Le bonheur c’est simple comme …

Voir la neige tomber le matin,

Se demander si c’est pas complètement barjo d’aller torse-nu sous la neige,

Décider de le faire quand même,

Sentir le frisson du vent sur le corps qui passe de 20 degrés à zéro,

Au bout de quelques minutes se sentir bien, libre, tous sens ouverts.

La perception du changement de température quand il y a une rafale de vent, chaleur dès que je suis à l’abri,

Les différents bruits de l’impact de la chaussure en fonction de l’état de la neige, un flash de retour en enfance avec le bruit de la glace qui craque sous les pas,

La sensation de traction qui change complètement dès que je suis sur une surface sèche ou couverte de neige,

Les images : le pont au dessus du RER avec les voies ferrés toutes blanches, le bouchon de la montée de la N118, lumières rouges et bleues, suivre un trace de vélo unique sur la route dans le parc de saint cloud, retrouver mes propres pas dans la neige et les suivre pour retrouver là où je suis entré dans le parc en escaladant une barrière,

et l’intéraction avec mes congénères : des regards surpris, toujours, normal, un « bravo, quel courage » et quand je longe tranquillement la route sans faire chier personne, un type qui klaxonne et me fait un doigt. Envie primale de le courser dans sa bagnole de merde et de lui fracasser le crâne, heureusement fugace, et compréhension de la frustration de l’homme dans sa boite en fer qui voit passer le coureur.

Je serai dans ma boite en fer dans quelques minutes, mais cette heure passée dehors, c’était un pur bonheur !

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2 commentaires pour Le bonheur c’est simple comme …

  1. Grégo dit :

    Extra ton message ! Moi aussi j’ai eu la chance de ressentir cet instant de grâce…
    J’étais en train de faire des ronds ce matin autour de la pyramide du Louvre. Le vent faisait « virevolter » la légère pellicule de poudreuse au dessus de la dalle. Petite incursion aux Tuileries immaculées, les traces dans la neige, une chaise couleur vert bouteille en plein milieu de la piste blanche, deux trois touristes japonais emmitouflés, le vendeur black de tour Eiffel toujours au rendez vous juste au dessus des marches de l’entrée du Jardin, le sprint pour le fun dans le jardin du Palais Royal… oui une belle sortie, alors que j’avais prévu de ne pas sortir courir (le flemme) puis un regain de vigueur, une force plus grande que moi (presque inconsciente car moi je ne voulais pas !) me poussant à prendre mon fuseau et mon bonnet au lieu de mon pantalon de costume.
    Un instant de grâce…mais avec un maillot. Torse nu faudrait que j’essaie, j’aimerais mais je n’ose pas.

  2. paleophilo dit :

    tu sais, torse nu ou avec un t-shirt, ça ne change pas grand chose à part une perception plus fine du vent, et surtout pas de sensation de froid liée à l’évaporation de la sueur. tu peux partir avec un blouson léger et l’enlever quand tu te sens chaud – ça marche bien aussi. et de toute façon tu ne risques rien … à part quelques regards étonnés.
    Merci pour ton commentaire !

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