Diete céto-alcoolique

Est-ce que je viens d’inventer un nouveau concept diététique qui va me rendre célèbre et sauver de l’obésité des millions de gens  ? Non, pas vraiment, ce titre est un plutôt une manière humoristique de résumer ma semaine de vacances au ski en famille !

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Panoramique (si vous n’aviez pas remarqué)

Les regroupements familiaux ou amicaux, en grand groupe, ont inévitablement une composante alimentaire forte ! Quand on est 12 personnes sur 3 générations, sachant qu’on ne skie pas exactement de la même manière à 10 ans qu’à 80 … le point de ralliement de la journée, c’est le diner, qui ne peut pas ne pas être précédé d’un apéro. Qui n’a plus d’apéritif que le nom puisqu’en général on en sort  repu, mais après on passe à table !

Il faut juste le savoir. J’aime ces moments, évidemment. Ma mère et ma fille sont de fines cuisinières, je me débrouille pas mal non plus et les circonstances favorisent le « lâchage ». Comment résister à une assiette de charcuterie espagnole avec un bon rioja, ou (découverte du séjour) des mousseux espagnols excellents, tenant la route en blind test vis à vis de champagnes deux fois plus chers ?

Moteur à alcool …

L’alcool et l’excès de nourriture s’alimentent mutuellement (pun intended). Deux ou trois verres à l’apéro, le cortex préfrontal se met en veille, dès qu’un verre est vide on le remplit, et hop, on recommence ! En plus j’ai une  bonne descente (sur les pistes et dans les verres 🙂 ) et le plan « un verre d’alcool, un verre d’eau », qui est la moins mauvaise stratégie, que je me promets toujours en me regardant dans les yeux avant de démarrer l’apéro … passe vite à la trappe du plaisir gustatif.

Je viens donc de passer une grosse semaine où tous les soirs j’ai bu environ 75 à 100 cl de vin et champagne : donc en gros 500 à 700 calories, qui comme elles doivent être brulées en priorité, vont automatiquement obliger mon organisme à stocker tout le reste de ce que je mange. Ca peut paraitre énorme, mais sur 3 à 4 heures à table, ça fait 25 cl par heure, soit deux verres. Hum, je dois boire plus en fait, ça me parait peu !

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Champagne et feu de bois ..

Limitons la casse …

J’ai essayé de rester sur un repas par jour, mais la collectivité rend cela difficile.

J’ai réussi à éviter le petit déjeuner la plupart du temps mais pas pu résister à quelques tranches de jamon cerrano quand tout le monde bâfrait autour de moi. En plus, le paradoxe est qu’après un diner très copieux et arrosé j’ai plus faim le matin que quand je jeûne. Bizarrerie de la régulation de la faim …

J’ai fait quelques journées de ski avec sandwich, et d’autres complètement à jeun. Comment ?  Pas de sandwich sur les pistes ? D’assiette de frites avec une petite bière et un croque monsieur ? En fait je suis halluciné par ce que les skieurs se mettent dans le buffet au déjeuner. Et je ne parle même pas du café cognac de 11 heures ou de la bouteille de rouge au déjeuner avec la plâtrée de pâtes.  Ni du grignotage permanent sur les télésièges à coup de barres chocolatées.

J’ai fait ça pendant des années aussi, persuadé que je faisais un effort physique important en skiant …

Le ski de descente en groupe comme activité sportive est une vaste blague pour une personne comme moi qui fait 5 à 7 heures de sport par semaine. Si je descends la piste à une vitesse qui challenge un peu mes quadris, il me faut 3 minutes pour la piste la plus longue, suivie de 10 minutes de récup sur le télésiège. Pas vraiment du HIIT ! Et comme le but est d’être ensemble, c’est plutôt des 20 secondes de descente, suivies d’une minute de récup …Pour bruler quelques calories, il faudrait que je fasse du ski de rando ou du ski nordique, mais là le groupe ne suit plus.  Ceci dit on voit de plus en plus de gens avec les peaux de phoque, et c’est vraiment tentant, là aussi pour la liberté que cela procure. Une prochaine fois …

Restons de glace !

J’ai tenté le « cold thermogenesis » sur les pistes; il ne faisait pas tellement froid, autour de zéro, et j’ai fait la plupart des après midis juste en t-shirt. Pas de bonnet, pas d’écharpe, pas de « buff », rien. Anorak à moitié ouvert et gants (quand même).

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Avec les djeunz

Pour le coup j’étais le seul de la station  ! J’ai fait une descente torse nu mais elle n’a pas été immortalisée, je me suis fait engueuler par ma femme qui a le sens des convenances plus développé que le mien, et j’avais quand même conscience du ridicule de la situation (alors qu’en courant, non, ce qui est quand même rigolo).

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Avec mes parents (80 ans) et ma soeur

Comme sur le vélo, le froid est juste une sensation. Même pas désagréable en fait. Une bonne chair de poule sur les bras, signe que mon organisme réagit, et le plaisir de sentir le vent dans la descente, un petit frisson de temps en temps … Tant que les mains sont protégées,  ça va. Mon entourage a froid ici, froid là, porte 3 ou 4 couches. J’apprécie toujours autant cette liberté que procure le fait d’avoir une « plage de fonctionnement » étendue.

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Selfie en mode Jack Nicholson

J’ai complété par des douches froides bi-quotidiennes. Après avoir rediscuté avec Greg et Cristi (qui se brosse les dents sous la douche, glacée, tous les matins, en Roumanie) j’ai eu envie de tenter – et puis il y avait un sauna dans notre chalet, qui appelle évidemment la douche froide.

C’est devenu très facile, j’étais même un peu frustré que l’eau de la douche ne soit pas glacée, le chalet ayant un chauffage par le sol qui devait réchauffer un peu les tuyaux d’eau.

J’ai caressé le projet d’acheter un peu de glace au supermarché pour me faire une baignoire d’eau glacée après le sauna mais je n’ai pas pris le temps de vraiment m’en occuper (et puis j’allais sans doute encore me faire traiter de malade mental).

Du coup là je pense vaguement à installer chez moi un bac d’eau que je pourrais réfrigérer. Je viens d’en trouver un ici, mais ça vaut 3000 euros et je préfère encore ma femme au froid 🙂

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Avec l’anorak quand même le matin !

Un peu de morale …

Comme le jeûne et la cétose, le froid m’interpelle par sa simplicité de mise en oeuvre. J’en ai souvent parlé sur le blog mais ça ne m’a pas calmé ! J’ai participé au financement (modestement) du prochain bouquin de Ray Cronise sur Kickstarter en attendant d’aller creuser un trou dans la glace lors d’un stage avec Wim Hof 🙂

J’en profite pour dire que dans le groupe nous avons eu une laryngite et une autre affection « due au froid » non clairement identifiée. Je suis profondément convaincu de l’intérêt pour le renforcement du système immunitaire de l’exposition régulière au froid (et je pense souvent aux économies que réaliseraient nos systèmes de santé si le jeûne et le froid devenaient des outils que tout le monde utilise, au lieu de se bourrer d’antibiotiques sans raison ou de pilules plus ou moins magiques.

Il est dommage que nous ayons tant de mal à prendre un peu de distance vis à vis du confort de la satisfaction immédiate et de l' »addiction » à la nourriture que cela génère.

Mais essayer d’en discuter est peine perdue.  Dommage, mais je n’ai pas encore trouvé la manière de dire pour donner envie aux sceptiques d’essayer, à part « voilà ce que je fais et les résultats que j’obtiens ».

Bon, c’est pas grave. Moi je continue. J’ai pris 3 kilos en une semaine (dont  2,5 de flotte et de glycogène, sans doute) et il va falloir s’en occuper, mais pas avant le réveillon qui va encore être un grand moment excessif.

J’ai refait des stocks d’ocytocine et j’ai passé une semaine sans ouvrir mon ordi ni regarder mes mails ni courir. C’est plus important que les kilos 🙂

 

 

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18 commentaires pour Diete céto-alcoolique

  1. Claire L dit :

    Complètement d’accord avec vous sur les difficultés à parler aux septico-addicts qui s’ignorent!
    Merci pour votre témoignage très inspirant et votre blog de qualité.
    Bonnes fêtes de fin d’année!
    Claire

  2. Anais dit :

    Vos articles sont vraiment super et réconfortants car je peine à trouver des gens qui soient dans le même délire que moi!…
    Moi non plus, je n’ai pas trouvé la bonne manière de dire aux autres… pour les amener à tenter de changer des choses (qui pourtant leur ferait du bien)… même si certains sont intrigués! Je n’arrive pas à comprendre pourquoi je suis si différente et c’est compliqué pour moi d’élever mon bébé en étant à contre-courant de presque tout…
    Je mange paléo, je bouge beaucoup, le movnat m’intrigue au plus haut point mais je ne suis pas encore passée à l’action. Je tente même en ce moment de me laver sans savon et je découvre avec stupeur qu’on sent moins la transpiration en se lavant sans savon et ce grâce à vous!!
    Je m’expose de plus en plus au froid, je pense tenter la douche froide bientôt!
    J’aimerais savoir: vous ne vous supplémentez pas en vitamine D pendant l’hiver?
    Continuez, ça fait du bien de vous lire!

  3. paleophil dit :

    Anais, si vous êtes en région parisienne, nous faisons des séances d’initiation movnat; enfin, moi, je ne fais pas grand chose à part en parler 🙂 mais je peux vous mettre en relation via FB.
    La douche froide : commencer par les membres inférieurs et remonter petit à petit, l’organisme s’habitue et il n’y a pas de « choc ». En tous cas c’est comme ça que je m’y suis mis (comme les chevaux dont on douchait les membres après une bonne reprise …). Je ne me supplémente pas en vitamine D parce que comme je suis en moyenne torse nu 3 à 5 heures par semaine dehors, ça me suffit. J’avais fait un test de vitamine D en hiver il y a quelques années et j’avais des taux élevés.
    N’ayez pas peur de la différence … en gardant effectivement une bonne dose de scepticisme vis à vis du « mainstream » mais surtout par rapport à la pensée magique qui pointe son vilain nez facilement dans tout ce qui est alternatif et/ou « naturel » (homéopathie, « médecine traditionnelle » chinoise ou autre,e t même paléo, qui est globalement un fantasme … ), et je ne parle pas des complotistes de tout poil. Mais savoir « à qui profite le crime » est aussi une bonne manière de faire des analyses critiques. Un livre qui m’a aidé à prendre de la distance est « the diet cults » par Matt Fitzgerald (en e-book sur Amazon mais non traduit en français) . Et merci pour les encouragements !

  4. Anais dit :

    Je ne suis pas en région parisienne, j’habite à Nantes mais je ferai appel à vous lorsque je déciderai de me lancer! J’ai toujours un peu de mal à passer à l’action quand il s’agit d’expériences insolites en groupes avec des gens que je ne connais pas et pourtant… ça me turlupine! Merci en tous cas!
    Je n’ai pas peur de la différence, j’ai toujours été différente et je peux vous dire que dans le milieu médical (dont je fais partie car je suis anesthésiste réanimateur) qui est un milieu extrêmement conservateur, c’est dur dur! J’aurais juste envie que les gens ouvrent les yeux et réalisent que notre belle société moderne avec sa belle science et ses belles technologies est en train de nous tuer à petit feu même si elle a des choses indéniablement positives à nous donner. Les dogmes s’effondrent les uns après les autres et quand on touche à la vérité, on sait qu’on est dans le vrai et on a envie de le communiquer.
    Bonne nuit!

  5. paleophil dit :

    Bonjour Anais, et merci pour votre commentaire.

    Je vous conseille d’aller faire un tour sur le blog de mon ami Rémi, qui fait le même métier que vous (http://www.nfkb0.com) et dont j’apprécie beaucoup le juste dosage (la dose, c’est le poison, surtout en réa 🙂 ) entre questionnement du discours actuel, reconnaissance que notre mode de vie nous mène dans le mur, et sain sceptiscisme, parce que la vérité est toujours relative, quand on est dans une posture scientifique.

    J’ai régulièrement tendance à partir en « pensée magique » comme beaucoup d’autres (m’enfin ils ont tous tort et moi j’ai raison) mais quand on creuse, on se rend compte que le corps humain, avec ses milliers (millions ?) de boucles de rétroaction et ses immenses capacités d’adaptations résiste toujours à l’analyse « évidente » et « brutale », et vous médecins êtes bien placés pour le (sa)voir. Je pense/crois que le modèle « limitation de glucides » est bon, mais dans les « blue zones » il y a des gens qui vivent très vieux et en très bonne santé sans suivre cette règle.

    Donc je ne prétends pas détenir une vérité, pas du tout, mais plutôt chercher à partager un chemin d’expériences qui me paraissent « faire sens ». Et les principes que je pense « vrais » et qui dirigent mon comportement sont finalement très simples (mais en amateur de physique quantique, j’apprécie la puissance de la simplicité) :
    – Une structure vivante est optimisée pour l’économie d’énergie et donc l’alloue avec efficacité et parcimonie pour assurer la survie de l’individu, au moins jusqu’à ce qu’il se soit reproduit. Après c’est plus compliqué …
    – l’allocation d’énergie raisonnée va aller au renforcement des structures qui sont stimulées; Stimulation = stress = danger, et renforcement signifie réduction du risque par rapport au danger (penser prédateur)
    – Le vieillissement et la mort sont des programmes et pas (seulement) une accumulation de déchets dans l’organisme.
    – il n’y a pas de dualité corps esprit. l’esprit c’est l’expérience des sens filtrée et consolidée par le cerveau, dont la fonction principale reste de faire tourner la machine biologique.
    – l’environnement naturel est chaotique et varié, et la vie y est adaptée (sinon elle aurait disparu)
    – Les mécanismes énergétiques qui nous font fonctionner sont communs à toutes les espèces vivantes, la cellule eukaryote qui est notre ancêtre commun a 4 milliards d’années et il y a donc bien loin entre nos modèles « grand public » actuels (calories, macronutriments) et la réalité du fonctionnement énergétique de notre organisme. Mais les modèlent modèlent la pensée, d’où l’intérêt d’essayer de fonctionner sur plusieurs plans, et celui de la cellule voire de la mitochondrie me semble intéressant.

    Donc à partir de ces prémisses, on déduit facilement :
    – pas trop d’énergie, vider les stocks, s’alimenter irrégulièrement
    – le gras n’est pas notre ennemi mais une manière prodigieusement efficace de mettre l’énergie en réserve, et donc une excellente réponse physiologique à notre mode de vie décalé actuel
    – ne pas avoir peur de se mettre dans le rouge et de se soumettre à des stress intenses et brefs (froid, exercice, réflexion) mais de manière raisonnable …
    – rester curieux parce qu’il y a encore plein de couches inexplorées dans les différents empilages de modèles disponibles pour expliquer notre fonctionnement !
    – et ne pas oublier de se faire plaisir non plus parce que demain n’existe pas 🙂

    Bon réveillon !

  6. paleophil dit :

    The pleasure is mine dear Rémi 🙂

  7. Anais dit :

    Incroyable, ça! J’ai juste jeté un oeil sur le site de votre ami, néosynéphrine, rémifentanil… C’est vraiment drôle la vie, merci internet… Je suis super contente d’avoir découvert votre site!!
    Votre pensée est très juste et je suis vraiment d’accord avec vous: point trop de certitudes, la biologie est vraiment une science complexe et il n’y a pas une seule vérité mais quand même certains grands principes semblent sonner juste… C’est passionnant tout ça!
    En attendant votre prochaine aventure…
    Bon réveillon et j’imagine bon jeûne à suivre!
    PS: perso, j’ai un métabolisme plutôt « glucides-dépendant » et je brûle TOUT ce que je mange… si je ne mange pas mes 5000 Kcal/jour (enfin, j’exagère peut-être mais pas sûr…), je maigris! Alors l’expérience du jeûne, je vais attendre la ménopause en faisant l’hypothèse que je vais peut-être un jour me mettre à stocker un peu de gras!

    • paleophil dit :

      5000 calories par jour ? Anaïs me semble un prénom féminin, vous courez un marathon tous les jours ou vous découpez un arbre à la hache au petit déjeuner ?! Ou vous avez une thyroïde de compétition ???

      Si vous avez l’occasion faites un scanner pour calculer votre masse graisseuse (sans vouloir être un goujat :-)) vous allez être surprise (enfin, sauf si vous faite 1m80 et 40 kilos).

      Jeune et dépendance aux glucides ne sont pas directement liés à la graisse corporelle ceci dit : même si vous êtes très mince, vous pouvez switcher sur une alimentation plus riche en gras et moins en glucides (comme vous devez avoir quelques souvenirs de bioch vous pouvez aller regarder ce site http://high-fat-nutrition.blogspot.fr qui me dépasse un peu personnellement) et il est possible de jeuner pour avoir les bénéfices de la restriction calorique et déclencher les réactions physiologiques attendues, et de bâfrer ensuite.

      C’est d’ailleurs plus facile d’ingurgiter beaucoup de calories en mangeant gras que sucré, à mon avis. Les allumés du régime cétogène se font des « fat bombs » à 1000 calories pour 100 grammes !

      Quel menu pour le réveillon ?

      🙂

  8. Anais dit :

    J’aime bien votre sens de l’humour!
    En fait, j’ai effectivement un métabolisme hallucinant et c’est clairement génétique. Mes parents étaient pareils à mon âge, mon frère est toujours comme moi, très grands et très minces. Mes parents se sont enrobés à partir de la cinquantaine mais gentiment comme quoi… Tout arrive…
    On est tous en parfaite santé.
    Mon bilan thyroidien est normal. Je n’ai pas d’intolérances alimentaires.
    Même pendant les périodes de fêtes où j’engloutissais littéralement tout ce qui passait (sans compter l’alcool!), je n’ai jamais pris un gramme. Je fais 1m85 (et oui…) et je n’ai jamais dépassé les 60 Kg. Et j’ai 39 ans.
    La seule fois où je me suis enrobée (quelle joie! j’aurais tué pour garder ce petit panicule adipeux parfaitement réparti en plus!), c’est pendant ma grossesse. Et 8 mois après l’accouchement, j’avais TOUT perdu…
    Avant de manger paléo, je mangeais énormément de pâtes (complètes) et de pain (complet) en plus des légumes et des fruits et du reste. Pas tellement de gras ni de protéines (pas assez je pense). Pas non plus de sucreries. A l’internat, en garde, les gens me regardaient engouffrer mes 200 grammes de pâtes (qui ne représentaient qu’une partie de mon repas!) avec une grande curiosité. Mais comment est-ce possible??
    Je suis passée au paléo pour tenter une expérience et parce que je trouvais ça logique, suppression du pain et des pâtes et augmentation nette du gras et des protéines, huile de coco à gogo, des olives à foison, des oeufs en veux-tu en voilà, de la viande, du poisson, des fruits de mer, des tonnes de noix, amandes, avocats, chocolat noir 90% avec quand même bananes et autres fruits et cucurbitacés et un peu de riz. Il s’en est dégagé une grande énergie mais une perte de 4 Kg par rapport à mon poids de base qui n’est déjà pas bien haut. Quelle plaie! En même temps, je traversais une période trash, un bébé hyper intense à gérer, plus le boulot, les gardes, l’allaitement et augmentation de mon activité physique avec séances de HIIT… Donc difficile de faire la part des choses dans tout ça.
    J’ai du mal à savoir exactement ce que je mange car ça me gonfle de tout compter mais je mange beaucoup de gras. Faudrait que j’essaie de compter quand même pour avoir une idée. J’essaie d’augmenter les glucides à IG bas (patates douces, potimarron et aussi riz basmati…) mais c’est clair que j’en mange moins qu’avant. Je ne cours pas des marathons mais je fais du vélo tous les jours quelque soit le temps et je cours pas mal en plus de quelques séances de circuits métaboliques. Et je bouge beaucoup. J’ai repris mes 4 Kg perdus au début du paléo (ouf!) mais j’aimerais bien prendre quelques kilos encore… On peut toujours rêver.
    D’après Julien Venesson, j’ai un profil de type N1, « glucides-dépendants ». Je devrais augmenter les glucides à IG bas pour prendre du poids. Mais je me suis mise à aimer le gras…
    Bon, je raconte un peu ma vie, hein?
    Ah oui, pour le scanner, trop d’irradiation!

    Le menu du réveillon? Foie gras (sacrilège!), saumon fumé, sushis, magret de canards et j’en passe et pas mal d’alcool…
    Je vais regarder de plus près vos conseils bizarroides. Je n’ai pas autant de connaissances que vous sur les mitochondries.
    Je m’excuse car je me suis un peu épanchée sur mon cas…

    Amusez-vous bien

    • nfkb (@nfkb) dit :

      DEXA Scan pour la composition corporelle c’est 100 à 300 fois de microSv qu’une radio de thorax (prenez vous l’avion parfois ? 7h de vol c’est comme une Radio de thorax)

      Je vous invite à cultiver un regard critique sur ce que raconte JV…

      • paleophil dit :

        c’est qui JV ?

      • Anais dit :

        Je ne connais pas DEXA Scan. J’évite les radio de thorax et j’évite aussi de prendre l’avion figurez-vous! Vous connaissez beaucoup plus de choses que moi. Mais loin de moi l’idée de passer un DEXA scan, irradiation ou pas, c’était une boutade…

        JV n’est pas mon gourou. Mais dans les témoignages, j’ai déjà retrouvé que les gens très minces avec un métabolisme élevé sont souvent plus enclins à l’endurance qu’au travail de force et qu’ils répondent bien aux glucides. Le mieux, c’est de tenter et d’observer comme diraient les 2 québecois de paléo quebec (qu’est ce que je les aime ces 2 là!!)
        JV est critiquable mais il est loin d’être le pire à mon sens, il a quand même des connaissances à faire passer. Le pb de tous ces mecs c’est qu’ils ont trop de certitudes et une forme d’arrogance et qu’ils n’ont pas beaucoup d’humour (enfin, c’est mon avis…).

        Je ne sais pas vous mais moi suis fatiguée…

  9. paleophil dit :

    Il n’y a pas de quoi s’excuser, c’est super intéressant pare que « hors normes ». Vous avez visiblement un niveau d’activité considérable (les circuits métaboliques en HIIT ça envoie du lourd et ça contribue à augmenter le métabolisme longtemps après l’exercice, alors faire ça ET de l’endurance …). Ce n’est pas à vous que je vais apprendre que la perte de poids peut être due simplement à la diminutions des stocks de glycogène, qui nécessitent aussi le triple de volume d’eau donc 500 grammes de glyco en moins ça fait 2 kilos et ça ne joue pas sur le gras.
    Y a t’il des types de personnes qui n’arrivent pas à métaboliser correctement le gras et doivent mettre le paquet sur les glucides ? J’en doute (vu l’universalité du cycle de Krebs) mais pourquoi pas. Comme 90% des gens ont le problème opposé c’est assez rare de se poser cette question … Je vais m’épancher un peu moi aussi, j’ai un fils de 19 ans handicapé qui est un fana de frites coca pates chocolat il mesure 1m70 comme moi et pèse moins de 55 kilos alors qu’il est en plus relativement sédentaire (mais il a des troubles musculaires et je pense que ça lui fait consommer un max d’énergie).
    Moralité il y a encore une régulation centrale qui est au dessus de la consommation d’énergie quotidienne, et qui doit fare que le métabolisme est plus ou moins élevé; des mes faibles connaissances sur le sujet j’ai lu que 70% de notre énergie était destinée à maintenir notre température interne, si la votre est un peu pus élevée que la moyenne ça peut justifier d’une consommation d’énergie élevée sans stockage. Ou alors vous avez un microbiote hyper-vorace 🙂
    Mon menu de réveillon sera proche du votre.
    Vous faites quoi comme circuits HIIT ?
    Note finale : vous avez de la chance parce que vous avez un organisme dépensier, bien adapté à l’abondance actuelle 🙂 Vous n’auriez pas fait long feu il y a 50.000 ans 🙂

    • Anais dit :

      Je me rend compte que je vous ai répondu au lieu de répondre à votre ami mais je pense qu’il comprendra?
      JV c’est Julien Venesson (enfin je pense??)
      Pour le HIIT, je suis loin d’être une experte… J’ai commencé avec le site litobox, il y a un entrainement pour débutant assez sympathique je trouve. Après, les autres entrainements sont trop durs pour moi, faudrait déjà que j’arrive à faire une pompe au sol!
      Là, j’ai acheté le CTS de Christophe Carrio (entrainements au poids du corps et avec bandes élastiques) car je trouve que ce mec a une conception intelligente du corps humain avec surtout un respect du travail des muscles agonistes-antagonistes et un travail qui inclue toujours le gainage. C’est super hard mais… j’ai envie de tenter. Parallèlement, je suis son programme de course à pieds (la meilleure façon de courir) et je trouve ça super et ludique. Donc je fais moins de courses longues qu’avant (je ne cours jamais plus de 3/4 heure) par contre je fais bcp de fractionnés et je me suis mise à adorer ça, il y a une sensation de puissance je trouve!
      Je suis aussi son programme d’auto-massage et de correction posturale avec un corps sans douleur car la posture est devenue chez moi un peu obsessionnel! J’en vois déjà les effets, c’est pas du pipeau
      CC n’est pas non plus mon gourou mais j’avoue que côté sport, je le trouve top.

      Vous avez la gueule de bois?

      Dès lundi, je vais sur le site de Rémi!

      • paleophil dit :

        Bonne année Anais 🙂

        Oui j’ai une gueule de bois carabinée !!! Je me suis trainé toute la journée avec l’impression qu’un train m’avait roulé dessus, je trouve toujours cela cher payé pour le plaisir gustatif et social, après coup … Même pas eu le courage de prendre une douche froide ou d’aller courir, quelle honte. On dira que comme ça ça va me motiver toute l’année pour moins picoler 🙂

        JV ne ne connais pas bien, j’ai lu deux ou trois de ses articles sur nutrition santé, qui me parait un site OK, avec une vraie équipe. Mais si Rémi a des doutes … Bon, de toute façon, ils ont tous des choses à vendre … les labos aussi. Si un journaliste veut se rendre visible il faut bien qu’il prenne des positions un peu radicales pour créer de l’intérêt. Si vous lisez l’anglais j’aime beaucoup Ben Goldacre, un médecin devenu journaliste qui pourfend avec la même vigueur pseudo-médecines et dérives de big pharma.

        Moi aussi j’aime bien Carrio. Je l’ai découvert avec les livres sur la posture également, et acheté des élastiques que j’utilise de temps en temps. Et il a une approche globale sport, nutrition, mode de vie qui est globalement de bon sens et il connait son truc côté musculation. Il est sur FB et publie régulièrement des petites vidéos et des conseils. Par contre je n’ai pas lu son bouquin sur la course à pied, mais courir moins longtemps, varier les allures, et faire du fractionné à donf ça ne peut qu’être bien. Je me suis remis à faire de la piste il y a quelques années et j’adore aussi le sentiment de puissance de la vitesse. On trouve ça bien à vélo, encore plus. La machine qui fonctionne à plein pot. Il y a un mot en anglais pour ça : to hum. I feel my body humming like a well oiled machine.

        Les radiations … voici un petit papier sur l’hormèse qui sort de pubmed (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23991963) et qui est assez intéressant 🙂

        Allez je vais quand même écrire le mini-post que je voulais faire ce soir et je file au lit avec ma tisane 🙂

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