût de modèle mal ficelé mais je comprends aussi qu’une fois que le modèle existe et qu’une personne ou un  groupe en tire un pouvoir et/ou une source de revenus, il n’a pas tellement d’autre choix que le défendre à tout prix – Cf la religion, les gourous paléo ou d’autres écoles de nutrition – Ca ne me satisfait pas.

Mes méditations sur ces questions sidérales ne m’empêchent pas de perdre mon job. Ouch. Et de décider d’arrêter de fumer, un médecin m’ayant gentiment prévenu que si je continuais à ce rythme, le cancer m’attendait aux alentours de la cinquantaine. Il avait raison … mais s’est trompé d’organe. Donc je tourne en rond, je suis énervé, je suis gros : il me faut un challenge. C’est décidé, je vais faire un Marathon … après quelques mois d’entrainement très aléatoire à coup de séances de 20 minutes.

Je le terminerai sur les rotules en pas loin de 5 heures.

Mais j’ai aimé. Tout. Courir, le dépassement de soi, le regard des autres. Le truc me botte et je vais m’entrainer régulièrement et faire plusieurs Marathons sur les années qui viennent avec un record personnel à Berlin en 1997 (3:09). Et les blessures qui vont avec l’entrainement sans entraineur et l’envie d’en découdre avec mon propre corps.

Etant assez inculte sur le sujet, incompétent et arrogant, j’accumule les conneries.  Yo-yo divers, tentative de me faire mon propre régime dissocié, et avec les entrainements pour le marathon, il faut charger la bête en glucides, et vas-y  pour les assiettes de pâtes, voire me lever la nuit pour manger du pain la nuit pour surcharger en glycogène pour le lendemain. C’est mon fonctionnement, je fais des repas « glucides only » en me disant qui si je ne mange pas de gras avec, ça ne fait pas grossir et ça fait du carburant pour les muscles.

Comme tous les coureurs solitaires, je vais trop vite lors de mes séances, ne fais pas assez d’endurance, mets le paquet quand je pars en vacances pour rattraper le temps perdu … et donc me blesse avec régularité, tout en faisant de savants tableaux Excel pour calculer mes allures de course.

Toujours orphelin de théorie, même si la course et l’alimentation commencent à me faire bifurquer vers la physiologie : la première fois que j’entends « Cycle de Krebs » c’est dans un bouquin sur le Marathon …

Un jour, par hasard si je me souviens bien, je tombe sur « The Moral Animal » de Robert Wright rapidement suivi de  « The Selfish Gene » de Dawkins … et là, bingo  : une théorie simple et élégante qui explique beaucoup de choses sur notre fonctionnement et qui s’applique aussi bien au niveau moléculaire que social.

La perspective « nous sommes agis par nos gènes puisque les gènes qui amènent le comportement le mieux adapté en fonction du milieu sont ceux qui passeront à la génération suivante » est limpide et d’une élégance assez sidérante. L’homme qui a tous les talents mais pas de désir de reproduction ne passe pas ses gènes à la génération suivante, et donc les autres gènes disparaissent. C’est un peu réducteur … mais vous voyez l’idée, c’est plus facile à comprendre que Lacan, et le modèle marche assez bien (surtout quand on réalise qu’on a 50% de gènes en commun avec une mouche et 99% avec un chimpanzé). Et au passage je comprends que c’est normal d’avoir le regard attiré vers les poitrines féminines, ce qui me déculpabilise grandement !

Donc je creuse le sillon « psychologie évolutionniste » et je trouve enfin un système de pensée qui me convient (jusqu’à maintenant) et qui va curieusement un peu plus tard opérer une synthèse avec mes autres préoccupations sportives … et graisseuses.

Avec le temps qui passe,  la motivation pour la course s’émousse, les copains grossissent aussi et les bobos s’accumulent : à 45 ans je dois être trop vieux pour faire un marathon, et puis trop en faire ça use le corps, discours faux mais souvent entendu. La graisse aussi s’accumule, les compétitions se raréfient et je finis par peser 80 kilos et vaguement faire un jogging une fois par semaine.

Mais on a une telle capacité à ne pas se voir comme on est  … c’est  une photo avec mes enfants, en maillot de bain, à l’époque entre 17 et 20 ans, qui me fait réaliser l’état de ma dégradation physique. Mais qui sur le coup m’apparait normale et inévitable. Après tout, la vieillesse est un naufrage, non ?

En 1999  j’achète complètement par hasard « Born to Run » dans un aéroport aux US. Je le dévore en quelques heures et  découvre les indiens Tarahumara qui courent pieds nus et font des 100 miles dans les montagnes pour le fun. Au début je crois à un canular et je cherche sur Internet … merde, c’est vrai ! Du coup ça me fait repenser ma foulée, et 3 ans après je suis toujours en train d’essayer de comprendre comment il faut courir, mais je me rends compte que l’attaque talon qu’on m’a appris quand j’avais 18 ans est une connerie, et mon admiration pour Nike … se cantonne au niveau marketing : quel génie pour le business, mais pour la santé des coureurs ?

Ensuite  plusieurs rencontres se télescopent. Mon copain Thierry fait de l’ultra, un marathon à côté c’est du pipi de chat. Dire que je suis trop vieux pour en faire c’est une connerie. La lecture de Jared Diamond et l’idée toute simple que l’agriculture est une invention si récente à l’échelle de l’humanité (10.000 ans versus au moins 1 million de chasse et de cueillette … sans féculents) qu’on a bien du se débrouiller autrement avant, et que ça a du marcher, sinon on ne serait pas là.

Alors ça, c’est une révélation ! Il y a plein d’autres choses passionnantes chez Jared Diamond, et d’autres scientifiques, médecins notamment, qui ont réfléchi à la possibilité de s’alimenter avec très peu de glucides (notamment des travaux sur les épileptiques dans les années 30-40, rejetés dans l’oubli avec l’invention de molécules qui font le boulot plus ou moins bien). Il se trouve que mon fils a été épileptique, et qu’il se nourrit massivement de coca et de pâtes … .

Du coup quand je tombe  sur Art De Vany (The New Evolution Diet), puis sur Mark Sisson (The Paleo Blueprint) et plein d’autres, et les choses se mettent en place : faire du sport, manger, courir de manière conforme ce à quoi notre évolution nous adaptés. C’est tellement évident !

Et je retrouve aussi le pont vers les dimensions psychologiques et sociologiques qui m’intéressent aussi.  Course, alimentation, lecture de la société dans laquelle je vis, tout se tient et résonne. C’est génial !

Je refais un marathon en  2011 et je mets plus de 5 heures, m’étant entrainé sur mon elliptique parce que j’avais la flemme de sortir en hiver. Ca sera ma dernière grosse connerie (jusqu’à maintenant …) et j’intègre une vraie structure d’entrainement, x-run, même si il me reste toujours mon fond d’arrogance (ou plus justement de questionnement des vérités qui paraissent acquises pour tout le monde – puisqu’en général elles sont auto-alimentées).

J’ai couru mon dernier Marathon (2013) en  3:21 et persuadé que je peux revenir à mon niveau d’il y a 15 ans … et sans doute faire mieux.

Une précision : je n’ai pas envie de vivre comme un homme de cro-magnon, j’aime la technologie, les guitares hi-tech, le vin et la bonne bouffe,  mais si je peux vivre mieux et plus longtemps, en forme et pas dans une dégénérescence programmée juste parce que je suis des consignes diététiques dont on peut questionner la pertinence, parce qu’elles sont régies par des intérêts économiques plus que par un souci de bonne santé générale, ça vaut la peine d’essayer, non ?

J’ai encore des tas de choses à apprendre sur le fonctionnement de notre corps, la bonne manière de se nourrir, l’entrainement, et tout cela me passionne et irrigue également mon regard et mes analyse sur le monde dans lequel je vis, qui ne se limite pas à bien courir et bien se nourrir.

et comme disent les moines zen : le but c’est le chemin. Et dans ce cheminement tortueux et compliqué, j’ai appris beaucoup de choses et il est clair que je n’ai pas fini, et que c’est sans doute apprendre qui m’intéresse le plus. En tout cas plus que de vouloir défendre une vérité : les vérités que je défendais à 25 ans me paraissent absurdes aujourd’hui … donc restons modestes et continuons à apprendre et partager.

C’est pour ça que je fais ce blog.

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