Je ne suis pas un héros

Les proches qui me font l’amitié de lire ce blog comprendront tout de suite le private joke qu’est le titre de ce post. Et si je commence comme ça, il faut bien que j’explique : c’est des chansons préférées de mon fils, et nous la massacrons allègrement tous les deux, de concert, à chaque fois que j’ai l’occasion de le voir.

Mais en fait, c’est vraiment le titre du post, aussi.

L’idée m’est venue à force d’entendre des proches, collègues ou amis, me dire régulièrement : « mais comment peux-tu faire ceci ou cela ». Le ceci ou cela pouvant être au choix, faire sept heures de sport par semaine, courir à moitié à poil dans la neige, prendre des douches glacées, ou m’abstenir de manger pendant trois jours d’affilée.

C’est vrai que parfois je m’étonne moi-même 🙂 mais le but de ce post n’est pas de sombrer dans l’hagiographie (ce mot était un piège pour le logiciel de dictée qui s’en sort avec les honneurs, c’est quand même sacrément impressionnant !), mais plutôt de discuter des limites de la volonté.

Depuis le retour des fêtes, et avant cela des blessures, ma motivation n’est pas toujours au top. Il m’arrive donc régulièrement des « craquages » à l’issue desquels je me maudis copieusement. J’arrive à être rigoureux sur un dîner et puis après je vais m’enfiler une tablette de chocolat, et pas du noir à 90 % non, du chocolat au lait raisins noisette que j’achète pour mon épouse mais sur lequel il m’arrive de me jeter avec férocité (la tablette de chocolat, pas ma femme, enfin si, mais bref, vous voyez ce que je veux dire).

Un soir de la semaine dernière j’étais plein de bonnes résolutions, notamment celle de ne pas boire une goutte d’alcool après les excès classiques du week-end.

Je me retrouve en train de faire une tâche relativement pénible (pointer les relevés de compte sur deux ans pour savoir combien d’argent nous avons donné à nos enfants, pour répondre à un contrôle fiscal, ce qui est doublement déprimant) et à moment donné le verrou saute dans ma tête, je descends à la cave choper une bouteille de Rioja, et je la déguste tranquillement en pointant les PDF. Le temps passant, la bouteille se vide, le tableau Excel se remplit et le combat fini par s’arrêter. Il est alors fort tard, mais pris d’une compulsion subite je règle son sort un paquet de chips qui traînait par là sans lui demander son avis. Je précise que j’étais suffisamment lucide pour savoir exactement ce que je faisais.

Rien d’héroïque dans tout cela, n’est-ce pas ?

Ce qui m’intéresse dans cette histoire et me donne envie de la partager,  ce n’est pas tant de me flageller en public que d’essayer de mettre le doigt sur ce qui se passe dans ces moments où la volonté flanche, sans qu’on comprenne vraiment pourquoi. Qu’est-ce qui fait que je suis capable de m’imposer, sans difficulté, d’aller courir une heure par -15°, mais pas de résister à un paquet de chips en fin de soirée ?

Alors évidemment, il s’agit de nourriture. Oui, je sais, le vin n’est pas vraiment une nourriture, mais il me paraît évident que dans ces moments-là on est complètement «agi», comme si le cortex pré frontal se débranchait l’espace d’un instant, ouvrait une brèche dans la volonté, une fois la brèche ouverte, il est difficile de la refermer, et on rentre en mode « the gates are flooded, on y a va, go, go, go ». Un peu comme lors d’un diner où on apprécie le premier verre de vin et ensuite on boit mécaniquement – et si le vin était remplacé par une piquette, pas sur qu’on s’en rende vraiment compte. Mais qu’il est difficile de mettre en oeuvre l’algorithme simple et de bon sens « un verre de vin, un verre d’eau », qui justement permet pourtant de ré-apprécier le vin à chaque fois. Bon c’est relatif, c’est une bouteille de vin, pas une caisse. Donc il y a quand même une notion de limite qui fonctionne, même si elle ne me convient pas (je serai parfaitement heureux avec un verre). Tiens maintenant que j’y pense, c’est pareil avec le jambon cru, ou les noix, une tranche, puis deux, puis trois … impossible de s’arrêter, comme si le signal était : vas-y tu peux y aller, lache toi, fais toi plaisir,  avec une mise en « pilote automatique » de la volonté.

J’ai remarqué que les craquages arrivaient souvent la nuit, avec une certaine fatigue, et un certain stress. La pensée consciente est « la, j’en chie, alors je peux bien me faire un petit plaisir », exactement la même chose que le fumeur (que j’ai longtemps été) se dit pour justifier de la cigarette « plaisir », ou « des stress », ou n’importe quelle autre justification rationnelle bidon qui sera poussée dans la conscience par un déficit de nicotine dans certaines synapses. Il est évident que le prétexte conscient n’est bien qu’un prétexte, une justification pour rationaliser ce qui se passe. Et ce qui se passe se passe ailleurs, inconsciemment donc.

J’ai commencé à lire un livre, « the power of habit », tout à fait intéressant, explique les habitudes sont là pour nous simplifier la vie et réduire notre consommation d’énergie : faire une tâche en toute conscience est complexe et consomme beaucoup d’énergie, mais quand on a fait un certain nombre de fois, la tâche est « compilée » est stockée dans une autre partie du cerveau, les « ganglions de la base » ou noyaux gris centraux, qui font partie du système limbique, une part très ancienne de notre cerveau spécialisée entre autres dans les émotions et les habitudes, juste « au dessus » du cerveau reptilien. Qui se sont donc développés bien avant le cortex.  Difficile de trouver sur google une illustration (je suppose qu’en français il y a une autre dénomination plus courante, ami lecteur médecin, n’hésite pas à corriger ma sémantique rudimentaire) – mais j’ai ça (qui vient du canada, un site spécialisé sur les soins palliatifs) :

système limbique.png

Les trois « couches », (hypothèse de Mc Lean – reptilien, limbique, cortex), expliquées par, tiens donc, Volodalen (site spécialité en CAP, pour ceux qui l’ignorent). Small world.

Un autre lien intéressant sur un site à propos de la … boulimie (tiens donc) et l’influence des neuro-médiateurs sur le comportement alimentaire notamment.

Pour revenir à des choses plus simples, Il y a une petite vidéo promotionnelle du livre qui explique comment cela fonctionne à un méta niveau, sans s’appesantir sur les substrats bio-chimiques qui sous-tendent ces comportements.

La tâche pourra alors s’exécuter de manière automatique, de la même manière qu’un code informatique peut passer d’un mode « interprété » en mode compilé pour aller plus vite, mais dans ce cas-là les modifications ne sont plus possibles. Ils suffit de repenser aux premières fois où avons conduit une voiture, pour se rendre compte de notre capacité à fabriquer des automatismes à partir de tâches qui, lorsque nous les avons exécutés pour la première fois, paraissaient immensément compliquées.

Je pense que le rapport à l’alimentation, entre l’instinct et les habitudes et très compilé. J’ai pu changer certaines habitudes dans ma vie, puisque je ne mange plus qu’une seule fois par jour en général. Mais comme tout le monde, il me reste ce rapport à l’alimentation « de confort », le truc dont on sait très bien qu’il n’est pas très bon pour la santé ou pour la ligne, mais qu’on va quand même manger, parce que sur l’instant l’impression que nous fait plaisir (comme la cigarette). Est-ce en fait que ce qui se passe c’est que la fatigue ou le stress modifie l’équilibre biochimique dans mon cerveau et que mon inconscient  dans le cerveau estime à ce moment-là qu’un peu d’alcool ou de gras sucrés, ou de sucre tout court et ce qu’il me faut pour traverser cette passe difficile, il y a sans doute une raison de ce type.

En fait, l’auteur du livre  décrit très bien le phénomène de l’habitude, en expliquant qu’elle est déclenchée par une « cue », un mot assez intraduisible, disons indice, signal, observation.

Donc, quand on a une envie irrépressible, il faut se poser les questions suivantes :

– Quelle heure est-il ?

– À quel endroit suis-je ?

– Avec qui suis-je ?

– Qu’est-ce que je viens de faire ?

– Dans quel état émotionnel suis-je ?

Un de ces cinq éléments ou peut-être une combinaison de plusieurs d’entre eux, est le signal qui déclenche la routine de l’habitude, dans mon cas un craquage alimentaire.

Effectivement, cela arrive régulièrement le soir, dans la cuisine, quand je suis tout seul, dans un état émotionnel moyen. La bonne nouvelle, c’est qu’il semblerait que n’importe quelle habitude peut être remplacée par une autre. Enfin non pas exactement : on peut pas supprimer l’habitude, mais par contre on peut substituer une récompense par une autre. Je me souviens quand j’ai arrêté de fumer, la technique utilisée quand j’avais envie d’une clope, c’était de respirer profondément trois ou quatre fois d’affilée et ça marchait.

Je pense qu’il y a également un autre élément, qui est que notre capacité volontaire est limitée. Il y aura toujours en nous un besoin de jouissance immédiate, sans que nous sachions exactement pourquoi, du pur instinct. L’instinct précède l’intelligence et la conscience dans l’échelle de l’évolution . Mais nous avons bien une capacité à intellectualiser les choses, et à accepter un décalage de la récompense,  qui en fait n’est qu’un moyen de nous faire adopter des conduites « vertueuses ».

Le body builder qui va se nourrir de blanc d’œuf et de blanc de poulet et de haricots verts pendant trois semaines pour « sécher » y arrive car il sur pondérer la récompense qu’il aura (dopamine, mon amie :-)) quand il va gagner son concours, ce qui lui permet de supporter les contraintes qu’il s’inflige. Je ne sais pas comment cela se travaille. Dans les bouquins d’entraînement sur la course à pied, on parle souvent de visualisation, se voir à l’arrivée de la course en pleine forme à chaque fois qu’on a moment de doute pendant l’entraînement. Je n’ai jamais vraiment pratiqué.

Ceci dit il y a moyen encore plus simple d’y arriver : c’est de fermer la cave à vin à clé et de jeter la clé, et de n’avoir ni chips ni chocolat dans les tiroirs. C’est d’ailleurs un des principes de base qu’on trouve dans tous les bouquins qui parlent de modification d’alimentation, qui est de vider ses placards et de ne les remplacer que par les aliments que l’on est censé ingérer. Mais bon, je ne vis pas tout seul. Et puis l’idée n’est pas de supprimer, mais de gérer avec discernement et intelligence, et justement, d’être mieux capable d’utiliser cette chose étrange que la volonté. Et pouvoir profiter des bonnes choses de la vie sans débordements.

En attendant, ce soir je ne mange pas, je repars sur un petit jeune de 48 heures, et plus si je le sens. En  essayant de me focaliser sur la douce sensation d’euphorie et de productivité ressentie lors de mes jeunes précédents, histoire de substituer une récompense (immédiate) par une autre (à venir).

À suivre… je complète ce post le matin, après 36 heures de jeûne et je vais aller courir 🙂

En attendant une petite fiche pour vous aider à changer vos habitudes, enfin celles dont vous voulez vous débarrasser !

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15 commentaires pour Je ne suis pas un héros

  1. Marc dit :

    Très intéressante réflexion.

    Ne sommes nous pas conditionné depuis notre tendre enfance à être « consolé » par l’ingestion ou la succion ?
    Le sein ou biberon pour le nouveau né ( voire le pouce ou la suce) , un bonbon, une sucrerie quand nous sommes enfants.
    Arrivé à l’âge adulte, il est clair que ce « conditionnement » laisse des traces que nous avons « oublié ».
    De plus, tout le monde a pu « tester » le fait que quand nous sommes « contrariés » nous faisons plus appel à ce « conditionnement » par définition inconscient qu’à notre raison.
    Tu viens d’en donner un bel exemple.

    De plus, quand la raison, ne peut plus être prépondérante sur l’inconscient, seul un autre conditionnement comme la « force de l’habitude » peut rentre en compétition avec un autre conditionnement.
    C’est alors le conditionnement le plus fort qui prend le dessus.
    Un article récent vient encore d’en « faire la preuve » :
    http://www.pharmacorama.com/ezine/20160229141204.php

    Encore une réflexion « éclatante » sur l’importance du « système nerveux » et sur son fonctionnement très incompris.
    Et aussi sur les rapport entre la « volonté consciente » et l’inconscient qui nous « force » à agir.
    Merci pour ce partage et ces réflexions.

    • paleophil dit :

      Bonjour Marc, ta réponse m’a amené à surfer un peu sur le web (notamment regarder ton lien) et à rajouter quelques coupes de cerveau dans l’article ! Cette dialectique entre la volonté et l’instinct, le conscient et l’inconscient reste pour moi d’autant plus fascinante que le seul moyen de l’appréhender est notre cerveau justement, avec tous ses biais. Même si maintenant avec l’imagerie moderne, on arrive à savoir mieux ce qui se passe de manière objective. Mais nous sommes régis par le conditionnement, qu’on le veuille ou non, et à mon sens on en est moins dépendant quand on le sait. Il vaut mieux savoir ce qu’on ne sait pas que croire qu’on sait alors qu’on ne sait pas 🙂 Bonne journée à toi !

  2. rémi dit :

    hier j’ai mangé des chips et de la baguette de supermarché en rentrant du travail alors qu’un bon repas était en cours de préparation #mardiconfession

  3. nfkb (@nfkb) dit :

    hier j’ai mangé des chips et de la baguette de supermarché en rentrant du travail alors qu’un bon repas était en cours de préparation #mardiconfession

    • paleophil dit :

      Ha la baguette de supermarché, avec cette farine blanche et aucun goût, c’est vrai que des fois c’est irrésistible 😦 … étais tu stressé ?

  4. Grégo dit :

    C’est de l’or en barre ce que tu viens de nous offrir là ! Merci Phil. ! J’adore pour plusieurs raisons :
    1/ Tu abordes un sujet qui (nous?) me parle énormément.
    2/ Tu nous décris avec sincérité ton attitude/comportement face à la nourriture dans un contexte particulier qui est, pour beaucoup, difficile à admettre…et encore plus difficile à partager avec autrui car empreint souvent de culpabilité.
    3/ Tu nous livres des clés de lecture, des pistes de réflexion qui nous font tous avancer. Et à ce sujet la « petite fiche » vaut son pesant de cacahuètes (en fait cela veut de l’or).

    Donc oui, pour tout cela tu es un héros !

  5. paleophil dit :

    Merci greg ton commentaire me fait super plaisir. J’ai effectivement pensé à toi après coup, suite à certaines conversations que nous avions eues … le bouquin est intéressant, parce que très pratique, factuel. On en reparle !

  6. Carole dit :

    Dans la même « veine », il y a les travaux de Joe Dispenza ; il y a quelques vidéos intéressantes sur You tube.
    Perso il y a un truc qui m’a fait passer un nombre incalculable d’envies alimentaires, ce sont les troubles gastriques : je n’en pouvais plus d’avoir mal (mes problèmes ont commencé vers 12/13 ans et j’en ai bientôt 50) alors je me suis déshabituée au fil des ans même de trucs auxquels je me croyais incapable de résister, comme le pain ou les produits laitiers par exemple…mon cerveau avait fini par associer non plus « aliment x ou y » avec « plaisir » mais avec « souffrance ».
    La chimie du corps (car il s’agit au fond principalement de ça et du ballet des neuromédiateurs) est puissante mais la plasticité du cerveau est un instrument incroyablement plus puissant pour changer nos habitudes,
    Merci pour ce bel article, c’est toujours un plaisir de te lire, autant pour le fond que pour la forme ;o) !

  7. Anais dit :

    Mais pourquoi on a le plus souvent envie de se faire plaisir avec des saloperies?? (oui, je sais, le sucre est une drogue et toutes les cochonneries sucrées-salées sont bourrées d’additifs attisant gentiment notre petit cerveau reptilien) mais notre organisme devrait quand même être attiré vers les choses qui lui font du bien? Pourquoi les légumes verts n’induisent pas une réaction de plaisir intense via le système de récompense? Force est de constater qu’entre un beau croissant au beurre bien doré et une endive, le craquage se fera plutôt vers le croissant, non? Entre une pomme et un gâteau? Heu?? Le gâteau? Pourtant, les 2 sont sucrés?

    J’observe bcp mon bébé (bientôt 2 ans) qui n’a pas encore été conditionné par la bouffe industrielle ni le sucre. On s’en fout du bébé d’Anais mais c’est juste une bonne source d’observation.
    Il a été allaité à la demande jusqu’à son sevrage naturel vers l’âge de 18 mois et a suivi une diversification autonome (le bébé apprend à manger tout seul des bouts d’aliments) et paléo 100%. Il est clairement attiré vers les protéines animales et les graisses (préférence pour les fruits de mer, les huitres!+++ mais aussi viande, poisson, oeufs, olives, avocat, amandes, noix, lait de coco…). Il aime bien les fruits, surtout les baies, les jus de légumes (mais il ne connait pas les jus de fruit), la patate douce mais préfère les huitres! Les légumes n’ont pour lui aucun intérêt même s’il accepte de les manger. Pourtant, ils sont essentiels semble t’il à notre santé, je trouve ça bizarre.
    Quand il a l’occasion de manger des choses non paléo (gâteaux, pain), il se rue dessus mais je ne sais pas dans quelle mesure il les apprécie car c’est surtout l’occasion pour lui de manger des choses inédites.
    Le conditionnement imposé par notre société rend les choses difficiles car les gens ne comprennent pas qu’un enfant ne mange pas pour son 4 heures des biscuits et un jus de fruit. Un avocat? Du jus de carottes? Pauvre enfant! Mais non! il adore ça, je vous jure! Du chocolat noir 100% alors qu’il pourrait avoir un Kinder Surprise? Mon Dieu!
    Conditionnement, c’est le mot que je retiendrai!

    Encore une fois, super article, et quel humour! Si vous voulez changer de métier un jour, vous aurez de quoi vous reconvertir

  8. paleophil dit :

    J’adore vos commentaires ! mais c’est super intéressant de voir comment fonctionne un bébé qui n’a pas été totalement conditionné par les trois repas et les petits pots gerber. Les « cravings » alimentaires sont un sujet complexe, il y a à la fois les circuits de récompense innés (intérêt pour le sucre, à une époque où on ne le trouvait que dans les ruches, et il fallait y aller à la manoeuvre pour le choper), le sel aussi je crois – et puis les habitudes sociales qu’on prend et qui créent des nouveaux circuits addiction / récompense (à propos, j’aimerais bien un autre mot pour les « noyaux gris », si vous en avez un en stock) qui sont littéralement là pour nous permettre de prendre des bonnes habitudes sans y penser. Moi enfant ma maman me donner au goûter des sandwiches « pain beurre sucre » (!!!!!) même si elle était plutôt portée sur les légumes (que je détestais) et une alimentation équilibrée. Après étant créatif j’ai essayé les sandwich baguette fourrés aux biscottes, et j’ai bu des hectolitres de boissons sucrées. Donc ma madeleine, c’est un sandwich pain beurre sucre. Ca laisse forcément des traces 🙂 Et jeune adulte, enfin libéré de la tutelle maternelle, mon repas de midi en prépa c’était croque monsieur frites avec une bière, une clope et un sentiment de liberté magnifique 🙂
    Bon en tous cas je suis admiratif de ce que vous faites avec votre fils. je me suis souvent posé la question, à mon propos et quand je vois d’autres enfants « qui ne veulent pas manger » quel dysfonctionnement individuel bizarre on crée pour être obligé à forcer les enfants à manger ! Allez finis ton assiette sinon tu vas être puni et hop nausée immédiate. j’ai pu faiiiiiiiiiiim ! j’aime pas !!!!!! j’ai envie de vomiiiiiiiir !
    Ca sent le vécu 🙂
    Quand à ma reconversion, hé bien, elle est en cours, je quitte mon job salarié à la fin du mois, donc toute offre d’emploi où je serai payé pour écrire sur les sujets qui m’intéressent sera étudiée avec la plus grande attention :-).
    Et comme je vais vivre avec un pied en France et l’autre aux US ça va être une mine de réflexion bloguesque je sens 🙂

    • Anais dit :

      Sandwich baguette fourré aux biscottes?! C’est génial! Faut breveter l’idée, vite!
      Oui, forcer les enfants à manger, c’est assez absurde mais notre fonctionnement instinctif a tellement été inhibé par le « progrès » (faut-il appeler ça, progrès?? hum…) qu’on est perdu (nous parents, j’entends). Un petit garçon de 3 ans et demi chez la nounou de mon fils a été élevé au lait en poudre et aux petits pots blédina jusqu’à… très tard… Aujourd’hui, c’est la cata. Il refuse tout aliment en morceaux et n’aime que les barres chocolatées bourrées de sucre et les bonbons… Les parents sont piégés et le forcent à manger donc il veut de moins en moins manger, c’est devenu THE PROBLEM.
      Mon fils ne mange globalement pas le soir, il n’a pas faim, est-ce un pb?? Définitivement non. il pratique déjà le jeûne intermittent! Je vous le présenterai peut-être un jour!!
      Je n’interfère pas, il se gère mais avec des aliments paléo.
      Je déprime d’avance quand il va rentrer à l’école et qu’il va bouffer des pates, des petits suisses aux fruits chimiques, des biscuits…
      Sinon, j’avoue être assez fière de moi car je me suis donnée à fond pour tenter cette expérience paléo avec mon enfant (allaitement long quand on fait des gardes de 24, c’est… chaud…). Et s’opposer au modèle dominant, des fois c’est chiant mais je ne lâche presque rien. Je suis même probablement trop psychorigide…
      Et donc vous allez changer de boulot? Je ne m’inquiète pas pour vous, vous avez plusieurs cordes à votre arc… Ca promet!

  9. Yves Lany dit :

    Si vos amis vous prennent pour un héros avec ce que vous racontez, vous devriez réviser votre liste d’amis.

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