Motion de synthèse en 7 points

Maintenant que je me retrouve plongé dans la nutrition je découvre un monde bien complexe et … contradictoire.

Partant de mon absence de savoir et l’arrogance qui allait avec,  comme je le raconte dans un des premiers posts, je suis resté longtemps sur le « il faut réduire le gras » ou l’ « astuce » du régime dissocié (glucides à midi, steak béarnaise le soir).

Là je découvre le paléo un peu par hasard, plus par principe philosophique qu’autre chose, même si ma photo en maillot de bain à 80 kilos il y  a quelques années a eu un effet douche froide certain. Un jour j’oserai la montrer …

Je me retrouve bien dans le paléo/low-carb (et en plus ça marche, ce qui est le plus important) et en regardant par-ci par-là (notamment en écoutant les podcasts de Jimmy Moore, dont j’ai déjà parlé), je découvre de nombreuses variations, pas toujours cohérentes entre elles mais c’est assez typique d’un champ en cours d’investigation.

Alors j’ai trouvé quoi d’autre ?

  • Le AGE-less (voir le post sur le sujet)
  • Plusieurs théories centrées sur l’allergie à certains aliments, ou groupes d’aliments, proposant de les supprimer pendant quelques semaines puis de les réintroduire petit à petit, et évidemment de ne pas réintroduire ceux qui ont des effets néfastes (avec des trucs hallucinants genre acné, douleurs articulaires, problèmes de sommeil …)
  • Le Slow-Carb cher à Tim Ferriss et à Ben Bergeret qui est un genre de low carb qui autorise les féculents type lentilles et haricots et un jour de bombance par semaine où on peut manger une pizza au pain avec des tortillas et de la chantilly dessus.
  • La diète : Intermittent Fasting, manger une fois par jour dans une fenêtre de 4-5 heures toutes les 24 heures. Avec l’idée, communément admise et qui semble être prouvée par des études sur les singes et les souris, qu’une restriction calorique de 20 à 30 % a des effets très positifs sur la longévité.
  • L’importance des abats, bouillons etc : qui nous amènent tout un tas de protéines utiles qui ne sont pas dans mon rumsteack du Dimanche midi …
  • Bon évidemment il y a aussi des végétariens … vaste autre sujet

Alors comme disent les analystes financiers, c’est quoi le consensus ?

Sur l’attitude :

 Première leçon : penser mode d’alimentation, pas régime.  

Il faut penser notre alimentation pour être en bonne santé, pas continuer à faire ce qu’on a toujours fait et trouver un ou deux trucs et astuces pour ne pas grossir et/ou se sentir mieux. Moi j’ai longtemps pensé qu’on allait un de ces jours inventer la pilule qui me permet de ma bâfrer de carbonara le soir et continuer à peser 65 kilos ; peut-être qu’elle arrivera, mais maintenant je réalise que c’est une erreur de méthode grossière.  Ou le régime en mode panique pour perdre 3 kilos avant les vacances pour rentrer dans mon jean blanc … Plus je vois les impacts sur tous les aspects de la santé, plus il est évident que le problème c’est pas de perdre des kilos, même si c’est souvent la voie principale qui amène à se poser ces questions. Quand on réalise que l’excès de sucre a un impact sur le système immunitaire et favorise l’inflammation et les douleurs articulaires … et je vais pas parler d’alzheimer … ou de l’autisme …

 Deuxième leçon : expérimenter.

Ca c’est cool. On essaye. Si ça marche, on continue. Et puis on peut faire une petite variation ici et là. Et on peut combiner le « bon » et le « bon goût ». Je n’ai jamais essayé plus de recettes que ces derniers mois. Ca permet de réellement devenir acteur de notre alimentation,  au lieu d’être bombardé par les messages publicitaires et les demandes biochimiques de notre cerveau qui ont la fâcheuse tendance à se transformer en cravings.

On a même le droit d’essayer de regarder ce qui se passe à l’intérieur. D’ailleurs je vais ramener un glucomètre des US. Et si je pouvais tester mes ketones et AGE en plus, ça serait encore mieux.

 Troisième leçon : ne pas sombrer dans le radicalisme.

Une fois qu’on a trouvé ce qui convient, il ne faut pas psychoter dessus (oui, je sais, venant de moi ça peut paraître étrange) et une sortie de route de temps en temps fait partie du jeu. Après ce qui est marrant, c’est que manger un gâteau quand on est low-carb la plupart du temps donne l’impression de prendre du sucre en poudre à la cuillère et beaucoup d’aliments se mettent à révéler des saveurs sucrées.  Actuellement si je prends du chocolat noir normal (je prends du 90% tous les jours) j’ai l’impression du manger un morceau de sucre.

 Quatrième leçon : utiliser sa tête aussi et garder son sens critique.

On n’est pas dans le champ lexical de la religion (même si la grégarité et la groupitude humaine peuvent très vite surgir entre les tenants du calories in-calories out et ceux de la trinité insuline-leptine-ghreline) et il n’est pas interdit d’essayer de comprendre ce qui se passe, même si de solides connaissances en biochimie peuvent vite se révéler indispensable.

Sur la cuisine :

 Cinquième leçon : bannir le sucre et réduire les hydrates de carbone.

Il y a bien sur des variations sur les « grains », (complets, acceptables, interdits à cause des phytates), et les fruits (haro sur le fructose) mais de la pile de bouquins que j’ai lu depuis 6 mois, la quantité d’hydrates des carbone recommandée varie entre 0 et 100 -150 grammes par jour, et modération sur les fruits et abstinence sur les sodas. Et les sodas light sont aussi mauvais, voire plus toxiques que les sodas avec du vrai sucre dedans (belle démonstration ici : http://www.dietdoctor.com/is-pepsi-max-bad-for-your-weight)

 Sixième leçon : réapprendre la cuisine traditionnelle

Nos ancêtres et nos grand-mères avaient un savoir ancestral qu’on a complètement perdu en deux ou trois générations. Le bouillon fait avec une parure de veau ou une carcasse de poulet est plein de collagène et autres protéines d’excellente qualité que nous allons immédiatement intégrer.  Ca ressemble à de la pensée magique analogique (si je mange du cartilage, c’est bon pour mes cartilages) mais ça a l’air de marcher.

 Septième leçon : bannir la bouffe industrielle

Au restau : fast-food évidemment mais à la maison aussi. Plats préparés pleins d’huiles hydrogénées, d’OGM, d’AGE. On n’a pas encore droit au HFCS en France mais ça va bien nous arriver.

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2 commentaires pour Motion de synthèse en 7 points

  1. Antoine dit :

    Je suis d’accord avec tout, mais note une petite contradiction quand même 🙂 :
    « ne pas sombrer dans le radicalisme » puis après « Et les sodas light sont aussi mauvais, voire plus toxiques que les sodas avec du vrai sucre dedans » !

    J’ai bcp lu sur le sucre et les édulcorants. Les édulcorants présentent certains risques, notamment lorsqu’ils sont consommés en quantité, mais il n’y désormais plus de doutes sur les méfaits du sucre, qui est directement associé à un très grand nombre de maladies! Il n’y rien de « vrai » ou de naturel à rajouter du sucre dans les aliments.

    Par rapport au lien que vous donnez, oui, les études montrent en effet que les édulcorants causent un pic d’insuline (et donc une progression de la résistance de l’insuline qui peut développer un diabète de type 2), mais la majorité de ces études confirment que ce pic est inférieur que lors de la consommation de sucre normal.

    J’ai vu une femme avec son enfant la dernière fois au supermaché. L’enfant s’est dirigé vers les canettes de Soda light et la maman lui a tout de suite dit: »non, le light c’est dangeureux pour la santé » et elle a pris deux blocs de canettes « normales » à la place!

    Perso je recommanderai donc ni l’un ni l’autre si on peut, mais si on doit choisir, allez plutôt vers le Light: le sucre rajouté est bien plus néfaste que les édulcorants, aspartame inclus.

    • paleophil dit :

      Ok : point noté. Il me semble avoir lu quand même que l’aspartame peut avoir des effets cancérigènes et qu’il y a eu un gros scandale aux USA autour de sa validation par la FDA, qui a été achetée par le propriétaire de la première société qui en fabriquait. L’autre chose qui me gène, c’est que le « light » est déresponsabilisant : on va boire du coca zero à gogo parce qu’on se dit qu’il n’y a pas de sucre dedans. Je préfère l’idée qu’on boit une canette de « vrai » coca, et qu’on se limite parce qu’on sait que ce n’est pas bon pour la santé, plutôt que d’en prendre 4 en se disant que c’est inoffensif. Mais c’est un avis qui relève plus du comportemental que de la biologie !

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