La vérité si je mens !

Savoir, savoir, ...

Savoir, savoir, …

Je voudrais partager avec vous ce soir une réflexion personnelle sur la recherche de la vérité – ce qui est un peu mon objectif avec ce blog dans un domaine assez étroit qui est celui de la course (ça ça va encore) mais surtout de la nutrition.

Quand on découvre le paléo (ou autre chose) il y a un moment de type « euréka », ou « bon sang mais c’est bien sur » où la nouvelle grille d’explication du monde est lumineuse et on se demande comment on a fait pour vivre sans avant. Ou croire autant de conneries.

A partir de là, deux chemins sont possibles : on décide une fois pour toute qu’on a trouvé la vérité vraie, et on rentre dans une logique de croyance, et/ou d’intérêt. Ou on continue à chercher et à douter.

Schéma assez comparable avec le fonctionnement de la religion : on a une illumination, on y croit, on devient « prêtre » du sujet et comme on en tire des bénéfices (reconnaissance sociale) si à moment donné ou a des doutes, c’est difficile de faire machine arrière.

J’ai quelques convictions actuellement.

Par exemple sur la course  :  une foulée sur l’avant pied est « mieux » qu’une foulée sur le talon, il faut bouger les bras de telle manière pour optimiser la course, il faut respirer sur un rythme impair, etc. Idées glanées au fil de mes lectures, de discussions avec des spécialistes, et qui à moment donné m’ont paru faire sens et que j’ai donc adopté comme des vérités orientant mon comportement, et ma recherche de performance.

Sur l’alimentation, c’est pareil : le low-carb me parait évident à partir de mes lectures, Jared Diamond notamment, et je pourfends vigoureusement les mangeurs de sucre et de tubercules divers, en criant : « insuline ! insuline ! », ce qui effraye ma mère, d’ailleurs 🙂

Bon  … mais comme je suis curieux, je continue à discuter avec des gens, à regarder des blogs et je réalise humblement que oui, je ne suis pas le seul à crier « haro sur l’insuline » – mais qu’il y a aussi des auteurs qui disent « haro sur la viande », ou « haro sur la cétose » et qui si je ne décide pas à priori de les considérer comme des crétins (ce qui est la solution la plus simple et couramment utilisée) – le seul moyen de sortir d’une logique de « dogme » est par la science ou par l’expérience personnelle.

Mais la science, c’est vachement compliqué. Une fois qu’on a cru comprendre que le sucre fait monter l’insuline, on se rend compte qu’en fait les protéines aussi, et puis des fois le gras aussi .. et qu’il y a des gens comme Peter Hyperlipid qui écrivent des posts bien plus compliqués que les miens où quand je les lis je me dis qu’il faut vraiment que je passe ce putain de master de biochimie en ligne pour pouvoir contre argumenter.  Ou qui expliquent que les glucides sont nécessaires au métabolisme des graisses, etc. Ou que tous les aliments sont égaux, comme Armi Legge (site Impruvism). Ou qu’il faut manger des aliments crus pour avoir la patate, comme Yuri Elkaim.

Dans mon bestiaire personnel, aucun de ces mecs ne sont des crétins. Legge et Elkaim en font un business, comme Mark Sisson notamment qui vend des suppléments dont la recherche montre qu’ils doivent être inutiles, mais que j’aime bien quand même.

Peter Hyperlipid est sans doute comme moi, juste cherchant son chemin et essayant de faire émerger une vérité qui lui convienne.

Et il y en a des centaines, des milliers d’autres.

Moi deux choses m’ont fait tilter sur la démarche paléo :

  • Une évidence intellectuelle : notre corps a évolué pendant … 3,5 milliards d’années si on remonte aux origines de la vie (mais les mitochondries qui nous fournissent de l’énergie se sont intégrées aux premières colonies multicellulaires il y a 2 milliards d’années) et nous avons changé radicalement notre mode de vie il y a 10.000 ans avec l’invention de l’agriculture. Vu la complexité de la machinerie, autant lui fournir l’énergie pour laquelle il est prévu.  Et sur plein d’autres niveaux, la théorie de l’évolution se révèle très féconde comme outil d’explication (au niveau du fonctionnement du cerveau notamment) donc …ça doit être la vérité.
  • Les photos et témoignages de Sisson et de De Vany notamment. Voir un gars de 75 piges gaulé comme un quarterback alors que mon grand-père au même âge avait du mal à aller de sa maison à son jardin, ou que les parents de mes potes partent en maison parce qu’ils ont Alzheimer, ça fait réfléchir et … ça donne envie.  Sur les sites paléo il y a des centaines, des milliers de témoignages de personnes qui disent que leur vie a changé quand ils ont modifié leur alimentation / leur mode de vie.

Bon … c’est peut être là qu’il y a un biais qu’on peut noter.

Quelque soit le site qui propose une technique d’exercice / un mode d’alimentation / un outil de relaxation / whatever … il va toujours y avoir plein de témoignages de gens qui disent que c’est génial et que a changé leur vie.

Est-ce que c’est une garantie que ça va changer la votre ? bien sur que non.

J’ai lu il y a quelques années des livres de  Nassim Nicholas  Taleb (découvert à travers De Vany, quand même …), notamment « Fooled by randomness » que je recommande à tout le monde comme un café salé après un excès d’alcool où on a l’impression d’être le maitre du monde.

Dont un des concepts clé (enfin, ce que j’ai pu en retenir) est que quand la chance nous sourit, nous l’attribuons à notre talent personnel (je rappelle humblement ici que 80% des humains pensent qu’ils sont plus intelligents que la moyenne) et quand on merde, c’est la faute à pas de chance.  Et qu’en réalité, c’est beaucoup le hasard qui pilote tout cela …

Si on applique ce concept aux règles diététiques diverses et variées qui existent, et créent des chapelles religieuses prêtent à se pourfendre juste pour se rassurer sur la pertinence de leur croyances ou parce qu’elles y ont un intérêt, on pourrait avoir la vision suivante :

Il y a une multitude d’approches disponibles pour se nourrir et une encore plus grande multitude de gens prêts à essayer telle ou telle méthode par ce que la méthode qu’ils utilisent à un instant t ne leur convient pas. Moi par exemple j’ai fait : n’importe quoi, puis  Montignac, puis n’importe quoi, puis restriction calorique équilibrée  (Jacques Fricker), un passage rapide dans « The zone », n’importe quoi … et puis low carb depuis quelques années; ma femme a fait Weight watchers, Atkins, blancs de poulets et blancs d’oeufs, etc …

A moment donné il y a un truc qui marche : bingo ! on est super content et on pense qu’on a trouvé une vérité universelle, qu’on a envie de propager tel le messie. Mais peut être que ma voisine a trouvé la même vérité avec un régime végétarien …

Sachant que le métabolisme humain reste une mécanique très complexe soumis à une multitude de facteurs dont beaucoup qu’on ne connait même pas, on peut légitimement penser qu’il va toujours y avoir x personnes qui vont découvrir tel ou tel mode d’alimentation qui leur convienne – et de toute façon si on teste un truc qui ne marche pas on ne va pas s’en vanter parce qu’il n’y a rien à en dire.

La contrepartie c’est qu’il ne suffit pas de se nourrir comme quelqu’un qu’on admire pour que ça fasse le même effet.

C’est comme les stars du sport ou du rock – il y 15 ans il y avait surement des milliers de mecs comme Nadal qui s’entrainaient aussi dur que lui, lui a perçé, pas les autres, on l’interviewe, il explique qu’il a percé parce qu’il s’entrainait comme un fou, et cela nous conforte dans nos certitudes sociales que l’effort paye. Mais on ne pose pas la question aux 999 autres mecs qui se sont entrainés comme lui et qui sont des inconnus.

Quand j’étais ado je me disais que comme je pouvais  jouer un solo comme Clapton je pourrais devenir Clapton. Puis mes enfants ont écrit des chansons de 4 accords comme celles de … tout le monde … en s’émerveillant devant leurs talents de compositeurs et en pensant qu’ils pourraient monter un groupe qui serait sur les grandes scènes du monde quelques années plus tard.

Comme des millions d’ados.

Fooled by randomness.

Bon comment je conclus là ?

Méfions nous des évidences. Mettons les faits à l’épreuve de notre propre expérience. Testons et réfléchissons, et si une idée nous parait séduisante, essayons de la démonter encore et encore pour voir si elle tient ses promesses. Et recherchons la simplicité en toute chose – l’élégance existe dans le raisonnement, et les solutions naturelles sont souvent élégantes, parce qu’économes.

Ce qui n’est ni plus ni moins que la démarche scientifique.

Il faut vraiment que je passe ce Master de biochimie 🙂

Post inspiré de mes discussions nocturnes avec Renaud G., que je remercie de m’avoir poussé hors de ma zone de confort même si ça me fait un peu chier quand même 🙂 Et si vous trouvez que le post est confus, on dira que c’est de sa faute, hein !

Cet article, publié dans Alimentation, Evolution, Low-carb, Mitochondries, Réflexions diverses, est tagué , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

16 commentaires pour La vérité si je mens !

  1. Renaud dit :

    C’est un plaisir de te faire chier… surtout lorsque je vois ce qui en sort 😉

    Il n’est pas question pour moi de te faire dévier de ce qui marche pour toi, et pour plein d’autres, tu l’as bien compris. Et le paléo ça marche souvent pas mal.

    Cela m’a même bien aidé à une période, et je reste convaincu qu’il y a plein de recommandations utiles dedans… mais je regrette que ce soit (de mon point de vue) appuyé sur une « mythologie » discutable, et trop ancré dans des dogmes (anti-grains, anti-glucides, anti-cardio, tec.) qui ne tiennent pas vraiment la route dans le « grand scheme of things »… même si ponctuellement, ou dans des cas particuliers, se soumettre à ces dogmes peut être salutaire.

    Pour ton côté brouillon, t’as qu’à pas regarder les vieux épisodes de Magnum pendant que t’écris, et ça s’améliorera. Ah, non, pardon, c’est moi qui fait ça ! Au moins, ça explique pourquoi mon cerveau n’est plus capable de comprendre la Noble Vérité Paléo.

    • paleophil dit :

      A brouillon, brouillon et demi … essayons de ne pas mettre de majuscule à vérité, même à titre humoristique. Cela réveille mon côté athée militant qui est général en sourdine sur ce blog mais qui est justement allergique aux vérités avec un grand v, même si je peux donner une impression inverse. la vérité n’existe pas, ou si elle existe ce n’est que le temps qu’une autre la remplace (en ce qui concerne la science). pour la religion c’est un peu différent, et l’ingéniosité des humains et les contorsions mentales qu’ils font pour justifier que ce qui a été écrit dans les livres sacrée il y quelques milliers d’années est une vérité absolue m’amuse toujours, sauf quand c’est un prétexte à trucider son voisin, ce qui est le plus souvent le cas, malheureusement. Bon c’est l’heure de ma cuillère d’huile de noix de coco 🙂

      • Renaud dit :

        Arf ! J’ai touché un nerf, désolé.
        Je fais aussi partie de ces allumés convaincus que la Vérité n’existe pas, et même qu’il n’y a absolument aucun sens aux choses/événements, que le sens ou les « raisons » sont **toujours** des constructions de l’esprit humain. Je « crois » aussi d’autres trucs assez bizarroïdaux, comme l’inexistence à la fois de « destinée » et du libre arbitre. Et, pour ne rien arranger, j’ai une tendance certaine et malheureuse à jouer de l’ironie 😉

        Promis, je le refais plus. Jusqu’à la prochaine fois.

  2. Runner λ dit :

    Tout ça ne nous dit pas quand est-ce qu’on mange.
    Plus sérieusement, je ne connais à peu près rien au régime paléo, mis à part ce que je lis sur ton blog et ce qu’en dit David Manise. Dans les deux cas c’est le fruit d’une démarche personnelle et le partage d’information est désintéressé. Du prosélytisme peut-être mais certainement pas du mercantilisme.
    Du coup ça donne envie de se plonger dans quelques uns des bouquins traitant du sujet.

    • paleophil dit :

      Ce qui est définitivement la meilleure approche ! en gardant son esprit critique aiguisé et en se méfiant des vérités révélées !
      Et je ne connaissais pas David Manise. Impressionnant.

  3. Sylvain dit :

    Ah, un de plus. Une fois qu’on a acceptée que la vérité est polymorphe et complexe, se cachant subrepticement derrière une forêt de simplicités, bon ok ça veut rien dire. Moi j’ai choisi cet avatar pour bien des raisons…

    • paleophil dit :

      Ca ne veut rien dire – ou ça veut dire qu’on ne sait pas encore assez comment ça marche. On qu’on ne sait pas caler ne niveau de modélisation par rapport au problème qu’on veut résoudre.

      Si on fait une analogie avec la structure de la matière (domaine que je connais mieux que la biochimie …) : la table sur laquelle j’ai posé mon ordinateur a des propriétés physiques connues et calculables : masse, densité, résistance aux chocs. Mais en fait elle est faite d’atomes qui sont séparés par plein de vide …bizarre. Ces atomes sont faits de particules elles même faites de sous particules (quarks) qui ont des comportements très étranges et qui sont toujours source d’investigation.

      Mais je n’ai pas besoin d’avoir recours aux quarks pour savoir que je peux monter sur ma table sans qu’elle casse.

      Le problème, sans doute, c’est que mon corps, contrairement à la table, est un organisme vivant avec un fonctionnement évolutif et dynamique en fonction de son environnement, ce qui rend le concept de « niveau adéquat de modélisation par rapport au problème » assez difficile à appréhender.

  4. Grégo dit :

    Je fais face aux mêmes questionnements. On découvre une vérité que l’on fait sienne et commence un chemin semé d’embûches où l’on doit faire face aux contradictions. Et là on éprouve ce que les comportementalistes nomment la dissonance cognitive … terme savant pour désigner notre attitude face à des faits qui remettent en question notre croyance initiale. Et quelle attitude? Et bien on va minimiser, on va oublier ou balayer d’un revers de la main ce qui n’est pas conforme à notre vision de la vérité. En ce moment je suis bien ennuyé par les articles scientifiques qui remettent en question la thèse low Carb… et d’un autre côté cela m’arrange aussi car entrer à nouveau dans une attitude « d’orthorexique » me poussait à connaître un vrai dérèglement de mon comportement vis à vis de la nourriture. Et depuis que j’ai relâché la bride je vais tellement mieux. Finalement il faut trouver ce qui convient à soi…trouver sa vérité.

    • paleophil dit :

      Exactement. Voilà qui est bien dit. Je n’en attendais pas moins de toi 🙂
      Le problème c’est que notre cerveau aime bien les raccourcis. Si on aborde un sujet en disant « aaaah c’est compliqué, c’est peut être vrai, peut être pas, on sait pas bien, les études sont contradictoires » on va avoir du mal à convaincre qui que ce soit.

  5. Serge dit :

    Comme tu le dis, l’illumination se voudrait être universelle: « low carb pour tous »: trop simple. Vraiment trop simple. Car à ton Master de Biochimie,tu devras y adjoindre un Master en neurosciences…
    Tu trouves que cela te convient? Formidable si tel est le cas.
    Mais si tu cherches de quoi conforter ton point de vue: « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà. »

    • paleophil dit :

      ha ha ha … le master en neurosciences, j’y pense aussi. J’ai suivi quelques cours sur Coursera et c’est passionnant mais … ça prend du temps.

      Je viens de lire le livre de Kurzweil « how to create a mind » et ça donne aussi envie de (re)faire des études d’informatique.

      Quand aux Pyrénées … je suis à moitié catalan, par ma mère, et les catalans sont des deux côtés des Pyrénées 🙂

      C’est un beau pays.

      Je ne cherche pas vraiment à conforter mon point de vue, plutôt à le confronter. C’est de la confrontation que nait la lumière 🙂

      Et vous contribuez tous à la confrontation, et je vous en remercie.

      • Sylvain dit :

        « Quand aux Pyrénées … je suis à moitié catalan, par ma mère, et les catalans sont des deux côtés des Pyrénées  » ~ ah ben tiens pareil pour bibi (le paternel étant espagnol ça me fait 100% pur porc ibérique)

  6. Serge dit :

    Mon propos était aussi de toucher du doigt une singularité qui n’apparaît que rarement dans les livres dont nous nous faisons l’écho. L’aspect individualisé du réglage alimentaire (Grégo parle de: « trouver sa vérité »)
    Ce qui convient à l’un ne conviendra sans doute pas à l’autre. Et ce, pour des motifs physiologiques, ou psychologique.

    A nous lire, des professionnels de santé diagnostiqueraient des troubles du comportement alimentaire…C’est notre sujet de conversation et nous le testons sur nous-même…

    A ce sujet, j’ai découvert en lisant « The art and science of carbohydrate performance » que l’un des auteurs (Steve Phinney) n’avait pas hésité à se mettre une sonde stomacale pour vérifier une hypothèse…
    Néanmoins, je trouve l’approche originale, mais aussi très prudente: à de nombreuses reprises, ils insistent sur les différences qui existent entre les individus concernant la dose minimale de glucides à consommer.

    Pour les études… Tu as l’embarras du choix semble-t-il….

  7. paleophil dit :

    Il est sur que nous sommes tous différents, et que la diversité des habitats que nous avons conquis (ère pré macdo :-)) montre une grande capacité d’adaptation alimentaire. Et comme en plus maintenant on se rend compte de l’aspect « épigénétique » (gènes qui vont être activés ou pas en fonction de l’environnement) et « microbiome » (importance et quantité des bactéries qui participent à la digestion dans notre intestin .. ça fait beaucoup de variables (qui en plus sont toutes corrélées entre elles avec des boucles de contre réaction dans tous les sens). Donc un système très complexe à modéliser. Je tourne et retourne dans ma tête depuis un petit moment un post décrivant toutes les zones d’interaction aliment / organisme en indiquant à chaque fois 2 ou trois variables. Par exemple, le fait de mâcher beaucoup ou peu a un impact important sur la digestibilité de la nourriture, et donc notre capacité à absorber les nutriments qu’elle contient. Mais on n’en parle nulle part, sans doute parce que c’est difficile à quantifier …

  8. gillmad dit :

    Bonjour à tous.
    Que dire des mélanges?
    On disait qu’il ne fallait pas boire (deau) pendant les repas. On a eu dit qu’un verre de rouge, « ça va ».
    Montignac dit qu’il faut dissocier le grans du sucre. Ce que je fais depuis des années mais !
    Car il y a un Mais.
    De mon expérience personnelle, il est un menu que je digère toujours très bien. C’est le menu Mc Do. Frittes-Coca.
    Que penser lors, de ce mélange {pain-viande-pomme de terre frittes-crudités-eau gazeuse sucrée cafféinée-extrait de coca}
    Un ami de mes (4) grands parents écrivait sur la question de la vérité :
    Il n’est de vérité que de mi-dit.

    Est ce à dire que si la dose suscitée de glucolipidofibrococaïne (et j’en passe) me réussit, il ne faut pas dépasser la dose prescrite sous peine de me nuire.
    L’important, c’est la dose. Chez Sanofi comme chez Mc Do !

    Autre exemple, il n’y a pas un menu qui ne fasse plus de bien qu’une fondue savoyarde. La vérité !
    Le lendemain d’une fondue donc, mélange exclusif de fromage et de pain, je me sens frais comme jamais.

    Bon, ben, la vérité c’est quoi, là ?
    Je manque de calcium et cet apport majeur me fait du bien, indépendamment des méfaits du mélanges glucose/lipides contenus dans le pain et le(s) fromage(s).

    La vérité est essentielle. N’en doutons pas.
    Mais elle ne dit pas tout.
    C’est en ça qu’elle est fragile. Il faut la protéger.

    • paleophil dit :

      ah c’est du Gilles tout craché ça (à défaut d’être tout digéré). C’est compliqué ce que tu dis.

      Que des repas « non homologués » te fassent te sentir bien, il peut y avoir plein de raisons à ça. Les « méfaits » de l’excès de glucides peuvent se faire sentir à 70 ans quand tu démarres une démence sénile, on a jamais dit que le menu big mac avait des effets immédiats (si c’était le cas … ça se saurait). Et un bon mélange gras / sucre, c’est agréable et pas forcément difficile à digérer. La sécrétion d’insuline n’a rien à voir avec la digestion.

      Après sur la vérité de mi-dit (c’est l’heure du repas d’ailleurs :-)) … oui, bien sur, où est-elle cette foutue vérité ? je ne sais pas vraiment, et même si je savais, je saurais qu’elle est temporaire, puisque ce qui m’intéresse c’est la vérité scientifique, à savoir celle qui peut être remise en question et réputée fausse à l’issue de nouvelles expériences.

      Dans le cas du corps humain, comme il est synonyme de variabilité, l’exercice est encore plus difficile.

      Tous les humains qui vont boire une cuillerée à café de mercure vont en mourir. C’est une vérité absolue. Enfin j’en sais rien, mais c’est un exemple. Ou une dose de nicotine supérieure à x milligrammes.

      Tous les humains qui vont manger plus de 100 kilo de sucre en poudre par an vont avoir de sérieux problèmes de santé. On peut dire que c’est quasiment sur.

      Les humains qui mangent plus de 500 grammes de glucides par jour, certains auront des soucis, d’autre pas. Et les humains qui mangent moins de 50 grammes par jour, pareil.

      C’est là que ça devient compliqué parce que très variable, en attendant d’en savoir plus sur le fonctionnement de notre métabolisme …

      ou est la vérité ?
      on peut l’anagrammer en « éviter la soute ».

      C’est vrai que je rame des fois ! mais ça élargir l’horizon 🙂

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s