La diète intermittente contre le cancer ? et quoi d’autre ?

je tombe par hasard sur cet article sur les bienfaits de l’ « intermittent fasting ». Rien de bien nouveau, mais des confirmations de la pertinence de la démarche paléo – nos ancêtre ne prenaient pas un petit dej « avec plein d’énergie qui se libère dans la matinée pour éviter les coups de barre » avant d’aller chasser le déjeuner ….

Libération prolongée de glucides ...

Libération prolongée de glucides …

Un résumé rapide de l’article :

  • La restriction calorique a effet significatif sur l’augmentation de la longévité des animaux (pas uniquement les vers de terre et les souris, aussi les macaques) et a diète intermittente est plus efficace que la restriction calorique permanente. Et personnellement je trouve plus facile de ne rien manger pendant 24 heures et de bafrer ensuite plutôt que de compter les calories à chaque repas, ce qui nécessite un côté maniaque que je n’ai pas !
  • La diète retarde l’apparition des maladies dégénératives comme Alzheimer (cf le post sur le rapport avec la résistance à l’insuline quelque part sur le blog)
  • La diète limite la production d’insuline et de l’hormone associée IGF-1 (tout comme les régimes pauvres en glucides). Ces deux hormones sont liées à l’apparition des cancers.  Des diètes de 48 heures chez des souris cancéreuses ralentissent le développement de 5 types de cancers sur 8. Il est également probable (mais non démontré que cela réduit la probabilité d’apparition des cancers)
  • Des personnes obèses avec de l’asthme réduisent leurs symptômes d’asthme en pratiquant une diète intermittente (et évidemment, ils maigrissent aussi !)
  • La diète intermittente a un effet bénéfique sur le fonctionnement du cerveau, générant un leger stress qui stimule massivement la fabrication d’une protéine (brain derived neurotrophic factor)  qui permet la génération de nouveaux neurones et la réparation de ceux qui ont un coup dans l’aile … et on sait que le cerveau fonctionne plutôt mieux avec des cétones qu’avec des glucides, donc une fois habitué, on a plutôt une meilleure concentration et capacité mentale en étant sous alimenté que bourré de glucides.

Voila voilà … On ne recommande pas une diète de plus de 48 heures. Personnellement je n’ai jamais fait plus de 24 heures. C’est assez facile de prendre un bon diner, et de sauter le petit déj et le repas de midi, surtout les jours où on travaille.

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6 commentaires pour La diète intermittente contre le cancer ? et quoi d’autre ?

  1. Grégo dit :

    Je saute souvent le petit déj. et je ne connais pas le soit disant « coup de barre de 11 heures », en revanche il m’est plus difficile d’enquiller de la même manière sur le déjeuner. En fait c’est plus psychologique qu’autre chose, j’ai besoin de faire une pause à midi et culturellement cette pause se fait derrière une assiette…et puis il y a une notion de convivialité associée au repas de midi entre collègues de bureau.
    En revanche quand je cours à la fraîche le matin pour la récup je ressens le besoin de prendre ma whey protéine surtout après un fractionné. Faudrait que je fasse un test en double aveugle pour voir si la whey protéine me permet vraiment de mieux récupérer qu’un placebo… Je ne sais pas encore si c’est de la poudre de perlimpinpin, mais sans self test c’est ce que je suspecte.

  2. paleophilo dit :

    Je jeune 24 heures aujourd’hui. Une séance de muscu ce matin avec deux cafés, et on attendra ce soir pour diner. Je n’ai pas mesuré ma glycémie au réveil, mais après la séance j’étais à 150, 121 30 minutes plus tard et trois heures après encore à 113. Donc ça redescend très lentement et j’ai encore un peu de « gras » avant de revenir à mon « fasting level » qui est plutôt à 80. C’est sur que je rate de la convivialité bureautique en ne déjeunant pas avec mes collègues … mais j’aime bien la journée continue sans interruption.

  3. Adeline Thierry dit :

    Allez c’est parti demain je pars courir a jeun et j’enquille la journée sur du liquide a base de soupe thé et eau

  4. silinn dit :

    Très intéressant article : il y a eu un documentaire sur le jeûne sur Arte et les bénéfices dans le traitement notamment du cancer ! Un côté positif également est que cela soulage le système digestif (qui consomme énormément d’énergie) et permet au corps de dépenser son énergie ailleurs (détoxifier le corps par exemple). ça explique peut-être pourquoi on n’a pas beaucoup d’appétit (ni envie de bouger) lorsqu’on est malade : cela permet au corps de consacrer tout son temps et énergie à la guérison (et pourtant on se dit qu’il est important de manger même si on n’a pas faim)… Tout comme la fièvre permet d’accélérer les mécanismes métaboliques afin de guérir au plus vite… A vrai dire, il est magnifique notre corps 😉

  5. Antoine dit :

    Une jeûne long peut à priori être bénéfique aussi, mais évidemment il doit être suivi médicalement. Voir cette vidéo intéressante : http://www.youtube.com/watch?v=epJsYxK-hPU

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