Marche nordique : expérience

La marche, ça ouvre l'appétit !

La marche, ça ouvre l’appétit !

Ayant un peu forcé lors d’une séance d’entrainement suite au 10 K (une série de 100 mètres où j’ai un peu trop du me prendre pour Usain Bolt) je me suis retrouvé avec une bonne contracture au mollet gauche rendant très pénible les entrainements, même en endurance ; que faire ?

Me rendant à ma séance X RUN où en plus je devais faire un test VMA, il est clair que je ne suis pas en état. Jean me propose simplement de … marcher, ce que je fais n’ayant pas tellement d’autre choix. Et histoire de corser un peu l’exercice, il me passe une paire de bâtons de marche nordique, et voilà que je me mets à faire des tours de terrain de foot avec mes bâtons.

Surprise : moi qui avais une image assez peu sportive de la chose, croisant régulièrement des groupes du troisième âge dans le parc de Saint Cloud,  il est nécessaire d’avoir une bonne coordination et le geste est assez technique : planter le bâton à 45 degrés et pousser, ce qui met grandement le triceps à contribution, et fait aussi travailler tous les muscles du haut du corps. OK, pas autant qu’en faisant du swing avec une kettklebell de 16 kilos, mais tout de même. En marche rapide j’arrive à 8 ou 9 à  l’heure et ma FC monte gentiment vers les 110 pulsations, voire 120 en côte.  Du coup, une bonne séance d’endurance en étant sur de ne pas partir dans le rouge puisque je suis très limité par la vitesse de mes pas.  Et le lendemain, surprise : courbatures au niveau des psoas (muscle releveur de la cuisse) et des triceps.

Du coup j’ai passé la semaine à faire des sorties de marche, entre 50 minutes et 1 heure 20 et c’est assez plaisant. Je dois être plus focalisé sur le geste qu’en courant et le travail de balancement des bras, très important pour la course et souvent mal fait, est fondamental.  Cerise sur le gâteau, comme le travail d’extension du mollet et bien plus réduit qu’en courant, pas de douleur au mollet malgré la contracture.  Et un travail en endurance quand même plus sympa que de faire de l’elliptique dans mon garage.

J’ai testé d’autres choses : alterner marche et course, courir lentement avec les bâtons, et tout cela en chaussures minimalistes puisque comme il n’y a aucun impact, on peut se le permettre. C’est aussi très cool pour courir avec Madame,  dont l’allure de jogging est celle de ma marche avec bâtons.

En fin de semaine je me sentais mieux et j’ai retenté une sortie en endurance en course. J’ai réalisé que le travail de posture amené par la marche était très bénéfique et pris à cette occasion conscience que je lance trop en avant la jambe gauche lors de la foulée, et du coup essayé de courir « quasi sur place » pour travailler plus en impulsion verticale (le saint graal en ce qui me concerne !) tout en gardant les bonnes habitudes des bras avec les bâtons, qui, je le rappelle, doivent être à angle droit et bouger dans le plan perpendiculaire à la direction dans laquelle on avance, ce qui n’est pas naturel mais le plus efficace.

Résultat : 7 bornes en five fingers, sans aucune douleur nulle part et aucune talonnerie. Intéressant !

Donc à toute chose malheur est bon, et je vous encourage à tester ce type d’entrainement en complément de l’endurance en course. Moi ça m’a plutôt réussi, et je pense que je vais continuer, si j’en ai  le temps, à faire une ou deux sorties de ce type par semaine, en plus de la course.

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