Le début (et la fin) de la (dent de) sagesse

j’ai des amis formidables. Sportifs en devenir ou accomplis, ou pas sportifs d’ailleurs, il y a toujours une leçon et une réflexion à tirer autour des rencontres et des conversations qu’on peut avoir.

A suivre ...

A suivre …

L’entrainement à belles dents

Diner l’autre soir  chez un ami qui a couru son premier marathon il y a 3 mois en 4 heures 30 et sans bobo, à l’age respectable de presque 60 ans. Entre la fierté  de cette nouvelle compétence et ce nouveau champ d’intérêt qui s’offre à lui, et quelques soucis professionnels, il se lance encore plus à fond pour sa prépa du Marathon de NY et enchaine plan d’entrainement à 5 séances par semaine, muscu avec coach perso, et programme diététique personnalisé.

Pas grand chose à se mettre sous la dent …

Nous discutons de l’approche de la diététicienne. Elle est un peu hardcore : epsilon glucides, zéro gluten, zéro laitages. On n’ose même pas demander si on a le droit de picoler un peu de peur de se prendre une baffe. Compléments alimentaires phyto (mais je ne saurais pas ce que c’est), 3 repas par jour dont diner super light avant 19 heures. Cuisson à la vapeur douce et un max de trucs crus. Du paléo assez strict en somme, qui sur quelques mois va donner des bons résultats et faire fondre un peu sa graisse abdominale.

L’approche de suppression de tout ce qui peut provoquer des réactions immunitaires et de l’inflammation, pourquoi pas, je l’ai déjà vu plein de fois, notamment chez Christophe Carrio, avec une approche très pragmatiques : virez tout, réintroduisez petit à petit et voyez comment vous vous sentez. Vous risquez de vous rendre compte que le pain, ou le lait, ou le fromage ou … vous donne des gaz, vous file la chiasse ou autre.

Il est remonté comme un coucou suisse, et ravi de diner d’un gaspacho et rien d’autre. Je reconnais cette force qu’on trouve quand on fait des sacrifices pour un objectif personnel important.

Je suis d’ailleurs, à mon humble niveau, en train de passer une semaine sans ouvrir de bouteille de vin, bien décidé moi aussi a reperdre quelques kilos gagnés au fil des apéros saucisson et autres diners où l’on compte les bouteilles le lendemain matin d’un air incrédule avec une casquette à boulons qui vous donne envie de chanter à capella, comme Calogéro « plus jamais plus jamais plus jamais ça ! »

Une dent contre lui …

Sa femme ne l’entend pas de cette oreille. Par ce retournement dialectique assez classique dans les couples, souvent vu dans mon entourage, l’épouse se sent délaissée par le mari qui suit son propre nouveau désir sportif.

Epouse, épouse, préfères-tu un mari bedonnant qui abdique sa forme physique pour fonçer à toute blinde vers un alzheimer glucidique mais qui va s’asseoir à table et te demander si ta journée s’est bien passée (tant qu’il a de la mémoire …) , ou un guerrier du dimanche, ou des 5 séances plutôt, qui va se colleter avec son grand âge en essayant de se défendre et aller ahaner sur une piste d’athlé alors que ce n’est plus de son âge, pour faire des marathons avec des temps dont tout le monde se fout, sauf lui ?

« Mais quand même ça tourne à l’obsession ton truc ! tu n’as plus de temps pour moi ! « 

Alors, c’est vrai que quand on tire le fil d’Ariane de l’entrainement, de la diététique, avec toutes les questions que ça pose, ça peut devenir obsédant. Regardez moi par exemple 🙂 Mais faut pas déconner non plus. En rentrant en voiture, j’entends une émission sur Europe sur l’obsession du sport, l’addiction au sport – en miroir à l’article de l’Express sur « Mais qu’est-ce qui leur prends, à ces humains, surtout passés 50 piges, de vouloir se bouger le cul et faire des trucs pas croyables ? »

La dent dure …

Moi ça m’énerve, ça. Franchement. Notre civilisation qui crève de sédentarité. Des milliers d’articles et de publications indiquent qu’on va beaucoup mieux quand on se bouge, si possible dehors, que quand on est le cul dans son canap en train de picoler en regardant la téloche. Alzheimer, diabète, obésité, vont fracasser nos systèmes de sécurité sociale. Et on va parler d’addiction parce qu’un mec veut faire un marathon, ou un ultra ? Mais merde, l’addiction elle est aux chips et au macdo, et celle là, elle tue vraiment.

En plus le non ou peu sportif n’a pas de références. Un marathon c’est pas le bout du monde. C’est ce que je pensais aussi, alors je comprends bien aussi. Il y a des vrais obsédés, addicts, qui vont se lever à 3 heures du mat pour aller courir 50 bornes mais ceux là sont somme toute très rares, et tous les autres perçus comme excessifs n’en sont pas.

Ont-ils les dents longues ?

Le week-end dernier Rémi a fait un trail dans les Pyrénées : 120 bornes, 30 heures de course. Dans deux WE je vais accompagner Thierry Adeline pour son tour du Leman : 180 bornes (moi je serai à vélo). Mon ex-beau frère vient de faire son premier IronMan à 60 piges passées.

Ces trois là sont ils des fous asociaux, drogués aux endorphines ? Que nenni. Ils ont sans doute une fêlure intérieure qui les pousse, mais qui n’en a pas ? Et il y en a beaucoup qui les amènent vers des comportements plus ordaliques que l’excès de course à pied.  La recherche des limites physiques, le fait de se pousser, de se dépasser,  est inhérent à la nature humaine et ce sont ceux qui ne le font pas qui ont perdu une partie de leur humanité.  En plus le travail intérieur fait avec tous ces efforts et cette réflexion sur soi aurait plutôt tendance à faire de nous des humains un peu moins déséquilibrés. Mais je peux me tromper.

Comment ne pas se casser les dents … à deux !

Ceci dit c’est vrai que dans le couple ce n’est pas toujours évi ….dent; même si on partage le même sport, en général les performances ne sont pas les mêmes. J’ai essayé de courir avec mon épouse mais elle prenait comme une insulte le fait que je courre en marche arrière pour mettre un peu de piment dans un footing à 8 à l’heure. Après quelques invectives j’ai arrêté, même si je trouve cela absurde de se sentir insulté par quelqu’un qui fait des éducatifs à votre allure. La fréquentation assidue du team Lenglen à Suzanne Lenglen, et Momo qui fait des footings de récup à mon allure de 1000 mètres m’a fait comprendre que tout cela est bien futile et que le « il est meilleur que moi, j’ai les boules » est contre productif.

Nous avons aussi essayé de faire de vélo mais c’est un peu la même chose. Une solution se profile à l’horizon, mais elle n’est pas donnée : le vélo électrique pour Madame, normal pour moi. Pour m’être fait doubler par des branleurs en VTT entre Megève et Saint-Gervais, alors que j’étais en danseuse, je peux vous dire que ça envoie grave même si on a le quadri léger. Mais c’est 2000 euros, il faut être sur qu’on va s’en servir. On va attendre un peu.

Desserrons les dents !

Ce que nous avons trouvé comme terrain commun, c’est la marche. Suzana, par la magie d’un FitBit acheté comme cadeau de mariage (c’est moins bien qu’un solitaire de 5 carats mais mieux qu’une cocotte minute :-)) s’est mise à marcher comme une forcenée (voyez, moi aussi j’ai le substantif exagéré!). D’abord les 7000 pas des débutants, puis 10.000, puis 10 kilomètres, puis 12 … par jour. Ayant un travail à 6 kilomètres de son appart quand elle est à Londres, elle fait du marchotaf comme moi du vélotaf. Mine de rien, ça peut faire 70 bornes par semaine facile, ce qui fait qu’on ne peut plus vraiment la qualifier de sédentaire, et comme par magie ses douleurs récurrentes au dos « incurables » ont pratiquement disparues.

Merci FitBit, merci le quantified self, et merci la techno quand elle nous donne envie de revenir à notre état de nature. Pendant les vacances, nous avons marché de concert et c’était plutôt très bien, et nous continuerons pendant le WE – mais évidemment en plus de l’entrainement de CAP pour moi, le MovNat, les sorties en vélo … et le tennis pour elle.

Pour conclure là dessus : épouses, dites à vos maris que vous êtes fières d’eux quand ils rentrent tout en nage même après avoir couru à 9 à l’heure, et ne croyez pas qu’on fait ça parce qu’on court après une jeunesse perdue. On court après un bonheur dans l’ici et maintenant surtout, et une espérance de vieillesse joyeuse et pas dégénérée, et l’être bien dans son corps. Il n’y a pas de nostalgie des 20 ans, de désir de retour en arrière, et encore moins de vous abandonner pour aller  séduire une femelle avec plus de collagène dans l’épiderme, toujours une crainte bien ancrée chez la femme, à juste titre puisque c’est un grand classique. Pour avoir eu la chance de me balader dans les coulisses d’un grand prix de F1  à Sao Paulo, les sexa et septuagénaires aux bras desquels étaient agrippées des bimbos à peine pubères ne ressemblaient pas à Mark Sisson. Ils suintaient le gras et l’argent, ça oui, et j’aurai tendance  à penser que c’est cela qui les rendaient séduisants, pas d’avoir des tablettes de chocolats à la place des abdos.

Je prends le mors aux dents !

A part ça moi je me coltine toujours ma tendinite et Rémi m’envoie un texto il y a deux jours me demandant à quand remonte mon dernier détartrage. Hum. Thierry et bien d’autres ont pointé les liens possibles entre une infection dentaire et des problèmes de tendinites mais quand j’ai pas envie d’entendre, je sais me mettre la tête dans le sable à la vitesse de la lumière.

Mais là, déclic. Est-ce parce que Rémi est médecin ? Est-ce parce que j’en ai quand même marre d’être blessé la moitié du temps ? Ni une, ni deux, je prends rendez vous chez Pierre Bodin, dentiste à Boulogne qui a la particularité d’avoir été un compagnon d’entrainement à l’époque X run, et qui me croisait souvent dans le Parc de Saint Cloud, lui en voiture, moi torse nu en courant. Comme je suis terrifié à l’idée d’aller chez le dentiste, je me dis qu’un mec que je connais, ça va être plus facile.

Rendez vous est pris, on me demande au téléphone « vous avez mal où ? » je réponds « au tendon d’Achille » et je retrouve Pierre dans son cabinet cet après-midi. Il est un peu goguenard devant mon appréhension : c’est en gros la deuxième fois de ma vie que je vais chez un dentiste. Un panoramique aux rayons X révèle une dentition impeccable : merci les gènes de mon grand père maternel, mort à 92 ans avec toutes ses dents d’origine.  Aucune infection mais mais mais … une dent de sagesse à moitié sortie sur la mâchoire inférieure qui touche la gencive du haut et qui entraine une réflexe mécanique qui va perturber mon équilibre général.

Je ne sais plus si je suis chez le dentiste ou l’osthéo, mais il est coureur aussi, et me dit qu’il a déjà guéri des tendinites en enlevant des dents. Mais en atten … dent, il va me faire un petit détartrage et j’ai 5 minutes pour me décider.

Je claque des dents …

Evidemment je ne peux pas reculer, et puis il me promet que ça ne va pas faire mal. Je trouve le détartrage assez désagréable, et puis avoir deux personnes qui fouillent dans votre bouche avec des objets qui font du bruit c’est pas habituel. J’ai des images de scalpel dans ma tête, de sang qui gicle des gencives, de douleur intolérable mais en moins de temps qu’il en faut pour dérouler mon catalogue de fantasmes sanguinolents, l’intervention est terminée. Diantre. Je texte à Rémi « vive l’anesthésie » et il me répond « c’est facile de bloquer une pompe à sodium ». La pompe à sodium est le mécanisme qui conduit la dépolarisation le long des nerfs et transmets donc les informations comme … la douleur. Ca me laisse toujours rêveur.

Et il y a quoi de dents ?

Quand on vit un truc pareil, c’est difficile de pense qu’on est autre chose qu’une usine chimique quand même, non ? Même compliquée, une usine chimique avec tout plein de nano robots qui fabriquent des protéines à tout va et qui les assemblent.

La douleur : de la chimie, un courant électrique qui court le long d’un nerf et qui va aller exciter des neurones qui vont dire « aie ça fait mal, fais quelque chose » et l’anesthésie, de la chimie aussi qui arrête le déplacement des ions sodium à travers des membranes et hop, le cerveau ne reçoit plus rien.

J’ai gardé ma dent en souvenir. Pierre m’a montré la surface de contact qui montre qu’elle touchait bien autre chose, mais en la regardant au microscope je ne suis pas sur de bien identifier la surface. Par contre, il y a du noir, de l’usure. Etrange sentiment de me dire que cet objet qui ne fait plus partie de mon corps est fait de cellules qui ont mon ADN, et de voir qu’il n’a pas grand chose à voir avec les dents de laits de mes enfants qu’on cachait sous les oreillers : oui, ce corps a vécu 55 ans, et il est déjà usé.  Mais il a encore du potentiel 🙂

A belles dents …

A ce propos, un post intéressant de Josh Mitteldorf qui  a été assister à la conf annuelle de SENS  une organisation de recherche sur le vieillissement fondé par Aubrey de Grey .

Le post de Mitteldorf est   et reprend quelques idées trouvées dans un bouquin dont je voulais faire une chronique mais je n’ai jamais eu le temps . Notamment un truc assez fascinant, la dégénérescence du thymus avec l’age, qui fait que nous nous mettons à fabriquer des anticorps qui sont un peu à l’ouest et vont avoir tendance à attaquer nos propres cellules au lieu des intrus, générant des maladies auto-immunes.  Mais faudra que je fasse un jour un post sur le sujet, avant que je ne sois trop vieux 🙂 et en attendant je vous laisse méditer devant ma dent de … sagesse !

c'est bien noir tout ça !

c’est bien noir tout ça ! (x20)

Surface d'usure

Surface d’usure (x20)

Surface polie (x20)

Surface polie (x200)

Surface polie (x200)

Surface polie (x200)

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8 commentaires pour Le début (et la fin) de la (dent de) sagesse

  1. Nico dit :

    Tu mets en plein de—dent 😉
    « Et on va parler d’addiction parce qu’un mec veut faire un marathon, ou un ultra ? Mais merde, l’addiction elle est aux chips et au macdo, et celle là, elle tue vraiment. »

    • nfkb (@nfkb) dit :

      +1

      et sinon je préfère walkotaf à l’oreille n’en déplaise aux Toubonnistes

      P.S. je suis passé une fois à deux doigts de la vraie bigorexie, ça existe quand mais un final je suis complètement d’accord avec ton post. En fait je pense que c’est plus la californification de notre mode de vie qui interroge… en tout cas c’est ce que je trouve en filigrane de billet de comme ça http://www.jetenculetherese.net/societe/running-decryptage-de-cette-passion-dencules/
      P.P.S. essaye Stanish un peu quand même, pour me faire plaisir :-p

      • paleophil dit :

        j’ai du mal à comprendre ce type d’humour. Si c’est de l’humour, ce dont je ne suis pas sur. Un style littéraire, peut être ? du céline à deux balles, du sous charlie ? effectivement, une petite sortie nature pourrait leur faire du bien. Je file faire mes 10 stanish tout de suite, chef:-)

  2. Martin dit :

    « Pour conclure là dessus : ÉPOUX, dites à vos femmes que vous êtes fières d’elles quand elles rentrent tout en nage même après avoir couru à 9 à l’heure, et […] » et ne prenez par un air dégouté parce leur sueur ne sent pas le Coco Chanel, qu’elles ne sont en basket à talon haut bout pointu et jogging glamour, que le repas n’est pas encore prêt puisque ces feignasses ont été courir au lieu de s’occuper de leur mari et de leur progéniture 😉 …

  3. paleophil dit :

    ha ha ha … mais tu as raison ! là en l’occurence (et c’est sans doute plus souvent le cas) c’est l’homme qui est dent le collimateur, mais l’inverse est vrai aussi. Ma femme bosse à l’étranger la moitié de la semaine et fait du sport, donc le plan « c’est quoi ce bordel, y’a rien sur la table », je l’ai vu chez mes grands parents et mes parents, mais pas dans mon couple. Mais c’est vrai que j’ai des potes qui ne savent pas faire cuire un oeuf, et qui sont 100% dépendants de leur femme pour manger, faire la lessive, repasser une chemise … et que ça m’hallucine totalement. Et personnellement j’aime voir ma femme toute rouge et en nage et ne sentant pas le Chanel 🙂 Une bonne séance de gainage à deux, je suis sur que ça fait de l’ocytocine aussi 🙂

  4. Hervé Dréau dit :

    Bonjour,
    le lien entre tendinite et santé bucco-dentaire est souvent évoqué, plus souvent par les ostéo, kiné, coach sportif que par les médecins d’ailleurs. Par contre, je n’ai pas trouvé d’études épidémiologiques mettant clairement en évidence le lien entre les 2, ni trouvé d’essai thérapeutique publié (même de qualité méthodologique médiocre) montrant une efficacité réelle … C’est un sujet, malgré la fréquence de la pathologie, où les éléments objectifs restent rares et de mauvaise qualité.
    On verra ce que cela donne sur toi. Quoique le fait que des personnes se sentent soulagées par l’homéopathie ou après un pèlerinage à Lourdes n’est pas un critère d’efficacité réelle …

    • nfkb (@nfkb) dit :

      Je suis d’accord. Cependant, le rapport bénéfice/risque me paraissait favorable pour proférer le conseil d’une visite chez le dentiste 🙂

      En sciences du sport, il n’y a de toute façon pas de belles cohortes… en tout cas je n’en ai pas encore vu (à part les séries – souvent rétrospectives- de santé publique)

      Pour dent et sport, y’a un chirdent qui s’y intéresse beaucoup
      LAMENDIN.H.
      Historique de l’odonto-stomatologie du sport en France. Principaux acquis techniques et scientifiques.
      Paris : L’harmattan ; 2009

      L’histoire de la tendinite et des pathologies dentaires daterait des jeux de 1936 avec Jack Lovelock…

  5. Hervé Dréau dit :

    bonjour Rémi,
    pas de soucis, il y a pleins d’autres bonnes raisons d’aller faire un tour chez un dentiste de temps en temps (d’ailleurs, …)
    Après, il y a peut être des explications physiopathologiques qui tiennent la route pour faire le lien entre inflamation chronique et tendinopathie, mais comme il n’y a pas beaucoup d’élément objectif, cela peut rapidement tourner en patamédecine du genre « tout est dans tout et vice-versa » cher à Pierre Dac.
    Merci pour la référence

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