Les anticonceptionnels : un autre gigantesque scandale sanitaire à l’horizon ?

A lire d’urgence même si vous vous êtes déjà reproduits !

jacqueshenry

Patricia-Hunt

Cette fois, le scandale pourrait être d’ampleur planétaire et les malthusiens de tous bords, y compris les écologistes, Greenpeace en tête, vont pouvoir se réjouir ! La fertilité masculine diminue dramatiquement et les ovules des femmes sont tout simplement inutiles car de moins en moins capables de produire un embryon viable. Parallèlement l’ensemble de la population se dégrade au niveau des facultés intellectuelles en raison d’interconnexions neuronales défectueuses, tout pour plaire !

C’est en étudiant l’effet du bisphénol A (BPA) sur la maturation des gonades au cours de la vie foetale et leur fonctionnement durant l’âge adulte qu’une équipe du Centre de Biologie Reproductive de l’Université de l’Etat de Washington à Pullman dirigée par le Docteur Patricia Hunt que l’idée lui est venue de comparer les effets de cet additif universellement utilisé pour la production de matières plastiques et de films à usage alimentaire ainsi que de papier thermosensible avec les…

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23 commentaires pour Les anticonceptionnels : un autre gigantesque scandale sanitaire à l’horizon ?

  1. Martin dit :

    Pardon ???? : « Qu’on interdise les anticonceptionnels est une autre histoire qui risque de créer de profonds remous auprès de la gent féminine (et féministe) qui s’est habituée à ce confort promu par des Simone Weil par exemple (responsable mais pas coupable) mais il apparaît urgent d’y songer. »
    Confort ???? Mais oui bien sûr ! Ne pas subir 15 grossesses dans une vie est uniquement de l’ordre du confort !!! Ne pas perdre un enfant sur deux faute de pouvoir les nourrir correctement est aussi de l’ordre du confort, n’est ce pas ???
    Ah c’est bonnes femmes, toujours à râler ! Quelles égoïstes tout de même ! Elles refusent de se sacrifier au nom du bien de l’humanité… en fait seulement de la moitié de l’humanité… en fait même pas vu qu’indirectement les mecs aussi vont souffrir de se retour en arrière de 100 ans, sauf bien sûr la frange la plus aisée qui n’en sera qu’encore mieux placée…

    Dire qu’il y a un problème, ok. Dire que la conception réversible est de l’ordre du « confort » est juste d’une absurdité sans nom et relève soit d’un manque d’empathie ahurissant, soit d’un manque d’informations criminel de la part de l’auteur de l’article que tu cites Phil.

    Juste pour info, connaissez-vous les difficultés qu’on les femmes à accéder auprès des médecins à une stérilisation définitive si elles n’ont pas déjà 5 enfant ou 45 ans, à un DIT au cuivre pour les nullipares. Et ne parlons surtout pas des solutions de contraception masculine non hormonales et réversibles (http://www.huffingtonpost.fr/2014/09/10/contraception-masculine-vasalgel-injection-bloque-spermatozoides_n_5795604.html).

    Ça me met en rage ce genre d’article. C’est un sujet grave et très important, mais il ne doit pas servir de prétexte à une remise en question d’un des pilier porteur de l’égalité homme/femme.

    • nfkb (@nfkb) dit :

      +1 la contraception est un vaste sujet…

      Je pense que Phil a été frappé par le fait que l’homme en voulant réguler sa reproduction finisse par se tirer une balle dans le pied. D’où le partage de l’article.
      Ensuite je suis complètement d’accord qu’il y a encore un paternalisme malsain dans la prescription de la contraception. Il faut lire et relire Winckler sur ce sujet.

      La PMA touche un couple sur six je crois. C’est vraiment quelque chose de difficile…

  2. paleophil dit :

    OK … Martin (si je connaissais ton prénom ça serait moins étrange, je vais décider que tu t’appelles martine :-)), mea culpa.

    J’ai lu l’article rapidement ce matin et c’est l’aspect « destruction de l’espèce humaine par des produits chimiques qui paraissent tellement inoffensifs qu’il sont partout » qui m’a interpellé, pas le discours sur la contraception féminine. En le relisant attentivement suite à ton commentaire énervé, je vois qu’effectivement les résidus chimiques des pilules contraceptives sont aussi à mettre en cause.

    Le contrôle des naissances est un sujet hyper complexe, puisqu’il fait prendre en ligne de compte à la fois la volonté légitime de la femme de contrôler son corps et ne de pas être juste une « machine à reproduire », son désir (parfois contradictoire) d’avoir des enfants, profondément ancré dans la biologie, et la position de l’homme qui a besoin de bras et de jambes pour cultiver son lopin de terre ou aller faire la guerre aux voisins, ou s’occuper de lui quand il sera grabataire. La femme aussi tu me diras, mais tu vois l’idée. La reproduction et son contrôle sont un aspect super important du contrat social et c’est pour ça que les religions s’en mêlent tant (et ont systématiquement cette posture morale condamnant l’homosexualité). Si on ne se reproduit pas, pas de soldats, pas de force de travail, pas de retraite … J’avais lu un bouquin fascinant sur capitalisme et contrôle des naissances mais j’ai oublié la référence.

    D’un point de vue « morale personnelle », la contraception féminine (et masculine) ont toujours été assez naturelles pour moi. Ma mère a fait partie des premières générations à prendre la pilule au début des années 60 et elle en a toujours parlé comme d’une immense libération, soulagement par rapport au fait de pouvoir jouir du désir sexuel sans en craindre les conséquences reproductives, ou le coup d’aiguille à tricoter qui pouvait soit résoudre le « problème » soit faire mourir de septicémie. Ma première petite amie a pris la pilule avant que nous ayons nos premières relations.

    Et je persiste à penser qu’un enfant non désiré en 2015 est une absurdité sociale … même si ça a été mon cas (en 1960).

    Le « piège » de la biologie est que notre conscience nous permet comprendre la relation entre le plaisir du rapport sexuel, purement ancré dans la physiologie, et sa conséquence (la fécondation) et nous amène donc à vouloir dissocier les deux, ou en tous cas à avoir la maitrise, comme on l’a fait pour l’habitat, l’alimentation, etc. Aucun animal (je pense) ne sait que le coit peut entrainer la reproduction. Ils sont donc totalement agis par leur désir, alors que nous, un peu moins (la jeune américaine catho de 17 ans qui se fait engrosser sur le siège arrière d’une voiture, j’en suis pas sur, mais pour le coup c’est une honte culturelle, à mon avis).

    Nous sommes des êtres de désir, le désir sexuel est un des fondamentaux (se nourrir, aimer, partager, quoi d’autre ?) et notre évolution intellectuelle nous permet d’en parler et d’en avoir une certaine maitrise. Et évidemment nous ne pensons pas à la reproduction quand nous avons du sexe, comme disent les américains. Sauf les rares jeunes couples qui décident d’avoir un enfant, pendant le temps où ils ont décidé. Et d’ailleurs quand ils n’y arrivent pas c’est un calvaire, persuadés que nous sommes que notre biologie, notamment reproductive, doit obéir à nos désirs conscients, ce qui n’est pas toujours le cas.

    Pour revenir à Jacques Henry et son post … Si il s’avère que la pilule contraceptive très largement répandue (et qui devrait l’être encore plus, quand on voit que ce sont les pays qui ont le moins de blé qui font le plus d’enfants) est un poison mortel pour l’espèce humaine, qu’est-ce qu’on fait ? Il n’y a pas scandale de mon point de vue, parce que quand ça a été inventé on a testé avec les moyens du bord et on ne peut pas accuser les labos de nous avoir vendu de la merde pour faire du profit parce qu’au début je pense que c’était assez chaud par rapport aux ligues de vertu et autres intégristes de tous poils (pubiens :-)). Mais c’est bien de le savoir, non ?

    De la même manière qu’on se rend compte aujourd’hui que les micro-particules émises par les moteurs diesel filent le cancer, que le fait de rester assis tue … Ca signe juste notre incapacité en tant qu’espèce à prévoir les conséquences de nos actes (mais comment pourrait-on, en vrai ?), mais si on appliquait le principe de précaution tout le temps nous serions encore en train de vivre dans la savane en tribus de 30 personnes, entre inceste et guerres tribales, donc personnellement je préfère les catastrophes sanitaires à ça. Au moins on se sera marrés quand même en dansant sur le volcan.

    Il faut prendre mon propos avec une large pincée de sel, parce que j’essaye à la fois de donner à ma biologie ce dont elle a besoin pour ne pas mourir obèse avec alzheimer à 80 balais; et pour autant je la manipule (par exemple la bouteille de rosé que je suis en train de m’enquiller pendant que je tape) et j’aimerais bien attendre un peu avant d’être grand-père.

    Pour finir sur une note vraiment pessimiste (il est pas bon ce rosé :-)) avec l’immortalité qui pointe son nez à l’horizon, et tous les problèmes que nous avons, c’est peut être pas si grave que la reproduction devienne compliquée. En attendant que les imprimantes 3D fabriquent des foetus et qu’on jouisse plus avec de la pornographie en réalité virtuelle et quelques capteurs bien placés, qu’en ayant un rapport avec un autre être humain.

    Bon voilà. Je ne pensais pas faire une telle tirade sur un post que je n’ai même pas écrit 🙂 mais comme j’apprécie tes commentaires, je voulais préciser mon point de vue, amicalement et respectueusement.

  3. Martine Martin dit :

    Va pour Martine 😀

    D’abord, j’avais bien vu que ce n’était pas toi qui avait écrit l’article. Et comme toi je suis sensible à l’aspect « destruction de l’espèce humaine par des produits chimiques qui paraissent tellement inoffensifs qu’ils sont partout ».
    Je ne rejette pas le fait que les résidus d’hormone rejetés dans les urines des femmes prenant une contraception hormonale (pilule, implant contraceptif, « stérilet » hormonal) ne soit pas une source de pollution. Non, ce qui m’a fait aussi vivement réagir, c’est bel et bien le fait que la contraception féminine soit qualifiée de « confort ». C’est un peu comme dire que s’habiller en hiver est un pur confort parce que on peut survivre sans vêtements même en hiver… ma comparaison n’est pas des plus heureuse mais à cette heure-ci j’ai le cerveau qui ne fonctionne pas de manière optimum 😀
    Oui bien sûr, il faut le savoir et le faire savoir si ce type de contraception à des effets délétères sur l’humain et sur la faune ! Et alors proposer des solutions alternatives aux femmes comme aux hommes, solutions qui existent déjà mais ne sont pas popularisées ou/et développées.
    Mais surtout pas et en aucune façon remettre en cause la liberté de choisir de concevoir ou non. Hors si cette liberté est un « confort », c’est qu’elle est superflue, et dont supprimable sans graves conséquences. Voilà où le bât blesse dans cet article.

    Quant au rosé… si un jour tu viens courir du côté de la Gironde, je connais quelques châteaux où tu devrais trouver bien mieux 😛

    • paleophil dit :

      Bon on est d’accord. L’absence de confort, OK, mais c’est moi qui décide et personne qui ne me l’impose. Et c’est vrai que dans le cas de la reproduction, c’est très maladroit … enfin, juste faux quoi. Pouvoir décider de ne pas se reproduire, c’est une liberté qui permet d’ailleurs de mieux s’occuper des enfants qu’on décide d’avoir, donc bien au delà du confort.

      Gironde, gironde … j’ai passé un paquet d’année à Périgueux et 3 ans à Bordeaux après mon bac. Mais c’est vrai que j’ai un peu perdu le fil de cette région, devant les prix hallucinant des grands chateaux dont je ne sais pas si je peux apprécier la qualité d’ailleurs. Pas sur qu’on fasse beaucoup de rosé dans le Bordelais … j’aime bien le Graves blanc et puis les grands rouges évidemment. Si tu as des contacts avec des producteurs qui font des produits de qualité à des prix raisonnables, ça m’intéresse 🙂

  4. nfkb (@nfkb) dit :

    boire du rosé c’est contre ma religion

  5. mag dit :

    hé les gars, avant d’avoir des conséquences environnementales désastreuses, les hormones contraceptives ont d’abord des répercussions directes sur la physiologie des utilisatrices ! J’ai commencé la pilule à mes 15 ans, juste pour un problème d’acné, et je l’ai prise pendant 10 ans sans me poser de questions… Le jour où j’ai commencé à prendre conscience de ma santé (un accident assez grave ayant aidé), j’ai découvert ce que c’était que d’avoir un cycle naturel, avec les bénéfices des hormones naturelles et leurs différents effets boostants, en particulier sur la … libido ! mais accessoirement le « confort » de se sentir légère, sans ces satanées rétentions d’eau, migraines, jambes lourdes, conséquences cardio-vasculaires… Plus jamais, de ma vie, je ne me réintoxiquerai avec ces m** d’hormones synthétiques à bousiller mon système endocrinien…
    Le stérilet à cuivre étant mal supporté, douleurs au ventre, saignements prolongés…il ne reste pas grand chose pour notre fameux « confort » lol… donc désormais c’est préservatifs juste en période fécondable (faut connaitre son corps et savoir compter pour établir la date d’ovulation mais quand on laisse nos cycles naturels, nos fluctuations hormonales nous indiquent très bien la fameuse période avec une libido exacerbée digne de nos mammifères de compagnie).

    Et cette pilule masculine, s’il elle touche un poil la libido de ces messieurs, croyez-vous vraiment qu’elle aura le même succès que la féminine ? vont-ils finir par avoir eux aussi la migraine ? mdrrrr

    Par contre l’utilisation massive des contraceptifs de mes congénères et son impact environnemental qui finira par toucher chacun de nous, oui, ça me pose problème, vu le nombre que nous sommes aujourd’hui et le discours des infirmières scolaires qui martèle les jeunes générations en poussant toujours plus dans ce sens, banalisant complètement une consommation aux effets secondaires lourds, manipulation que j’ai moi-même subie à mes 15 ans, grosse colère…
    Si on réfléchit, ça me fait aussi penser à toutes ces protections hygiéniques avec des matériaux aussi toxiques pour les utilisatrices que pour la nature alors qu’aujourd’hui les coupes menstruelles sont LA solution tellement évidente et sans conséquences qu’elles devrait devenir obligatoire pour toutes… nous avons une vraie responsabilité pour minimiser notre empreinte écologique, au-delà du confort de la gestion de nos cycles…

    • Martin dit :

      Un cas n’est pas une règle générale 🙂
      Ce n’est pas la première fois que j’entends parler d’effets négatifs de certaines pilules sur la libido. Il est absolument scandaleux que le sujet ne soit pas abordé lors de la prescription. Pour autant cet effet secondaire n’est pas connu de toutes les femmes sous pilule. Idem pour les problèmes de rétention d’eau, etc. Le rôle du médecin est peut-être là d’adapter la pilule à l’utilisatrice, et je suis la première à reconnaitre qu’hélas il arrive que ça soit à l’utilisatrice de s’adapter quel que soit les effets secondaires rapportés, vu le peu de cas que peuvent faire certains médecins de ceux-ci.
      Ces « m** d’hormones synthétiques » peuvent aussi énormément soulager celles ayant des cycles erratiques, ou très douloureuses. Là encore, il vaut mieux éviter de faire d’un cas particulier une règle absolue…

      « donc désormais c’est préservatifs juste en période fécondable (faut connaitre son corps et savoir compter pour établir la date d’ovulation mais quand on laisse nos cycles naturels, nos fluctuations hormonales nous indiquent très bien la fameuse période avec une libido exacerbée digne de nos mammifères de compagnie). »
      Hum… si tu est réglée comme un coucou suisse, tant mieux, mais le jour où un grain de sable viendra se glisser dans le mécanisme, tu prendra alors un risque non négligeable de tomber enceinte avant que tu te rendes comptes que ton cycle est perturbée.

      Quant aux infirmières scolaires qui « martèlent » les jeunes générations pour les pousser à prendre la pilule… je maintiens que cela vaut mieux que de subir des avortements ou de devenir mère à 17 ans. Pour moi le problème est surtout le peu de cas fait aux paroles des femmes lorsque elles rapportent des effets secondaires (lorsque elles osent en parler), alors qu’il est souvent possible de trouver une pilules adaptée à chacune (ne pas oublier l’implant non plus), et la non utilisation du stérilet pour les nullipares (là aussi toutes les femmes ne sont pas dans ton cas, et beaucoup supportent le stérilet sans trop de problème, qui lui aussi PEUT ÊTRE ADAPTÉ A CHAQUE FEMME, dans la mesure du possible)

      D’accord avec toi en ce qui concerne le problème sanitaire des protections périodiques jetables. Mais je ne crois pas que la coupe menstruelle soit LA solution, mais juste une des solutions possibles en fonction du milieu dans lequel la femme évolue. Comment se servir correctement de la coupe si tu n’as pas accès à une salle de bain pour la rincer, te laver les mains ? En outre elle me semble difficilement utilisable par de jeunes filles n’ayant jamais eu de rapports sexuels.
      Il n’est pas très compliqué de se confectionner des serviettes hygiéniques lavables, mais là aussi cela nécessite d’abord une certaine organisation (je ne parle que des femmes vivant dans des pays où l’accès à l’eau propre n’est pas un problème).

      • mag dit :

        la pilule diminue la libido tout simplement parce que c’est son principe d’action ! bloquer la production d’oestrogènes naturelles en particulier le pic pré-ovulatoire, le même qui stimule la libido pour permettre d’assurer la reproduction à la meilleure période…évidemment, il y a une dimension affective supplémentaire à cette libido chez l’espèce humaine mais non, on ne peut pas atteindre le même niveau sous pilule, c’est un fait, et surtout pas un cas particulier… J’en ai testé au moins une 10aine dans ma vie, j’en ai discuté avec des copines proches et d’autres branchées nutrition donc plutot à l’écoute de leur corps. Y’a pas de doute, la théorie rejoint la pratique… Et pour être restée 10 ans avec une personne d’abord sous différentes pilules ensuite sans, j’apporte un témoignage parfaitement mono-factoriel…

        Il y a bien d’autres moyens de traiter les règles douloureuses en corrigeant la source et non les symptomes en éteignant notre nature à coups de chimique, quand on lit la liste des effets secondaires et qu’on réalise que certaines vont vivre avec ça pendant 30 ans parce qu’on la dédramatise quotidiennement, heuuuu, bravo pour le progrès…

        Pour le comptage de la période de fécondabilité, j’ai bien précisé qu’il fallait connaitre son corps, ça implique d’avoir des cycles réguliers et au cas où, de savoir décripter d’autres signes, plutot bien exprimés quand on a un cycle naturel. Ce n’est pas à conseiller aux jeunes filles, évidemment, mais la question ne se pose pas pour elles, puisque le préservatif s’impose en prévention des maladies, à un moment de leur vie où les partenaires vont changer et ne pas durer…

        La coupe menstruelle existe en plusieurs tailles dont une spécifiquement pour les plus jeunes, sa pose nécessite une connaissance du corps, mais pas plus que pour un tampon qui est déjà un cap impressionnant pour une adolescente. Celà dit, les serviettes lavables sont une très bonne alternative écologique, c’est vrai.

      • Martin dit :

        « La pilule diminue la libido »… je n’ai aucune légitimité pour en discuter plus en avant, mais étant donné qu’il existe plusieurs sortes de pilules, avec des molécules différentes, des modes d’actions différents, qui sont avalées par des femmes toutes différentes, il me semble un tout petit peu présomptueux d’asséner une vérité qui s’appliquerait à 100% des femmes. Mais je ne suis pas spécialiste en la matière donc je me garderai donc d’assener mes propres « vérités » 😀
        Cependant je maintiens qu’en matière de médecine, de science de manière générale, il n’est pas possible de tirer d’anecdotes une règle générale. Tout au plus cela peut il donner des pistes à explorer.

        Je te rejoints en ce qui concerne la manière de traiter les règles douloureuses en s’intéressant à la source. C’est l’idéal. Encore faut-il s’entendre sur la nature de cette source, ou plutôt de ces sources potentielles. Là encore ce qui marche pour moi ou pour toi, peut très bien ne pas marcher pour une autre, tout comme nous pouvons avoir l’impression d’avoir trouvé comment faire naturellement pour ne plus avoir de règles douloureuses, alors qu’il ne s’agira que d’une évolution naturelle de nos cycles qui aurait eu lieu même sans avoir modifié ce que nous avons identifié comme « source ». Et ceci sans parler des effets placebo et nocebo qui peuvent être extrêmement puissant dès qu’il s’agit de douleur ! Cela s’applique également à l’appétit sexuel.
        Bref ce n’est vraiment pas simple d’y voir clair c’est pourquoi je me méfie toujours des « grandes vérités » non étayés par un minimum de rigueur méthodologique 🙂
        Ce qui n’empêche pas de chercher chacun de notre côté bien sûr, ce qui est bon pour nous, et seulement pour nous, et lorsque on pense l’avoir trouver, de continuer dans cette voie.

        En ce qui concerne la méthode naturelle de maitrise de la fécondité, elle peut être assez efficace si on connait bien son cycle, je suis d’accord, mais elle reste moins efficace que les moyens de contraceptions modernes car un cycle peut se trouver avancé pour quelque raison. Sachant qu’un spermatozoïde peut survivre dans le corps féminin une semaine (si ma mémoire est bonne) avant que tu te rendes compte que le cycle est en avance et prévoir d’utiliser une capote, tu peux tout de même te retrouver avec une fécondation potentielle, surtout si tu es encore jeune.
        Cette méthode permet d’espacer les grossesse pas de les éviter à coup sûr.

        Quant à dire que puisque les capotes s’imposent pour les jeunes filles, elles n’ont pas besoin de prendre la pilule (tu ne le dit pas comme ça mais c’est ce qui ressort entre les lignes)… c’est complétement irréaliste et surtout terriblement dangereux. Demander à des adolescentes et des adolescents d’être suffisamment responsables, conscients des enjeux, perméables aux pressions du petit ami/de la petite amie, pour mettre à chaque fois une capote est totalement utopique (et ce n’est pas parce que on connait le voisin de la voisine qui l’a toujours fait que ça s’applique à tous). Étant donné qu’il est infiniment plus probable de débuter une grossesse à leurs âges que d’attraper une MST, la première des préventions reste une contraception efficace, ce que n’est pas la capote pour cette tranche d’âge.
        Même si je suis absolument d’accord avec toi pour dire qu’ils devraient utiliser les préservatifs à chaque fois, c’est juste que dans les faits ce n’est pas le cas malheureusement.

      • mag dit :

        non il n’existe pas 36000 modes d’action, il n’en existe qu’UN ! utiliser des hormones de synthèse pour court-circuiter la production hormonale naturelle en inhibant l’hypothalamus dans le cerveau qui bloque alors le fonctionnement ovarien. TOUTES les hormones de synthèse utilisées en contraception (ou en traitement substitutif de la ménopause) ont une conformation voisine des hormones naturelles qui leur permet de mimer l’action des naturelles, sauf que dans le 1er cas, elles sont utilisées à des taux beaucoup plus faibles pour avoir justement un effet contraceptif. Ce sont ces mêmes hormones qui vont stimuler ou non la libido, favorisant ainsi ou non l’activité sexuelle quand il y a ovulation. Le but de la contraception étant d’annuler l’ovulation, une femme sous pilule ne peut pas avoir cette fameuse décharge hormonale précédant l’ovulation et provoquant chez les autres mammifères la période des « chaleurs ».
        Evidemment, chez les humains, l’activité sexuelle est favorisée également par l’affectif, le relationnel et non uniquement le système endocrinien mais on se prive tout de même d’une force vitale incomparable en bloquant notre production hormonale à des taux naturels.

        La preuve le jour où les hommes testeront la pilule masculine avec les mêmes effets secondaires sur leur production naturelle de testostérone, sauf que pour l’instant, les chercheurs n’arrivent pas à trouver un dosage suffisamment faible pour inhiber le cerveau ET les testicules sans diminuer les facteurs de virilité qui sont controlés par cette même molécule (renforcement musculaire, résistance à l’effort, pilosité, voix grave et évidemment libido).

        Ce qui est étrange c’est que ce genre de détails passe un peu plus à la trappe quand il s’agit des femmes, et là je ne parle que de libido mais les effets secondaires autres sur la santé sont particulièrement lourds, ce n’est pas une histoire simplement de dosage mais juste le principe de n’importe quelle hormone de synthèse qui n’est pas métabolisée de la même façon par l’organisme (tout comme les additifs alimentaires et autres aliments chimiques de substitution inventés par l’industrie, peuvent entrainer également des dégats sur certains organes car non reconnus par nos enzymes)…

        ET merci de ne pas rabaisser ma contribution à des anecdotes, avant d’être une femme, j’ai d’abord un master de biologie donc c’est plutot mon rayon. Sur ce, je vais arrêter d’intervenir en vous laissant le confort de la pensée dominante et politiquement correcte…

      • Martin dit :

        Pour ce détendre 😉

        Le médecin qui suivait cette vieille dame de quatre-vingts ans vient de prendre sa retraite.
        Son nouveau médecin lui demande de lui apporter la liste de ses prescriptions à sa prochaine visite.
        Le jour J, alors que le jeune médecin parcourt la liste de ses médicaments, il écarquille les yeux en voyant qu’elle avait une prescription pour une pilule contraceptive.

        – Madame Dubois, est-ce que vous vous rendez compte que c’est LA PILULE ?

        – Bien sûr, répondit-elle, ça m’aide à dormir.

        – Madame Dubois, je vous assure qu’il n’y a RIEN là-dedans pour faire dormir, ce sont des pilules contraceptives. Vous n’en avez plus besoin.

        – Oui, mon cher, je sais tout cela. Mais, chaque matin j’en écrase une et je la mélange au jus d’orange de ma petite fille de seize ans. Et croyez-moi, ça m’aide à dormir tranquille.

  6. paleophil dit :

    Je trouve votre échange intéressant même si je suis un homme et que je n’ai pas de master en biologie 🙂 et le politiquement correct ne m’intéresse pas tellement 🙂

    • Martin dit :

      D’accord avec toi 🙂
      C’est de la confrontation des points de vue qu’apparait de nouvelles pistes. Pas besoin d’être d’accord sur tout (ça serait mortellement ennuyeux, et de toute façon strictement impossible), le tout est d’être ouvert à la critique, l’intelligence aux aguets, les tripes gardées en respect.

      • paleophil dit :

        bon en tous cas je ne pensais pas que le repost d’un post que je n’ai pas écrit, sur un sujet un peu périphérique à ce qui est discuté dans ce blog génèrerait une telle conversation, c’est cool. Et en l’occurence ça fait bouger les lignes … au moins chez moi, j’ai une fille de 24 ans qui est pilulée depuis un paquet d’années (ceci dit elle ne m’a pas demandé mon avis non plus) et c’est intéressant de voir un peu l’envers du décor sans sombrer dans un bourbier culturel catho de mes deux, comme je l’entendais tout à l’heure en faisant de l’elliptique en écoutant les infos US dans un hotel – le pape rappelant que l’avortement est un péché grave et qu’on peut être excommunié à cause de ça. Ca pour le coup ça me met en rage.
        Quand à avoir les tripes gardées en respect – je suis en train de lire « le charme discret de l’intestin », qui est passionnant et très bien écrit, et … il s’en passe des choses dans les tripes, donc le respect s’impose effectivement 🙂

  7. paleophil dit :

    allez pour relancer un peu le débat, ou lui donner un autre éclairage : http://www.jim.fr/medecin/actualites/medicale/e-docs/400_000_cancers_de_lendometre_sans_doute_evites_grace_aux_contraceptifs_oraux__153952/document_actu_med.phtml
    Si on raisonne « nature » i y a quelques dizaines de milliers d’années, la femme était très fréquemment enceinte, donc n’avait pas ses règles tous les mois, et donc beaucoup moins de variations hormonales que la femme « moderne » qui a peu d’enfants et beaucoup de cycles menstruels…

    • Martin dit :

      Malheureusement l’accès du site semble être réservé aux professionnels de santé, ce que je ne suis pas. Dommage, ça aurait été intéressant.

      On sait aussi que le risque de cancer du sein augmente (entres beaucoup d’autres facteurs) avec le nombre de cycle qu’une femme connait dans sa vie. Je serais curieuse de savoir si les contraceptifs bloquant l’ovulation ont un effet sur ce risque là aussi.

  8. paleophil dit :

    voici le texte de l’article (en espérant que je n’irai pas en prison :-))
    400 000 cancers de l’endomètre sans doute évités grâce aux contraceptifs oraux

    Il est maintenant connu que les contraceptifs oraux (CO) ont une action préventive sur la survenue des cancers de l’endomètre. Pour autant, le décalage temporel entre l’âge moyen de consommation des CO et l’âge moyen de survenue des cancers de l’endomètre nécessite de connaître le potentiel de protection à long terme des CO, même après des années sans traitement. Pour cela, le Collaborative Group on Epidemiological Studies on Endometrial Cancer a repris les données de 36 études épidémiologiques afin d’analyser l’association inverse entre consommation de CO et survenue du cancer de l’endomètre.

    Les données de 27 276 cas et 115 743 témoins ont été analysées. Dans les deux groupes, la proportion de femmes ayant utilisé des CO était comparable (35 % des cas versus 39 % des témoins). L’effet protecteur des CO a été confirmé, avec un risque relatif (RR) de survenue d’un cancer de l’endomètre de 0,69 (Intervalle de confiance à 95 % IC95 % : 0,67-0,72) chez les femmes ayant consommé des CO par rapport aux femmes n’en ayant jamais consommé. La nouveauté apportée par cette étude est le lien retrouvé entre durée de consommation des CO et protection du cancer de l’endomètre. En effet, à chaque période de 5 ans de consommation était relié un RR de 0,76 (IC95 % 0,73-0,78 ; p < 0,0001). Pour les femmes ayant consommé des CO pendant 10 à 15 ans, le RR était de 0,52 (IC95 % 0,48-0,57).

    Dans l’étude, les femmes avaient arrêté de consommer des CO pendant une période médiane de 29 ans. En comparaison des femmes ayant consommé des CO dans les premières années de commercialisation (1960), les femmes plus jeunes avaient consommé des CO sur de plus longues périodes et l’effet protecteur décrit préalablement était également retrouvé. Concernant le type histologique du cancer, l’étude montre un effet protecteur significatif pour les carcinomes endométroïdes et non-endométroïdes mais pas pour les sarcomes utérins (RR 0,83 ; IC95 % 0,67-1,04).

    Enfin, l’étude a montré qu’à 75 ans, les femmes n’ayant jamais consommé de CO avaient une incidence cumulée de cancer de l’endomètre de 2,3 pour 100 femmes. Cette incidence cumulée diminuait à 1,7, 1,3 et 1,0 pour 100 femmes, respectivement pour une consommation de CO durant 5, 10 et 15 ans. Au total, les auteurs concluent par extrapolation que les CO auraient évité plus de 400 000 cancers de l’endomètre dans 21 pays dans le monde entre 1965 et 2014, dont la moitié durant ces 10 dernières années.

    Après avoir confirmé des données déjà connues, les auteurs de cette étude ont pu conclure à une longue protection des CO sur la survenue des cancers de l’endomètre, en lien avec la durée d’exposition des femmes aux CO.

    Florian Slimano

    RÉFÉRENCE
    Collaborative Group on Epidemiological Studies on Endometrial Cancer. : Endometrial cancer and oral contraceptives: an individual participant meta-analysis of 27 276 women withendometrial cancer from 36 epidemiological studies. Lancet Oncol., 2015. Publication avancée en ligne le 5 août. DOI: 10.1016/S1470-2045(15)00212-0

    • Martin dit :

      Merci 🙂 !
      Mais ont-il pris dans leur cohorte toutes les utilisatrices de pilule en mélangeant les types d’hormones et les dosages ? Ce n’est pas précisé. Si c’est le cas, ça serait vraiment intéressant de faire d’autres études afin de savoir quel type d’action hormonal est le plus protecteur, et de comparer cela à l’éventuelle protection donnée par l’arrêt naturel de l’ovulation (grossesses + allaitements longs) qui engendre un ralentissement de l’activité de l’endomètre.

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