Ruminations pré-marathoniennes

Attention post très long : lecteur pressé, passe ton chemin !

Impossible d’écrire ce week-end. Je sais, c’est une excuse habituelle. Le problème commence souvent le vendredi après midi, où la to-do list s’allonge, l’envie de bosser s’étiole mais les urgences (en tous cas ce qui est perçu comme tel à ce moment là) s’accumulent pour le Lundi matin.

Putain, chuis encore sous l’eau – faudrait que je prenne quelques cours de natation gestion du temps !

J’ai toujours été assez mauvais pour me préserver de l’excès de travail et organiser mon temps. Scories de mon passé lycéen : jamais envie de travailler mais enfermé dans ma chambre à lire des BD cachées sous les livres de maths, et faisant toujours tout au dernier moment. C’est à ce moment que j’ai du apprendre la procrastination. Les études d’ingénieur et un MBA prouvent qu’à moment donné j’ai bien réussi à produire un effort organisé qui donne un résultat socialement reconnu :-). Mais ensuite un démarrage de carrière dans un métier commercial à mis à bas les quelques bonnes habitudes que j’avais pu prendre. C’est souvent les échéances du client qui mènent la danse, quoi qu’en disent les 3000 bouquins sur la vente stratégique qui vous expliquent que la clé de tout c’est de coincer le PDG dans l’ascenseur et lui expliquer qu’avec votre produit / service il va augmenter son EBIT de quelques millions.

J’ai jamais réussi ça, mais je ne prétends pas avoir été un commercial excellentissime. Je crois plus à la rencontre en une offre et une demande : autant ne pas (trop) se mentir sous peine de déconvenues par la suite. Bien sur, j’ai aussi signé quelques affaires où le logiciel vendu une fortune restait sur une étagère, mais je suis nettement plus fier des deals où le client utilise vraiment ce qu’on lui a vendu. Je crois à la confiance et à la poignée de main – bien plus qu’au discours manipulatoire qui consiste à dire au client ce qu’il a envie d’entendre, ou ce qu’il faut qu’il comprenne pour en déduire que mon produit est meilleur que celui des concurrents. Moi client si je sens qu’on me raconte des craques pour me baiser ou me donner envie d’acheter, je me barre en courant, alors ça doit être un peu vrai dans l’autre sens aussi. Et pour finir là dessus, la diffusion inéluctable des solutions en mode SaaS avec possibilité d’essayer avant plus ou moins gratuitement, comme ce qui arrive aujourd’hui avec beaucoup d’apps – ce qui va faire rebasculer le pouvoir côté client encore plus – et aussi côté utilisabilité du logiciel. Mais c’est un autre sujet …

Le métier de commercial n’aide donc pas vraiment à protéger ses week-ends quand l’appel d’offres est à rendre pour le Lundi matin. Et des passages dans des boites américaines avec 9 heures de décalage avec la direction californienne non plus : conf call le soir, mails envoyés au moment d’aller se coucher avec réponse au réveil. C’est fascinant aussi, on a l’impression que tout va super vite et c’est assez grisant.

Paradoxalement j’arrive toujours à rendre à temps ce que je dois produire et je suis d’une rigueur maniaque dans la production de documents. Ca doit être mon gouverneur central qui me permet de rester juste borderline 🙂

Donc je dois en tirer une certaine forme de plaisir inconscient mais que je n’arrive pas vraiment à identifier : sentiment de se sentir important ? Soumission à la culture actuelle en entreprise où il est de bon ton d’être totalement sous l’eau même si on fait 10 pauses clope café par jour, vestige infantile de vouloir faire plaisir à ma hiérarchie ? Non, j’étais pareil quand je n’avais pas de patron. On en restera là sur l’introspection professionnelle …

Thermodynamique des organisations

Note paradoxale et qui ne lasse pas de me surprendre : le décalage qu’on trouve dans toute organisation humaine entre l’urgence perçue de certaines tâches et l’immense gâchis organisationnel d’énergie  lié à notre nature de primates qui s’exprime largement dans le fonctionnement tribal : ma tribu est bonne parce que c’est la mienne, celle d’en face est par construction mauvaise / incompétente / nous en veut, et on va les soumettre ou leur foutre sur la gueule pour leur piquer leurs ressources. Si c’est pas clair remplacez tribu par direction ou concurrent… ou religion, ou pays … et constatez avec effarement la quantité d’énergie passée à traiter ce que cela génère.

Ce comportement n’est pas irrationnel, en tous cas dans son fondement paléolithique. Je vous renvoie sur le post « caveman logic » et la différence de conséquence sur les erreurs de type I et II (faux positifs et faux négatifs) : il est moins dangereux d’anticiper le pire que le contraire, si l’autre est vraiment animé de mauvaises intentions. Surtout si le pire s’est déjà produit une paire de fois. Mais l’anticipation du pire est aussi une prophétie autoréalisatrice. Souriez dans la rue et regardez ce qui se passe autour de vous si vous ne me croyez pas. Ceci dit, si vous souriez à un tigre ou à un psychopathe, le résultat positif attendu n’est pas garanti 🙂

J’ai donc ramené du taf à la maison et je me le suis trainé dans la tête tout le week-end pour le faire dimanche en fin d’après-midi, et finalement ne pas vraiment l’utiliser Lundi (ce qui est un grand classique quand on prépare des présentations, mais je me fais avoir à chaque fois). Et du coup l’article du blog est passé à la trappe.

Pourtant il est important ce post pré-course !!!

Hors du temps

Comme dans certaines organisation semi-secrètes, ou lors de séances chez le psy, le moment d’écriture est un espace dans lequel je peux me retrouver hors de la pression de la todo list, même si paradoxalement ça devient un élément de la liste. Il me permet de respirer, une grande inspiration. Là je suis dans un avion, le temps est suspendu en vertu d’une torsion très personnelle des lois de l’aérodynamique, pur fantasme qui fonctionne très bien chez moi : un temps perdu que je peux me réapproprier, comme quand je travaille la nuit. Donc le post va être long, je vous préviens. Je ne peux pas lire mes mails de toute façon 🙂

Les deux dernières « grosses » séances, sont passées comme une lettre à la poste. Je n’ai pas pris le temps de comparer mes courbes en endurance avec celles de l’année dernière mais 60 minutes à 5 :15 au kilo et 130 pulsations, je crois que ça ne m’est jamais arrivé.

Dernière sortie longue

Dernière sortie longue

J’ai quand même copieusement insulté ma 620 pendant les accélérations : des allures très fantaisistes, c’est excrément irritant (oui, ça fait chier :-)). Surtout sur les dernières 5 minutes où je me tirais la bourre avec Arnaud en essayant d’attraper un 4:00 au kilo : en pleine accélération et où il était planté à 4 :38 au kilo en repassant à 4 :40 alors que j’accélérais comme un malade. Le cadeau c’était l’annonce d’un VO2Max à 60. Ce que je ne crois pas, mais c’est surement mieux qu’il monte plutôt qu’il descende.

Tellement content j’étais, Arnaud m’a filé son vélo et je suis allé faire 45 minutes de cross training. J’avais oublié comme c’est dur, une côte. Et comme on met les quadriceps en mode lactique bien avant que le cœur ne passe dans le rouge. Mais le vrai plaisir c’est la liberté d’être dehors, de se faufiler et encore avoir un autre rapport à l’environnement immédiat, sentir la fragilité aussi. Mon envie féroce d’en découdre avec les trottoirs m’a convaincu qu’il fallait mieux que me m’achète un VTT pour aller bosser qu’un vélo de route. Qui pourra venir dans un second temps.

La conversation avec JP Monciaux Samedi a été positive et dans le mode « mise en confiance » : il a réussi à me dire qu’il ne voyait pas pourquoi je m’interdisais de penser que je pourrais faire un jour un sub 3, un de ses coureurs l’a fait en faisant 39:30 sur un 10K. Moi j’ai fait 40:30 lors du seul 10K que j’ai fait sérieusement. Gratter une minute sur un 10K ça me paraît à ma portée, donc le sub 3 aussi ou est-ce une erreur de logique ?

J’aime bien son approche « organique / intégratrice » plus ou moins théorisée. Au final l’idée c’est de pouvoir courir librement et sans avoir les yeux rivés sur le chrono ou le cardio. Donc si je ne me blesse pas à Chicago j’irai essayer de gratter 2 à 3 minutes à Boulogne. Et puis un jour il faudra que je me penche sérieusement sur la perte de 3 ou 4 kilos, mais ca sera une autre paire de manches.

Alimentation

Même en ne mangeant qu’un repas par jour en général mon poids est resté très stable autour de 68-69 kilos. Mais ma consommation de vin aussi. Le vin c’est un max de calories, et j’ai lu tout à l’heure un article sur Sport et Vie qui dit que l’alcool perturbe le mécanisme de resynthèse des protéines … bref mes bonnes résolutions de ne boire que le WE et d’alterner vin et alcool lors des diners sont encore au stade de résolutions.

Mon épouse qui vient de perdre 5 kilos va peut-être réussir à me faire utiliser MyFitnessPal – maintenant ça se couple à Garmin Connect et on peut donc intégrer l’exercice et le métabolisme de base … à suivre, en attendant que mon nouveau frigo soit mon ami sur Facebook et calcule automatiquement les calories ingérés grâce à sa caméra embarquée 🙂

Gardons la tête (et le périnée) froid(e)

Fred Brossard me tente avec son test de la méthode France Guillain mais je ne suis pas assez obsessionnel pour ça. J’ai par contre testé les bains dérivatifs : se mettre le périnée au frais, sur l’argument que quand les hommes étaient nus dans la savane la sueur coulait dans leur raie des fesses et générait une évaporation qui par convection refroidissait cette partie du corps. France Guillain pense et soutient que c’est l’échauffement du périnée est cause de beaucoup de maux et de maladie. Je vous laisse vous faire votre propre opinion sur cette idée qui paraît de premier abord un peu farfelue, mais qui est facile à tester : il suffit de s’asseoir sur un pack de glace, ce qu’ai fait quelques fois ces dernières semaines.

Ceci dit l’intérêt pour le froid et ses effets positifs ne sont pas une découverte récente, en ce qui me concerne. J’ai d’ailleurs pour la première fois testé le bain froid après l’exercice, 20 minutes dans une baignoire pleine d’eau froide (mais sans glaçons, pour l’instant). C’est beaucoup plus facile que je le craignais, tant qu’on n’immerge que les membres inférieurs et pas le tronc. Je vais donc continuer

Médecine : prend ça dans ta gueule, Raymond ! ou
« le PQQ est il plus efficace que le PQ ? »

En plus Rémi m’a passé un doc qui indique que les principaux facteurs de la genèse des mitochondries (par l’expression du gène PGC1 ) sont l’exercice physique, le froid, la restriction calorique et le stress oxydatif … . Un bon programme pour les 30 années à venir 🙂

Stress mon ami

Stress mon ami

C’était issu d’un aveu que je lui ai fait : j’ai craqué / cliqué sur une pub de Dave Asprey (Bulletproof Executive) pour un nouveau complément alimentaire qu’il vend, du PQQ avec du CoQ10.

Le PQQ est justement un stimulateur de l’expression du gène PGC1, m’imaginant déjà avec deux fois plus de mitochondries (je suis le mytho qui veut plus de mitos ha ha ha). Hélas Rémi a immédiatement dégainé un article qui confirme ce que ne m’étais empressé d’oublier : la prise de compléments alimentaires sur la croyance que le corps ne sait pas bien faire face au agressions qu’on lui inflige et qu’il a notamment besoin qu’on lui file un coup de main pour se débarrasser des ROS en trop que je fabrique quand je cours 2 heures est juste fausse. Non seulement ça ne sert à rien, mais ça a l’effet contraire : la prise de vitamine C et E contrecarre carrément l’effet bénéfique du sport !!!

Ca pose la question de la pertinence de l’approche à la Kurzweil qui prend 250 pilules par jour, et de l’honnêteté intellectuelle de paléo men comme Mark Sisson qui vendent des multivitamines bourrées d’anti-oxydants qui au pire ne servent à rien.

Je vais quand même finir ma petite boite de PQQ. Et je vais mettre un peu de collagène dans mon café du matin …

Revenons à nos moutons et notre marathon …

Côté performance je me sens plutôt confiant. Côté musculo tendineux, un peu moins. Mais bon, les jeux sont faits aujourd’hui : que je coure à 4 :30 ou 4 :45 l’impact sera le même et si mon tendon gauche me dit fuck au 30ème, hé bien ce sera une leçon de plus. J’ai déjà beaucoup appris avec ce plan – que pour le coup j’ai respecté scrupuleusement, pour la première fois de ma vie. Ca c’est bien. Pour le coup j’ai bien appris bouriner un mois avant la course, c’est peine perdue. Je suis sur qu’un jour je vais comprendre que c’est pareil avec le boulot.

Les aléas du quotidien ont fait que j’ai bouclé ma valise en 5 minutes ce matin, et je suis parti en mode ultra minimaliste : seule exception, trois paires de pompes (mais je courrai avec les Inov-8 155 grammes et 3 mm de drop) et je n’ai amené ni malto ni gels ni rien … je pense que je vais me le faire à l’eau sucrée, ce marathon, point barre et que je vais acheter le reste sur place (petite liste de courses : regarder les nouveaux capteurs de FC non thoraciques, le cardio Epson, quelques gadgets de massage et poches de gel. Un peu de superstarch aussi. Côté fringues je suis un moins bon client :-). Et si je n’avais pas peur de l’ire féminine, une strat « special 60th annversary », réplique de la 0001 de David Gilmour que je trouve vraiment très, très belle. Mais l’enjeu ne vaut pas la baston et j’ai aussi un vélo à acheter …)

Joyeux anniversaire

Joyeux anniversaire

Petit à petit je me libère de mes gri-gris, mes petits délires obsessionnels et essaye d’aller trouver l’essence de ce que je fais (et de qui je suis aussi sans doute). Mardi j’ai fait un entrainement avec 7 fois 100 mètres à la fin avec le 620 en mode « Race » (sans doute en espérant que cela me ferait courir plus vite :-)). Du coup, pas de temps au lap et tout fait au feeling (en comptant un peu les foulées quand même) et tout s’est très bien passé.

Au final c’est bien l’idée de l’entrainement : intégrer inconsciemment ce que nous allons demander à notre organisme lors de la compétition. Mais je vais quand même courir avec un chrono. Il faudra qu’un jour je fasse un 10K sans rien, juste au feeling.

Pa léo du tout …

La lecture d’un article sur l’alimentation des coureurs Kenyans m’a un peu fait l’effet d’une douche froide (l’article est ici) : 1h30 de course par jour, 3000 calories et une quantité colossale de glucides, y compris du sucre blanc à hauteur de 20% des apports totaux. Même si j’avais lu un article dans Zatopek à propos des entrainements en mode « depleted glycogen » pour favoriser l’adaptation à la beta oxydation, et qu’il est clair qu’en fournissant cette quantité d’efforts il faut remettre les stocks de glyco à niveau souvent, ça met un coup à Peter Attia et à tous mes questionnements sur l’intérêt d’une approche « ketones based ». Vu aussi la polémique autour du commentaire de Dominique Chauvelier sur l’état de fraicheur du vainqueur de Berlin (« moi quand je finissais un marathon je tombais à genoux et je vomissais » ) qui laisse à penser que les Kenyans ne mangent pas que du sucre en poudre. Bon j’ai regardé la vidéo de l’arrivée et il a quand même l’air un peu dans le dur le garçon.

Quantified self & manif pour tous

Vivement qu’on aie des capteurs non invasifs pour mesurer la quantité de glycogène en stock ; Qu’est ce qui m’intéresserait moi ? Glycémie, insuline, lactates (il y une startup qui a posé un brevet pour mesure la lactatémie avec un patch …), testostérone, hormone de croissance, et niveau d’inflammation). Ca serait un bon début (nfkb0, tu rajouterais quoi ?). En attendant l’évaluation des neurones qui sont un peu à la ramasse par des nanorobots qu’on remplacera automatiquement : comme le fait Microsoft dans ses data centers à base de containers bourrés d’unités centrales qui sont en auto-contrôle et qui préviennent dès qu’il y a plus de 30% de composants en panne pour qu’on le remplace par un tout neuf. On n’est pas encore à l’autophagie mais pas loin … un sujet traité dans le dernier Sport et Vie et qui réexplique l’importance fondamentale des mitochondries dans notre vie – et notre mort.

Ils me font marrer (un peu jaune) les défenseurs des bonnes valeurs familiales qui défilaient Dimanche dernier, à croire que le passé peut être une valeur éternelle. La révolution du quantified self, qui dans un double mouvement va nous permettre de beaucoup mieux comprendre comment notre organisme fonctionne pour mieux s’en affranchir. C’est de toute façon ce que nous faisons depuis que notre espèce existe, va tout dynamiter, reproduction, sexualité, identité et ne j’aborde même pas la question de l’accroissement de la longévité. Il y a un dossier sympa sur la Silicon Valley dans Philosophie Magazine de ce mois où on parle de transhumanisme et de libertariens, et de comment Apple, Google et autres vont transformer toute l’économie occidentale. Et même si le journaliste a une bonne dose de scepticisme, je ne vois pas comment l’approche du corps machine est évitable ni pourquoi elle serait fausse. Commentaire de l’article par Nfkb0 ici.

Bon j’ai tout balancé en vrac et l’avion n’a pas encore atterri. Je ne sais pas si un lecteur sera venu à bout du post touffu comme mes pensées (à défaut de mon crâne :-)).

Si vous avez raté le début …

Pour les flemmards, le résumé c’est : j’ai la pêche, un peu de stress (positif) pré-épreuve, point de passage qui va influer sur mon futur sportif à court terme, je me dépouille de mes oripeaux comme l’oignon mais je continue à apprendre et plus j’en sais plus je sais que je sais pas grand chose. Et plus je fais du sport et plus j’ai envie d’en faire, tout seul pour méditer et avec des potes ou ma femme pour profiter aussi du formidable lien social que cela tisse.

Bref je suis bien vivant 🙂

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12 commentaires pour Ruminations pré-marathoniennes

  1. nfkb (@nfkb) dit :

    – You are ready.
    – Les Todo list je crois que c’est le Mal ( http://www.girlsandgeeks.com/2010/11/12/le-grosplantitiou-et-son-politburo/ ). Malgré tout j’en fais plein aussi. Ce qui compte pour moi : trier ce qui est important, urgent, urgent et important ou ni l’un ni l’autre 🙂
    – What does EBIT stand for ? and SaaS ?
    – Moi aussi je fais des posts touffus cathartiques. Ca a vraiment des vertus thérapeutiques 🙂
    – Mes plus gros tickets de caisse ce sont les décompensations en matos aux US…
    – C’est bien que tu ai pu causer avec JPM avant la course, avec la croissance de VO2OT ça se corse… (et puis tant d’énergie dépensée à dév pour Android #WTF quoi 😉 )
    – C’est vrai que son histoire du mec en sub3 ça fait rêver * * * !
    – Le sucre, l’insuline, le glucagon, tout ça est compliqué… mais c’est clair qu’avec le sport, l’insulino-sensibilité est améliorée et c’est vraiment pas pas pareil de courir 20 km par jour que de rouler de chez High Hope à Dennys…
    – Pour l’eau sucrée, pense à essayer de lui faire faire un tour dans la bouche (mâche ton eau)
    – Pour les compléments, tous les gourous ont un livre et des compléments à vendre, pour la méthode FG c’est pareil… et franchement ça part dans des délires complètement tarabiscotés.
    – Pour les bains froids, je commence à mettre des pains de glace, ça descend presque vers 10°
    – Le pli de l’aine et les aisselles sont nos radiateurs naturels (avec mains et visage-nez) car tu as des gros vaisseaux qui passent à une faible distance sous la peau, donc oui lors de douche froide insister sur les plis inguinaux aident à se rafraîchir après le fractionné estival
    – Les défenseurs des bonnes valeurs familiales s’expriment… c’est un droit… mais je crois qu’il y a franchement beaucoup beaucoup beaucoup de manipulations derrière tout ça. Pour ma part, je me pose bien à l’opposé de ce qu’ils racontent en tant que jeune et chanceux père de famille.
    – Pour Epson, les activity trackers m’énervent. Ca m’agace que Garmin en ait collé un dans sa nouvelle montre de tri d’ailleurs… mais le marketing est puissant n’est-ce pas
    – Le capteur de FC Mio me parait effectivement assez sympa, il parait qu’il fonctionne à la piscine ! (moi je veux apprendre le crawl d’endurance mais bon, je dis ça en passant hein 😉 )
    – Pour les grigris, j’ai l’impression d’évoluer un peu comme ça aussi… j’ai commencé par même courir un semi avec un gourde, j’ai même fait un marathon avec un sac à dos… le dernier semi je l’ai fait à l’arrache, j’ai bu une gorgée d’eau et c’est mon PR.

    Bon j’étais dans les temps ce matin en me levant…

    Force et Honneur dude !

    • paleophil dit :

      Force et honneur 🙂 j’adore. SaaS = software as a service, toute l’application est dans le cloud et tu n’as rien à installer sur ta machine, ou presque. Tout se passe dans des datacenters géants gérés par microsoft, google, amazon … un peu comme des gros paquets de neurones interconnectés entre eux. EBIT n’est pas un organe sexuel, c’est Earnings Before Interests and Tax et indique la rentabilité d’un business hors faits exceptionnels et paiement de la dette.
      Todo ou pas todo ? là je procrastine parce que je flippe pour demain et je ne fais pas ce que je devrais faire et je fais ce que je ne devrais pas faire. Au fait est-ce que tu utilises un outil de sauvegarde des articles que tu lis, de liens que tu veux garder etc ? Hier je discutais avec mon pote Greg qui a plus de 2000 liens sur Evernote, et moi j’ai passé 20 minutes à retrouver ton putain de dessin sur les mitochondries et les stresseurs l’autre jour. Il faut que je me mette à utiliser ce type d’outil, sans doute plus important que les todo. Ceci dit il y a un petit outil gratuit https://workflowy.com que j’aime bien et que j’utilise pour le boulot : on peut tout mettre en vrac et trier ensuite, ce qui est bien ma manière de penser 🙂

  2. nfkb (@nfkb) dit :

    J’avais également quelques commentaires sur l’alcool…

    Le vin est traditionnellement vu positivement dans nos sociétés et dans certaines blue zones. C’est marrant on focalise plus sur le vin d’Ikaria que sur leurs tisanes 😉

    Je rappelle que s’il peut y avoir des bénéfices cardio-vasculaires à doses modérées, soit environ 3 verres standard chez l’homme, ça n’est pas la même chose en matière de cancérologie où l’alcool est vu comme néfaste dès le premier verre…

    http://www.nfkb0.com/2011/02/16/alcool-vin-et-sante-de-michel-de-lorgeril/
    http://www.nfkb0.com/2012/01/01/consommation-dalcool-en-2011/

    Pour le sport, pas mal de travaux montrent en effet que l’absorption d’alcool gêne la récup. Cela a été particulièrement étudié chez les rugbymen (ah bon ?). Mais dans les travaux les doses allaient de 40 à 100g d’alcool, ce qui est beaucoup ! Je ne sais pas si UN verre de vin rouge aurait le même impact *après l’effort*. Pour ma part, j’aime aussi le vin et la bière. J’en consomme moins avec le sport car effectivement je trouve contreproductif d’essayer d’optimiser la récup et de picoler, ensuite je trouve que l’alcool gêne mon sommeil.

    J’essaye donc de caser un verre le midi le we par exemple si j’ai une activité modéré prévue en fin de journée (genre piscine).

    Mais bon… on peut aussi dire que tout ça est un peu prise de tête… sans doute valable quand les enjeux professionnels sont liés à des sommes colossales, mais pour nous ?

      • paleophil dit :

        Bon on peut picoler à l’écart de la période de recovery si je comprends bien. C’est quoi Zotero ? un espèce d’evernote d’articles médicaux que tu peux customiser par rapport à tes propres centres d’interêt ?

    • paleophil dit :

      Oui tout à fait d’accord sur l’absence d’enjeux réels. Mon temps au marathon n’a pas d’impact sur mon salaire, et heureusement d’ailleurs.

      Pour moi la question de l’alcool est à plusieurs niveaux :
      – Me prendre des tôles régulièrement lors de diners avec des amis irrite prodigieusement mon épouse, je peux la comprendre d’ailleurs, et j’aimerais trouver un moyen que cela ne m’arrive plus sans rentrer dans de l’interdit total et je n’ai pas trouvé. Le plus proche c’est « un verre de vin, un verre d’eau » (une version personnelle de « one bourbon, one scotch, one beer » de G. thorogood 🙂 et ban des alcools forts en fin de diner mais force est de constater que je n’y arrive pas. Et qu’il y a un espèce de « cliquet addictif », que j’ai bien connu avec la clope aussi, où au début on « apprécie » et ensuite on ne fait plus attention. Juste réussir à se forcer à apprécier le gout du vin qu’on boit, comme l’aliment qu’on mange, est de fait difficile dans l’environnement pléthorique d’un diner entre potes, où souvent on a déjà sa ration de calories et d’alcool quand on a fini l’apéro. Le fait que ce soit totalement socialement acceptable, voire recommandé (au vu de l’état dans lequel rentre Steven, le fils de ma femme en 3ème année de médecine, et les discussions sur « le but du jeu c’est que le filleul soit totalement bourré quand il trouve son parrain », c’est pratique courante dans les études de médecine 🙂 le lien social par l’échange de vomi :-)) ne rend pas la tâche facile. « putain, qu’est-ce qu’on s’est mis hier soir dis donc ! »

      – Le verre de vin en arrivant à la maison en rentrant du taf a un côté « alcoolique chronique » par sa nécessité qui me dérange. Je ferai mieux de faire 50 pompes ou d’aller courir si je suis stressé par ma journée de boulot. Je n’aime pas ce côté « addict »

      – Enfin, je pense que ne plus boire pendant 6 mois me permettrait de perdre les 2 ou 3 kilos que je voudrais enlever pour … courir plus vite, ce qui peut sembler absurde à d’aucuns mais qui reste dans mes préoccupations, peut être juste pour pouvoir me dire « j’ai pu le faire », quitte à les reprendre ensuite.

      Et c’est bien de se prendre la tête, notamment sur des sujets non professionnels 🙂 Ca change 🙂

  3. StéphaneCH dit :

    Quel post!! C’est pas possible, t’es pas tous seul dans ta tête 😉
    Moi ce qui me facine c’est tous ce que tu arrive à faire avec le même temps à dipo que moi!! Ou alors tu vis dans une autre dimenssion je ne sais pas…
    Bref, la lécture du dernier livre de Julien Venesson, paléo nutrition (que je viens de finir), m’a aider à y voir plus claire sur les glucides. En plus il parle du sport d’endurance et pas en mal, il n’a pas de partit prit. Une approche très scientifique qui me plait. La partie sur les compléments alimentaires est très détaillées et au final il explique bien que du moment que l’ont à une alimentation paléo il n’est pas nécessaire d’en prendre si ce n’est la vitamine D en hiver et des oméga 3 si on force trop sur les noix ou qu’on recherche la perte de poids. Un chapitre interessant sur l’alcool, le café, le jeûne (oui la j’admet je vais pas le suivre sur ce point même si ses arguments sont très justes). Pour une fois il est aussi question de l’équilibre acide-base très important pour la santé.
    Pour moi le livre le plus complet et le mieux argumenté sur le sujet et qui pour une fois ne diabolise pas le sportif d’endurance. Par contre je ne le conseil pas a tous le monde par rapport à son côté scientifique, Mark Sisson est plus conviviale pour le néophite.
    En gros on a pas fini de cogité mais profitons du week-end pour laché prise, ça fait aussi partie du bien être!
    Encore merci pour ces bons moments de lecture.

    • nfkb (@nfkb) dit :

      Hello,

      j’en remets une couche sur les compléments alimentaires : http://www.nfkb0.com/2014/02/08/les-complements-alimentaires-sont-inutiles/ gardez vos sous pour acheter de bons aliments

      la qualité des compléments en oméga 3 peut être vraiment mauvaise si on en croit le site consumerlab + la problématique des furanes qui n’est pas éclaircie
      ensuite il existe des travaux qui montre que plus n’est pas mieux avec la vitamine D… pa exemple là pour la mortalité cardio-vasculaire http://www.amjmed.com/article/S0002-9343(13)00084-3/fulltext

      • paleophil dit :

        Et si la vitamine D est générée naturellement par l’organisme (comme dans mon cas) c’est pareil ?

        En regardant un peu sur internet à propos du PQQ … j’ai découvert que c’était très répandu, c’est pas Dave Asprey qui a initialisé le truc, et il se fait copieusement remballer par rapport au prix (3 fois plus cher qu’ailleurs). Décidément … je pars acheter des morceaux de sucre pour le marathon demain et un peu de miel et du pain pour mon pre-race meal. Mais que c’est difficile de ne pas croire aux miracles !!!

    • paleophil dit :

      Si c’est informatif et que c’est un bon moment de lecture, l’objectif est atteint. Et oui, ça se bouscule un peu au portillon dans ma tête 🙂 et encore, je ne parle pas de tout 🙂

  4. Loïc dit :

    J’ai beaucoup aimée merci 😉
    Long mais interressant en bien des points.

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