Trump, deuxième

Je reste un peu comme le lapin pris dans les phares de la voiture qui arrive à toute allure avec cette histoire. J’ai envie de passer à autre chose mais aussi de passer à l’action (moi qui suis allergique aux partis politiques) et puis je pense qu’il faut parler et essayer de mettre du sens dans cet océan d’invectives et d’équarissage des faits avec les rumeurs les plus stupides et folles.

J’ai trouvé d’autres articles sur le sujet de l’information, comme celui de Wired.

dark_tech-1

Image (c) Wired

Frémi quand j’ai vu que, maintenant, c’était le fil Facebook qui servait principalement à informer les gens, sachant que  Facebook avait été une usine à rumeurs toutes plus délirantes les unes que les autres qui se propageaient de manière totalement virale.

Une guerre des « memes », ces petits morceaux d’idée qui cherchent un peu de place disponible dans le cerveau pour se propager, concept théorisé par Susan Blackmore.

Moi j’apprécie dans Facebook le fait que quand une info est publiée, Facebook propose aussi facilement la contre-info, ou la dé-hoax-isation, mais encore faut il avoir envie d’aller cliquer, et donc de se confronter à sa propre dissonance cognitive.

Quand je vois comme j’ai moi-même du mal sur des sujets somme toutes anodins comme le régime alimentaire, je peux imaginer que le chômeur désespéré de la Rust Belt, lui a encore moins envie et au contraire se régale des ragots délirants qui circulent sur la toile.

Et c’est tellement plus facile d’être haineux et de dire « fuck you » que d’essayer de parler à l’autre.

La réalité, quelle importance ?

Le 13/11,  échange de tweets entre Trump et le NYT (excusez moi je ne sais pas mettre des tweets dans mes articles)

Trump : The @nytimes sent a letter to their subscribers apologizing for their BAD coverage of me. I wonder if it will change – doubt it?

et : Wow, the @nytimes is losing thousands of subscribers because of their very poor and highly inaccurate coverage of the « Trump phenomena »

Réponse du NYT : @realDonaldTrump @nytimes fact: surge in new subscriptions, print & digital, with trends, stops & starts, 4 X better than normal.

Décodage : un futur président des USA qui écrit des tweets en CAPITALES (excusez-moi, j’ai eu un actionnaire qui faisait ça dans les mails de boulot et c’était un psychopathe, d’ailleurs écrire en capitales dans des mails ou de tweets c’est un truc de psychopathe), qui donne un avis partial sans preuve (c’est quoi bad coverage ? c’est dire la vérité sur lui), qui attaque (bande de losers, vous perdez des lecteurs) en mentant (en fait c’est pas vrai).

ll n’y a plus de réalité, il n’y a plus de vérité.

Et derrière le tweet de Trump, une guerre civile par twitter interposé avec des insultes qui fusent dans les deux camps, avec une nette différence en terme de violence entre partisans de Trump et les autres.

La bataille contre le menteur et le démagogue est compliquée, surtout si ses partisans n’en ont rien à foutre de la vérité. C’est sans doute pour cela qu’on a inventé les tribunaux et les processus de recherche de la vérité pour trancher les conflits entre les humains, mais là ça va trop vite. Un mensonge remplace l’autre.

Le schéma est toujours le même : Trump dit une énormité:  pourquoi signer des traités de non prolifération nucléaire ? , on le tacle: c’est absurde et dangereux de dire des trucs pareils, il répond : j’ai jamais dit ça vous êtes mauvais et injustes. Et ses supporteurs applaudissent.

C’est un peu le même schéma quand après avoir annoncé vouloir déporter 11 million de personnes, il tombe à 2 à 3 millions, qui sont « really really bad », alors que le chiffre réel des immigrants illégaux qui ont commis un délit est de l’ordre de quelques centaines de milliers, et leur principal délit est … d’avoir passé la frontière illégalement. Il y a ici une statistique du ministère de la justice de 2010 totalement édifiante :

  • Apprehensions for immigration violations peaked at 1.8 million in 2000 but dropped to 516,992 in 2010—the lowest level since 1972.
  • The most common immigration offense charged in U.S. district court in 2010 was illegal reentry (81%), followed by alien smuggling (12%), misuse of visas (6%) and illegal entry (1%).
  • Eighty-one percent of immigration defendants who were convicted in U. S. district court received a prison sentence in 2010. The median prison term imposed was 15 months.

Ca veut dire que, des hordes barbares de 11 millions dont Trump nous bassine depuis un an, en fait, en réalité devrais-je dire, disons qu’ils sont 800.000 (à comparer à 1,8 million en 2000, c’était qui le président déjà ?)  et 12% sont coupables de vol – soit moins de 100.000 personnes. Et dont 80% vont effectivement en prison.

Quand aux mexicains … leur nombre est en décroissance depuis quelques années !

Le vrai sujet du post

le but de ce post était de faire une réponse détaillée à Sylvain, qui m’a interpellé en m’envoyant le lien vers cet article, que j’ai balayé rapidement dans les commentaires du post précédent, mais il est revenu à la charge alors … autant essayer d’élaborer une réponse argumentée.

J’ai dit que ce post était « à charge et conspirationniste ». Sylvain m’a répondu :

Bonjour,
Pourrais-je savoir, lorsque tu dis « article à charge », à charge contre qui ou contre quoi ?
Les média ne sont pas payés par Clinton mais voici une analyse des soutiens des journaux aux présidentielles américaines (édifiant):
http://www.les-crises.fr/usa-le-soutien-des-journaux-pour-la-presidentielle/
Quant au conspirationnisme invoqué, peu m’importe de savoir d’où est tiré l’article ou quel est le pédigrée de l’auteur. Ce qui m’importe, c’est la pertinence de l’analyse de l’article, entre autre non pas la réhabilitation de Trump mais les raisons pour lesquelles Il a bénéficié d’un soutien populaire et pourquoi a contrario, Clinton a été rejetée. Cette analyse peut s’appliquer en France depuis 2005 (traîté européen refusé par référendum) et continuera de s’appliquer mais nos dirigeants, sociologues et politologues ont de la merde dans les yeux et ne veulent/peuvent l’admettre, ce qui malheureusement fait et fera le jeu du Front National.

Alors vous pouvez lire les deux et vous faire votre propre idée – voilà ce que j’ai envie de répondre.

Analyse critique et sémantique détaillée

Citation : « Alors les médias mainstream, qui soutenaient largement Hillary – la candidate de l’establishment – ont eu beau passer les 12 derniers mois à répandre le couplet selon lequel les partisans de Trump étaient « pitoyables » et que Trump lui-même était un raciste, sexiste, xénophobe, menteur, tricheur et narcissique invétéré, c’était un grossier mensonge qui masquait la vérité, à savoir que la motivation de la plupart des partisans de Trump était : de meilleurs emplois, de meilleurs salaires, de meilleurs soins de santé (ou des soins de santé tout court), etc. Autrement dit, le besoin désespéré d’une véritable justice sociale. »

On retrouve l’argument « establishment », qui est une perception, mais fausse. Giuliani et Priebus, et Pence, ils ne font pas partie de l’establishment ?

Partisans de Trump pitoyables – est-ce qu’on n’a pas le droit de trouver pitoyable de vouloir voter pour cet abruti ?

Trump raciste sexiste etc : c’est un fait, il l’a crié dans toute  sa campagne !!!

Ce qui est vrai, c’est que gens qui ont voté pour Trump ont voulu dire aux « élites » « ta gueule » et « occupez vous de nous ». Ca, c’est vrai. Leur erreur tragique, c’est qu’ils ont voté pour un gars qui en a encore mois à foutre de la justice sociale que le PDG de Goldman Sachs, et dont les premiers éléments de politique économique vont être intéressants à regarder parce qu’il n’est pas d’accord avec son propre parti (notamment sur les déficits) .

Citation : « Le fait que la quasi-totalité des partisans d’Hillary, dont un grand nombre d’observateurs intéressés à travers le monde (en particulier en Europe) ont réagi avec horreur et consternation à la victoire de Trump prouve l’efficacité de ce mensonge colporté par les médias occidentaux alignés. « 

Là je réagis juste sur la sémantique : mensonge, colporté, médias alignés. Rhétorique conspirationniste de base.

« Ces mêmes individus sont également forcés d’utiliser ce même argument inepte pour expliquer le fait qu’une majorité d’électrices se sont ralliées à Trump. « 

Bon ça c’est juste faux – sur la source qu’il cite lui même :

exitpolls

« N’importe quelle femme obligée de prendre 3 emplois à la fois et qui, malgré tout, n’arrive pas à nourrir correctement ses enfants ou à disposer de suffisamment de « pouvoir d’achat » pour avoir un semblant de vie n’aura guère de problème à passer outre les remarques sexistes et les hyperboles racistes d’un candidat présidentiel, dès lors qu’il promet de s’attaquer aux graves problèmes qui la concernent, elle, et d’en finir avec les politiques kleptocratiques d’Obama (et, avant lui, de Clinton et de l’administration Bush). »

Oui la misère sociale est un vrai problème aux US et l’a toujours été, c’est pas nouveau même si ça s’est aggravé. Est-ce cette femme aurait voté pour Trump si elle avait compris qu’en fait les solutions qu’il propose ne fonctionneront pas (et que par ailleurs les droits des femmes vont régresser dans le pays) ?

Kleptocratique?

La question de savoir si Obama et Hillary, et la pathocratie qu’ils représentent, sont ou non véritablement responsables de la pauvreté aux États-Unis (c’est le cas) est sans objet, par rapport à ce que j’essaie de vous faire comprendre :

Pathocratie ? C’est de leur faute mais c’est pas de leur faute et on s’en fout ?

« les sous-prolétaires et les fatigués de la guerre qui ont voté pour Trump ne l’ont PAS fait parce que ce sont des « ploucs racistes et débiles », mais parce que ce sont les couches les plus marginalisées socialement, et les plus pauvres, de la société américaine, et Trump (sincèrement ou non) leur a offert son aide. Leur perspective, bien que simpliste, est bien plus perspicace que celle des partisans « progressistes néolibéraux » d’Hillary … »

Le discours le plus démago qu’on aie entendu depuis des décennies aux US, sincèrement ou non ?  Une perspective plus perspicace que les progressistes néo-libéraux ? Un paquet de mesures intenables ? Est-ce que le désespoir légitime la connerie, c’est une vraie question.

« Certains d’entre eux (…) ont grandi dans l’atmosphère étouffante et illusoire du multiculturalisme, au sein d’une « société ouverte » où les valeurs socio-culturelles « progressistes » rejettent toute notion de valeurs traditionnelles, et par là j’entends le fait de se soucier d’autre chose que de soi-même et de son « groupe ». Quelle ironie de voir que tous ces libéraux qui parlent constamment d’« acceptation de l’autre et de tolérance » et qui fustigent les « microagressions » sont ceux-là mêmes qui manifestent violemment dans les rues en ce moment même, qui vomissent des insultes haineuses et commettent de véritables « microagressions » contre les partisans de Trump. « 

C’est étouffant et illusoire le multiculturalisme ? Depuis quand ? Vomir des insultes haineuses contre Trump ? Ca, c’est gonflé parce que c’est le fondement du fascisme (et du communisme aussi d’ailleurs), et c’est une base de la réthorique Trump. Tu agresses l’autre,  et quand il réplique, tu l’accuses exactement de ce que tu lui fais.

Là encore, il semble que le véritable message envoyé par la population américaine par le biais de cette élection soit : « Tout sauf la va-t-en-guerre élitiste Hillary ». 

OK, va-t’en guerre, élitiste. Il est pas élitiste Trump ? Dans son palais doré à fustiger tous les losers qu’il à réussi à arnaquer ? Et au fait, Hillary Clinton a quand même eu la majorité absolue, et 50% de américains n’ont pas voté.

« Bien sûr, les partisans d’Hillary ne connaissent guère la vérité (et s’en fichent pas mal) concernant l’idéologie néo-trotskyste qui prône le contrôle hégémonique américain de toutes les ressources naturelles grâce aux guerres et aux changements de régimes perpétuels soutenus par Hillary et Obama. « 

Néo-trotskyste ??? les USA ??? la politique étrangère américaine vis à vis des ressources étrangères, elle remonte aux années 50. Et c’est pas demain qu’elle va changer.

« Et pourtant, il y a 20 ans, le président Bill Clinton, un libéral « de gauche » et sexiste (voire violeur, selon certains) avéré, tenait plus ou moins les mêmes propos que Trump concernant l’immigration illégale. »

Non, on ne pleure pas sur l’immigration illégale. On pleure sur le fait que c’est un argument débile qui a juste l’avantage de fournir un bouc émissaire simple mais qui ne résoudra aucun vrai problème.

« Vous êtes gouvernés par une cabale dont la plupart des membres n’ont pas besoin des élections pour gouverner. Ses membres sont des va-t-en-guerre corrompus et capitalistes qui copinent tous entre eux, et qui ne cessent de vous embobiner et de vous diviser en modifiant les tendances politiques aussi souvent que vous changez de slip. »

Bon ben là tout est dit sur l’aspect conspirationniste non ? et c’est d’une logique implacable, la cabale qui n’a pas besoin des élections marche tellement bien que … elle n’a pas réussi à faire élire sa candidate, c’est quand même balaize comme retournement dialectique !

« Alors à tous ceux qui ont voté pour Hillary parce qu’ils craignent l’arrivée du fascisme en Amérique, j’ai une nouvelle à vous annoncer : le fascisme, ce n’est pas Donald Trump. Lorsque le fascisme arrivera en Amérique, ce ne sera pas sous l’apparence d’un démagogue outrancier adepte de politiques régressives. Non, lorsqu’il arrivera, le fascisme sera drapé dans l’étendard des idéaux « libéraux » et « progressistes » du XXIe siècle, idéaux épousés par un gouvernement qui massacre des millions d’étrangers au nom de la liberté et de la démocratie tout en se délectant de l’adulation servile d’un troupeau de bons samaritains et d’humanitaires en herbe égocentriques et suffisants. Alors, arrêtez de vous faire des films, le fascisme américain n’est pas en marche à cause du président Trump ; le fascisme est votre quotidien depuis des décennies. »

Bon là encore c’est super cohérent,  le fascisme va  arriver, non pas vraiment,  il est là depuis de décennies, ce sont les idéaux libéraux et progressistes qui servent de couverture aux guerres épouvantables ? Là encore, l’invasion de l’Irak qui est pour moi un scandale absolu et un gros facteur de destabilisation du moyen orient, a été décidée par Bush !!! Les politiques militaristes, la défense des dictateurs etc, plutôt par les Républicains !

Alors voilà – en synthèse – il y a une idée pertinente dans cet article qui est que c’est un vote de désespoir bête. Ca ne veut pas dire que les gens sont cons, enfin, pas seulement, ca veut dire que le désespoir affecte leurs possibilités de réflexion rationnelle. Vote   socialement suicidaire,  de rejet des « élites » – le désespoir ayant  été instrumentalisé par un gros démagogue incompétent et dangereux.

Cette idée est enveloppée dans une rhétorique anti-culture, anti-libérale, anti-américaine, et  quand même pas mal conspirationniste (même en faisait abstraction du site et des autres publications de l’auteur).

Bon je ne sais pas si ça valait le coup de passer autant de temps, l’exercice est fastidieux mais on se rend compte comme finalement, il  y a une grande part de contenu « subliminal » et on retrouve plein de « mêmes » qui nous polluent en permanence.

La merde dans les yeux

Alors comme Sylvain le dit avec un langage aussi fleuri que le mien – c’est vrai qu’il y a un problème de discours des « élites » (ou disons de ceux dont le métier est de fabrique du discours) et du fonctionnement de la démocratie. Je ne sais pas dire dans quel mesure la ratification de 2005  a énervé les gens et renvoyés sur des positions plus extrémistes, mais j’étais pour donc ça ne m’a pas dérangé qu’on passe au dessus d’un vote populaire que je trouvais idiot. Mais je pense aussi que les 35 heures sont une catastrophe économique majeure et c’est pas pour ça que je vais voter le pen.

Pour moi ce qui fait le jeu du Front National, c’est qu’on a un problème avec ceux qui nous gouvernent, de manière générale. On a la perception que le système dans lequel nous vivons ne fonctionne pas bien (alors qu’il fonctionne globalement plutôt mieux que ce qu’on avait il y a 100, 200, 1000, 10.000 ans) , les dirigeants n’arrivent pas à le faire marcher mieux, et il y a toujours un petit futé qui dit « moi moi je peux faire mieux » en sortant les mêmes qui vont plaire.

Sur le sujet de l’immigration et de l’islamisme, c’est encore plus compliqué parce qu’il y a la réthorique provocation / accusation (un peu à la Trump d’ailleurs). Je dois avouer que j’ai du mal à avoir une position claire là dessus. Voir des burkas ou des burkinis, de la viande hallal un peu partout, des débats dans les cantines sur la bouffe, ou le débat sur l’exercice de la religion en entreprise avec la loi travail hérisse mon poil républicain, laic et athée.  Interdire et dénoncer, c’est victimiser, et ne rien dire, c’est se faire manipuler et envahir. Difficile de trouver la bonne posture. C’est un gros reproche de Sam Harris à Hillary Clinton – qu’il avait présenté dans une « lettre ouverte » sur son blog, que je trouve plutôt pas mal et que j’aimerais bien voir les politiques français reprendre à leur compte. Mais ça suppose la capacité à différentier des gens et des idées (un sujet que j’ai largement couvert dans d’autres posts), et c’est un peu compliqué.

Quand à l’article sur le soutien des journaux à Clinton, il me semble que c’est une confusion entre corrélation et cause. Oui une majorité écrasante de journalistes sensés ont vu et compris que Trump était dangereux. Bon ben ils l’on dit ! Et ils ont eu raison, et en plus, vu comme il est, je pense que la liberté de la presse va en prendre un coup derrière les oreilles. Mais et le ton du post et les commentaires reste pour moi pris dans une réthorique absurde, voulant « une égalité de traitement » et de la « neutralité » avec un candidat qui ne permettait pas la neutralité ! Comment un journaliste peut il couvrir un candidat qui ment à chaque phrase et qui se contredit sans … dire qu’il ment et qu’il se contredit ? et donc prendre parti contre lui.

Une petite pensée finale …
pour les femmes et les condamnés à mort.

En attendant, Trump va nommer à la cour suprême des juges ultra-réacs, et notamment remettre en cause de droit à l’avortement. Ca, c’est de la vraie réalité, dans la chair des femmes, de la souffrance et de la régression sociale.  La femme qui a trois jobs et qui n’arrive pas à joindre les deux bouts, son assurance santé va être ratiboisée et si elle tombe enceinte et qu’elle est pas dans le bon état, elle ira avorter ailleurs, pas grave.

Et on ne parle pas de la peine de  mort, mais le verbatim ci-joint nous donne une idée (en plus du style inimitable de Trump) .

Vive le progrès social !

Post Scriptum

Je fais le malin mais je suis bien embêté pour finir mon post sur une recommandation ou un call to action.

Se rappeler que, dans les démocraties modernes, tout se joue à la marge, en réalité, et que donc les actions marginales comptent !

Soutenir la liberté de la presse en s’abonnant à des journaux ? Donner des sous à des ONG qui pourront faire émerger les bonnes infos et concurrencer les mêmes twittesques ? Faire un MOOC sur les biais cognitifs ? Continuer à discuter avec les gens qui pensent le contraire de ce que je pense et essayer de les convaincre qu’ils ont tort ?

En attendant, je vais aller faire un peu de sport !

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